Jean-François Oeben

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Le bureau à cylindre de Louis XV, plus célèbre réalisation de Jean-François Oëben

Jean-François Oëben, Johann Franz Oeben, était un ébéniste de renom. Né à Aix-la-Chapelle le 9 octobre 1721, il vécut principalement à Paris où il mourut le 21 janvier 1763.

On ne connaît rien sur la vie de Jean-François Oëben avant son entrée en apprentissage en 1751 dans l'atelier d'André-Charles Boulle, si ce n'est son arrivée dans les années 1740 à Paris et son mariage en 1749 avec Françoise Marguerite, sœur de l'ébéniste Roger Vandercruse. Brillant ébéniste, il disposa de son propre atelier aux Gobelins en 1754, puis reçut en 1761 le prestigieux titre d'« ébéniste du Roy », ce qui lui valut l'obtention d'un atelier à l'Arsenal. Du fait de son logement dans des enceintes royales, il était dispensé des règles de la corporation des menuisiers ébénistes.

Secrétaire à cylindre de Jean-Francois Oëben
Secrétaire à cylindre de Jean-Francois Oëben, musée Nissim de Camondo, Paris

Jean-François Oëben était réputé pour ses petits meubles à mécanismes et ses marqueteries d'une grande finesse, ce qui l'amena à travailler pour l'élite de la cour royale, qu'il s'agisse de Madame de Pompadour, du duc de Choiseul, ou du prince de Soubise[1]. Son œuvre la plus célèbre est un secrétaire « à cylindre », le bureau du Roi Louis XV, commandé en 1760, qu'Oeben n'eut pas le loisir d'achever avant sa mort en 1763. Sa succession donna lieu à une lutte entre ses principaux élèves, Jean-François Leleu et Jean-Henri Riesener, également immigré allemand. Riesener l'emporta et, en 1769, termina le bureau[1], actuellement conservé au château de Versailles. Riesener n'ayant obtenu sa maîtrise qu'en 1768, les meubles qu'il produisit entre 1763 et 1768 portent l'estampille de JF Oeben, bien qu'ils ne soient pas de lui.

Son frère Simon, également ébéniste (maître en 1769) mais d'une moindre qualité, eut une plus longue carrière et épousa, comme Jean-François, une des sœurs de Roger Vandercruse, Marie-Marguerite. Marie-Catherine Oeben, sœur de Jean-François, épousa l'ébéniste Martin Carlin.

À Paris, un collège porte le nom de Jean-Francois Oeben. Il est situé 21 rue de Reuilly dans le 12e arrondissement.

Table mécanique attribuée de Jean-Francois Oeben
Table mécanique attribuée à Jean-François Oeben (vers 1760), musée Cognacq-Jay, Paris

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Albane Cogné, Stéphane Blond, Gilles Montègre, Les circulations internationales en Europe, 1680-1780, Atlande, 2011, p. 117

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rosemarie Stratman Döhler, Jean François Oeben, éd. Perrin, Paris, 2002, (ISBN 2859173544)
    Inclut un catalogue de toutes les pièces connues de (ou attribuées à) JF Oeben