Jean-Claude Verpilleux

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Jean-Claude Verpilleux

Naissance 13 Floréal an VIII (2 mai 1798)
Rive-de-Gier
Décès 13 octobre 1875
Saint-Martin-la-Plaine
Nationalité Drapeau de la France France
Diplôme
autodidacte
Profession
Industriel
Distinctions
Conjoint
Louise Delay
Descendants
Elisabeth épouse d'Adrien De Montgolfier

Compléments

Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur en 1841 puis officier en 1874.

Jean-Claude Verpilleux, né le 13 Floréal An VIII (2 mai 1798) à Rive-de-Gier et mort le 13 octobre 1875 à Saint-Martin-la-Plaine, est un industriel et inventeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un mécanicien autodidacte[modifier | modifier le code]

Avant de s'établir à Rive-de-Gier au cours du XVIIIe siècle, les ancêtres de Jean-Claude, laboureurs ou voyturiers vivaient à Saint-Romain-en-Jarez dans le hameau qui porte encore leur nom. Son grand-père, venu travailler dans les mines, y meurt dans "étouffé dans une carrière de charbon". Son père Jean-Marie, était "crocheteur" au canal de Rive-de-Gier à Givors, il disparait épuisé par son travail à 38 ans, laissant une veuve, Jeanne Valuy et 4 enfants. Orphelin à 12 ans, Jean-Claude est devenu rouleur de bennes chez Fleurdelix, un des plus importants exploitants de charbon du secteur alors que son frère aîné, Jean-Baptiste était marqueur aux minesau Puits Saint-Mathieu au bas Reclus, aujourd'hui situé sur la commune de Lorette ; il comptait les bennes à la sortie et en estimait la contenance. Jean-claude y tenait parfois le rôle très risqué du canonier ou pénitent : il devait s'avancer le premier dans la galerie pour détecter le grisou avant l'arrivée des mineurs. Très vite il s'est distingué pour son habileté dans le montage des machine à vapeur destinées à l'assèchement des galeries. Promu mécanicien chef à seize ans, il assistait les ingénieurs anglais venus installer de nouvelles machines.

Entre 1825 et 1832, son talent pour la mécanique le fit embaucher par la "Société des Forges de Terrenoire" ou il travailla pour les ateliers de fonderie de La Voulte-sur-Rhône.

Acteur de la Révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Vers 1836 Claude Verpilleux revient à Rive-de-Gier, attiré par les activités liées à la mise en service de la ligne de chemin de fer Saint-Étienne à Lyon. Il y rencontre Louise Delay, mère de 4 enfants et veuve depuis 1830 de Pierre Baldeyrou, fabricant d'enclumes et outillages alors associé à Laurent Lacombe. Après à la dissolution de la société en 1834, Louise Delay achète avec Claude Verpilleux le 16 novembre 1836 un emplacement à Egarande de la contenue d'environ 2 348 m2[1] à Camille Bethenod propriétaire du Château de Montbressieux situé aujourd 'hui sur la commune de Saint-Joseph.

La locomotive de Verpilleux

De ces ateliers situés près de la nouvelle voie ferrée vont sortir les locomotives-tender appelées Le Gier, L' union, Le Furens et dont il construisit 9 exemplaires entre 1843 et 1854[2]. Claude Verpilleux s' interessa au problème rencontré par Marc Seguin et la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon, pour la remonte du chemin de fer entre Rive-de-Gier et Saint-Étienne. Sur cette portion de la ligne on était obligé d'utiliser les chevaux pour tirer les wagons car les locomotives étaient trop faibles. Verpilleux construisit en 1839 une locomotive spéciale dont le tender était réuni à la machine par un tuyau à genouillère. la vapeur agissant à la fois sur les roues de la locomotive et sur celle du tender, celui-ci devenait une seconde machine motrice[3]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Le domaine de la Catonnière à Saint-Martin-la-Plaine, propriété de Jean-Claude Verpilleux, gravure de la fin du XIX° siècle
Le domaine de la Catonnière à Saint-Martin-la-Plaine,propriété de Jean-Claude Verpilleux, gravure de la fin du XIX° siècle

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de vente du 16 novembre 1836 (Archives Départementales de la Loire
  2. C. Chomienne, Histoire de la ville de Rive de Gier du canton et de ses principales industries, Le livre d'histoire-lorisse, Paris, 2003,p. 201-203
  3. dépôt du brevet en 1842

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Chomienne, Histoire de la ville de Rive de Gier du canton et de ses principales industries, Le livre d'histoire-lorisse, Paris, 2003
  • Félix Lardon, Le premier chemin de fer de France , in Mémoire du Pays du Gier, Bulletin de L'ARRH.
  • Gérard-Michel Thermeau, Loire Saint-Étienne in Les Patrons du Second Empire vol. 11, Picard/Cenomane 2010
  • Gilbert Gardes, La Cité industrielle, Rive-de-Gier, Mémoire d'un patrimoine, Azossi, 2010, pages 150 (naissance), 442 (biographie), 444 (ateliers), 526 (locomotives), 613 (généalogie)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]