Jean-Frédéric de La Tour du Pin Gouvernet

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Jean-Frédéric de La Tour du Pin Gouvernet

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Gravure d'après un tableau de Greuze

Naissance 22 mars 1727
Grenoble
Décès 28 avril 1794
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Ministre de la Guerre
Autres activités
Officier

Jean-Frédéric de La Tour du Pin Gouvernet (1727-1794) est un homme politique de la Révolution française : lieutenant-général, député de la noblesse aux États généraux 1789, ministre de la guerre de Louis XVI. Il est exécuté le 28 avril 1794, en même temps que son frère Philippe-Antoine.

Né le 22 mars 1727 à Grenoble, il est issu d'une branche cadette de la famille de La Tour du Pin. Il est le fils de Jean de La Tour du Pin (~1660-1731), comte de Paulin et de Suzanne de La Tour (~1700-1752).

En 1753 il épouse Marie-Thérèse Billet[1] qui décède le 9 avril 1754[2].

En 1755 Il épouse en secondes noces Cécile Marguerite Séraphine de Guinot, fille du marquis de Monconseil, qui lui apporte la terre d'Ambleville. Le couple a une fille Cécile Suzanne (1756-1793) puis en 1759 un fils Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin Gouvernet.

Entré comme cornette au Régiment de Bourbon-Cavalerie en 1741, capitaine en 1744, colonel au corps des Grenadiers de France en 1749, chevalier de Saint Louis en 1757, colonel du Régiment de Guienne et brigadier des armées du Roi en 1761, il était pourvu du Régiment de Piémont et nommé Maréchal de camp en 1762. Il est lieutenant-général en 1781.

Au décès de son cousin issu de germain, Charles Frédéric de la Tour-du-Pin de Bourelon (1694-1775), il devient le chef de la famille de La Tour du Pin.

En 1787, il est nommé lieutenant-général puis commandant en chef des provinces d’Aunis, de Saintonge, de Poitou et du Bas-Angoumois, et enfin lieutenant-général des armées du Roi le 5 décembre 1787 ainsi que maréchal de camp. Le comte de La Tour du Pin fut nommé commandant des Provinces de Poitou et de Saintonge, puis il est élu député aux États généraux de 1789 le 26 mars 1789. Il représente la noblesse de la sénéchaussée de Saintes.

Il est ministre de la Guerre du 4 août 1789 au 16 novembre 1790, durant les premiers mois de la Révolution française. Il est d'ailleurs nommé le jour même de l'abolition des privilèges par l'Assemblée constituante.

Il rétablit la discipline dans l’armée et reçut les félicitations de l’Assemblée nationale. Bientôt en butte aux attaques des Jacobins, il offre sa démission au Roi qui la refuse. Il ne lui en fallait pas moins sortir du Conseil en 8 novembre 1790. Louis XVI le rappelle encore en 1792 pour faire partie du Comité de Gouvernement. Mais il était devenu suspect, il est relâché puis arrêté le 31 août suivant à Auteuil où il s’était retiré.

Il déposa en faveur de Marie-Antoinette lors de son procès devant Fouquier-Tinville qui n'apprécia pas que Jean-Frédéric l'appelât "Votre Majesté" ou "la Reine". Sa tête tombe sous la guillotine le 28 avril 1794, jour même où il fut condamné et en même temps que son frère aîné.

Ses châteaux[modifier | modifier le code]

Il était comte de Paulin, marquis de la Roche-Chalais et de Cénevières, vicomte de Calvignac, comte de Chastelard, vicomte de Tesson et d’Ambleville, baron de Cubzac, seigneur du Cubzaguais, seigneur de Formarville.


Il possedait le château de Cénevières dans le LOT dans sa famille depuis 1616. Il fut apporté en dot lors du mariage de la veuve du seigneur Antoine de GOURDON, Isabeau d'ASTORG de MONTBARTIER avec Charles de La TOUR du PIN.

Il entreprend en 1759 la démolition du château de La Roche-Chalais, compte tenu de l'abandon, du délabrement, et du coût des travaux à effectuer.

Il démolit l'ancien château du Bouilh à Saint-André-de-Cubzac, terre dont il était le seigneur, et fit construire de 1787 au 4 août 1789 un nouveau château destiné à accueillir le roi Louis XVI lors de sa visite en Guyenne, d'après les plans de l'architecte parisien Victor Louis.

Son fils Frédéric-Séraphin, qui épousa Henriette Lucy Dillon, fille d'Arthur Dillon, dirigea le 43e régiment d'infanterie de ligne, et fut ambassadeur et Pair de France. Sa femme fut célèbre pour ses "Mémoires d'une femme de cinquante ans".

Le fils de Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin, le marquis Aymar de La Tour du Pin, vendit toutes ses terres du Cubzaguais au père de Louis Henri Hubert Delisle en 1835.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Biblographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Tour du Pin - The Dictionary of pastellists before 1800
  2. Suite de la clef ou journal historique sur les matières du temps p.400