Jean-François Bergier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bergier.

Jean-François Bergier, né à Lausanne, le 5 décembre 1931 et mort le 29 octobre 2009[1], est un historien suisse.

[modifier] Biographie

Après une licence en lettres obtenue à l'Université de Lausanne en 1954[2], il suit l'École nationale des chartes où il obtient le diplôme d'archiviste paléographe en 1957 grâce à une thèse intitulée Recherches sur les foires et le commerce international à Genève, principalement de 1480 à 1540[3].

Il est professeur d'histoire économique et d'économie sociale à l'université de Genève de 1963 à 1969[1], puis à l'École polytechnique fédérale de Zurich. Il est élu membre correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques[4] et professeur associé en histoire économique du Moyen Âge à la Sorbonne de 1976 à 1978, avant de présider l'Association internationale d'histoire économique de 1982 à 1986[5]. En plus de nombreux ouvrages sur l'histoire économique du Moyen Âge, il publie plusieurs études sur l'économie liée aux Alpes[2].

Il préside de 1997 à décembre 2001 la Commission Bergier[6], formée d'un groupe d'experts indépendants chargés de faire la lumière sur les relations controversées entre la Suisse et le Troisième Reich[7].

[modifier] Publications

  • Naissance et croissance de la Suisse industrielle, Berne, Francke, 1974 
  • Une histoire du sel, Fribourg, Office du Livre, coll. « L'histoire au quotidien », 1982 (ISBN 2130378218) 
  • Histoire économique de la Suisse, Lausanne, Payot, 1984 (ISBN 260100441X) 
  • La Suisse en 500 dates, St-Sulpice, SQP Publication, 1991 
  • Europe et les Suisses : impertinences d'un historien, Carouge, Zoé, 1996 (ISBN 2881821715) 
  • Die Schweiz in Europa : zeitgemässe Gedanken eines Historikers, Zurich ; Munich, Pendo, 1998 (ISBN 3858423335) 
  • « L'archiviste et l'historien : une vie de couple », dans Revue officielle mensuelle de l'Association des archivistes suisses, Berne, no 1, 2000, p. 5-8 .
  • « Les surprises d'un médiéviste en histoire contemporaine », dans Italia et Germania : liber amicorum Arnold Esch, Tübingen, M. Niemeyer, 2001, p. 3-10 (ISBN 3484801573) .
  • Guillaume Tell, Paris, Fayard, 2001 (1re éd. 1988), 476 p. (ISBN 2213021384) .
  • « Pour une histoire des Alpes, Moyen Âge et temps modernes », dans Le moyen âge, Bruxelles, Ashgate Variorum, vol. 108, no 2, 2002, p. 377 (ISBN 0860786536) .
  • Commission indépendante d'experts Suisse - Seconde Guerre mondiale, La Suisse, le national-socialisme et la Seconde Guerre mondiale : rapport final, Zürich, Pendo, 2002 (ISBN 3858426024) 
  • « Du plaisir d'être historien », dans Ego-histoires : écrire l'histoire en Suisse romande, Neuchâtel, Alphil, 2003, p. 121-151 (ISBN 2940235066) .
  • Pietro Boschetti, Les Suisses et les nazis : le rapport Bergier pour tous, Carouge, Zoé, 2004 (ISBN 2881825206).
    Préface de Jean-François Bergier
     

[modifier] Notes et références

  1. a et b « L'historien Jean-François Bergier est décédé », dans Swissinfo, 29 octobre 2009 [texte intégral] .
  2. a et b Lucienne Hubler, « Jean-François Bergier » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 19 mars 2009
  3. Thèses de l'école des chartes sur sorbonne.fr. Consulté le 29 octobre 2009
  4. Bibliothèque de l'École des chartes, 1996 [lire en ligne], chap. 154-2, p. 749 
  5. Myriam Meuwly, « Jean-François Bergier, historien, fils d'Anne-Marie et Charles », dans Le Temps, 8 avril 2000, p. 5 [texte intégral (page consultée le 12 décembre 2009)] .
  6. Site officiel de la Commission Bergier
  7. Vidéo: Jean-François Bergier en 1998, il revient sur l'utilité de la commission Bergier, une archive de la Télévision suisse romande


Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues