Jean-François Oeben

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Jean-François Oëben
Bureau du Roi vue de face avec pièce.jpg

Le Bureau du roi (Versailles), œuvre la plus connue de Oeben

Naissance
Décès
Autres noms
Johann Franz Oeben
Activités
Maîtres
Élèves
Mécènes
Œuvres réputées

Jean-François Oëben, Johann Franz Oeben, était un ébéniste de renom. Né à Aix-la-Chapelle le , il vécut principalement à Paris où il mourut le .

Biographie[modifier | modifier le code]

On ne connaît rien sur la vie de Jean-François Oëben avant son entrée en apprentissage en 1751 dans l'atelier du dernier fils vivant d'André-Charles Boulle, Charles-Joseph Boulle, si ce n'est son arrivée dans les années 1740 à Paris et son mariage en 1749 avec Françoise Marguerite, sœur de l'ébéniste Roger Vandercruse. Brillant ébéniste, il collabore probablement à son arrivée en France avec Jean-Pierre Latz et dispose de son propre atelier aux Gobelins en 1754 avant d'être reçu en 1761 au prestigieux titre d'« ébéniste du Roy », ce qui lui valut l'obtention d'un atelier à l'Arsenal. Du fait de son logement dans des enceintes royales, il était dispensé des règles de la corporation des menuisiers ébénistes.

Secrétaire à cylindre de Jean-Francois Oëben
Secrétaire à cylindre de Jean-Francois Oëben, musée Nissim de Camondo, Paris

Jean-François Oëben était réputé pour ses petits meubles à mécanismes et ses marqueteries d'une grande finesse, ce qui l'amena à travailler pour l'élite de la cour royale, qu'il s'agisse de Madame de Pompadour, du duc de Choiseul, ou du prince de Soubise[1]. Son œuvre la plus célèbre est un secrétaire « à cylindre », le bureau du Roi Louis XV, commandé en 1760, qu'Oeben n'eut pas le loisir d'achever avant sa mort en 1763. Sa succession donna lieu à une lutte entre ses principaux élèves, Jean-François Leleu et Jean-Henri Riesener, également immigré allemand. Riesener l'emporta et, en 1769, termina le bureau[1], actuellement conservé au château de Versailles. Riesener n'ayant obtenu sa maîtrise qu'en 1768, les meubles qu'il produisit entre 1763 et 1768 portent l'estampille de JF Oeben, bien qu'ils ne soient pas de lui.

Son frère Simon, également ébéniste (maître en 1769), eut une plus longue carrière et épousa, comme Jean-François, une des sœurs de Roger Vandercruse, Marie-Marguerite. Le duc de Choiseul en fait son ébéniste favoris. Marie-Catherine Oeben, sœur de Jean-François, épousa l'ébéniste Martin Carlin.

À Paris, un collège porte le nom de Jean-Francois Oeben. Il est situé 21 rue de Reuilly dans le 12e arrondissement.

Principaux apports aux techniques de l'ébénisterie[modifier | modifier le code]

Table mécanique attribuée de Jean-Francois Oeben
Table mécanique attribuée à Jean-François Oeben (vers 1760), musée Cognacq-Jay, Paris

C'est à l'Arsenal qu'il met au point une typologie de meuble à mécanisme à laquelle appartient le bureau à cylindre. Il en invente deux types, le bureau à cylindre rigide et celui à cylindre souple (lorsque le cylindre est composé de lamelles de bois). C'est à cette seconde catégorie qu'appartient le Bureau du roi. Oëben met également au point des tables mécaniques. Des tables dites à la Bourgogne, qui sont utilisables comme bibliothèques, mais qui sont aussi des secrétaires à abattant. Elles contiennent des tiroirs, une table coulissante que l'on pouvait utiliser dans son lit, ou peuvent être utilisées comme un marchepied. Oëben met aussi au point des secrétaires en armoire dont la partie basse ferme en panneaux coulissants. Il réalise enfin un siège de malade pour le duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XV mort à 10 ans d'une tuberculose osseuse, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Albane Cogné, Stéphane Blond, Gilles Montègre, Les circulations internationales en Europe, 1680-1780, Atlande, 2011, p. 117

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rosemarie Stratman Döhler, Jean François Oeben, éd. Perrin, Paris, 2002, (ISBN 2859173544)
    Inclut un catalogue de toutes les pièces connues de (ou attribuées à) JF Oeben