Jean-Claude Turcotte

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Jean-Claude Turcotte
Biographie
Naissance
Montréal (Canada)
Ordination sacerdotale par
Mgr Laurent Morin
Décès (à 78 ans)
Montréal (Canada)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Jean-Paul II
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de
Nostra Signora del Santissimo Sacramento e Santi Martiri Canadesi
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Paul Grégoire
Dernier titre ou fonction Archevêque émérite de Montréal
Archevêque de Montréal
17 mars 1990 – 20 mars 2012
Précédent Paul Grégoire Christian Lépine Suivant
Évêque titulaire de Suas
Évêque auxiliaire de Montréal
14 avril 1982 – 17 mars 1990

Blason
« Servir le Seigneur dans la Joie » (Ps 100,2)
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Claude Turcotte, né le et mort le , est un cardinal canadien, archevêque de Montréal de 1990 à 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Turcotte[1] est né 26 juin 1936 dans le quartier de Villeray[2] à Montréal au Canada. Il fait ses études classiques au Collège André-Grasset de 1947 à 1955. Il étudie ensuite au Grand séminaire et est diplômé de la faculté de théologie de l'Université de Montréal. Il est ordonné prêtre le . En 1965, il complète sa formation en obtenant un diplôme en pastorale sociale à Lille, en France.

Évêque[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé évêque titulaire (ou in partibus) de Suas et évêque auxiliaire de Montréal. Il est consacré évêque le 29 juin suivant par le cardinal Paul Grégoire.

Il a organisé la visite du pape Jean-Paul II au Canada en 1984.

Il est nommé archevêque de Montréal le , à la suite de la démission du cardinal Paul Grégoire. Il conserve cette charge jusqu'au 20 mars 2012 lorsqu'il se retire pour limite d'âge. Il est alors remplacé par Mgr Christian Lépine.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Le , le pape Jean-Paul II le fait cardinal avec le titre de cardinal-prêtre de Nostra Signora del Santissimo Sacramento e Santi Martiri Canadesi.

En 1997, il devient président de la Conférence canadienne des évêques catholiques, mandat qu'il assume jusqu'en 2000.

Il participe aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de 1997, 2000, 2002 et 2005.

En 2005, lors du décès de Jean-Paul II, il souligne son action missionnaire unique, gardant un souvenir de chaleureux contacts avec lui.

Ayant participé au conclave de 2005 qui a élu Benoît XVI, il a qualifié ceci d'« expérience humaine et spirituelle unique ». Certains nationalistes québécois avaient souhaité qu'il devienne pape, mais il ne le voulait pas pour lui-même[réf. nécessaire]. Il participe aussi au conclave de 2013 qui élit le pape François.

Il parle le français, l'anglais et un peu l'italien. Son manque de compétences en italien, ainsi que son manque d'expérience internationale, ont été évoqués comme freins à une éventuelle élection papale.

Gravement malade, le cardinal Jean-Claude Turcotte est hospitalisé à la fin de l’été 2014. Son état de santé s’étant dégradé il est admis, le 24 mars 2015, dans une unité de soins palliatifs[3]. Il meurt le 8 avril 2015[4].

Actions marquantes et prises de position[modifier | modifier le code]

Interventions dans les médias[modifier | modifier le code]

Mgr Jean-Claude Turcotte intervient régulièrement dans les médias, que ce soit dans la presse écrite, à la radio ou à la télévision.

Ainsi, il publie une chronique hebdomadaire dans le journal de Montréal depuis 1995.

Il prend souvent la parole sur radio Ville-Marie, radio religieuse et œcuménique qu'il apprécie pour sa diversité. Il intervient également sur Radio-Canada.

Il participe à des émissions télévisées comme, par exemple, à TVA avec Paul Arcand. En 2003, la veille de Noël, il préside une messe télévisée à la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde.

Présence auprès de personnalités canadiennes[modifier | modifier le code]

Il a présidé les funérailles de Maurice Richard et de Pierre Elliott Trudeau, des personnalités qu'il admirait personnellement.

En 2004, il tient l'homélie des funérailles de Claude Ryan, homme catholique et dirigeant politique québécois.

Positions par rapport aux autorités politiques[modifier | modifier le code]

Prenant la parole à l'Institut catholique de Montréal en 2001, il a rappelé l'importance de l'éducation à la foi chez les jeunes, surtout après que le gouvernement péquiste eut entrepris la déconfessionnalisation des écoles.

La ministre Sheila Copps l'a accusé de comploter avec les souverainistes lors du référendum de 1995[évasif].

En décembre 2006, Mgr Turcotte s'est prononcé en faveur d'une plus grande coopération internationale dans le cadre des instances de l'ONU.

À propos des funérailles[modifier | modifier le code]

En 1996, il autorise que les funérailles soient célébrées dans les salons funéraires et les chapelles des cimetières ; 35 % des funérailles de Montréalais ne sont pas célébrées à l'église.

À propos du sacrement de la réconciliation[modifier | modifier le code]

En 2000, l'archevêque a ordonné que l'absolution collective ne soit plus donnée pendant le temps de Pâques et le temps de l'Avent.

Concernant la crise des vocations[modifier | modifier le code]

Son cardinalat est marqué par une crise des vocations tout comme dans l'ensemble du monde occidental.

Il s'inquiète de l'âge moyen des prêtres de son diocèse qui atteint 67 ans.

Pour accompagner cet état de fait, il souhaite revaloriser le diaconat et encourage la fusion de paroisses.

Attention aux plus pauvres et aux malades[modifier | modifier le code]

Le cardinal a appuyé la Maison du Père, qui aide les itinérants et les pauvres de Montréal.

Il encourage la pastorale en milieu hospitalier, comme celle assurée par la Fondation "Les Amis de Jeanne-Mance".

Commémorations, béatifications et canonisations sous son cardinalat[modifier | modifier le code]

En tant qu'archevêque de Montréal, il préside de nombreuses célébrations et commémorations comme le 125e anniversaire de l'arrivée de la statue Notre-Dame de Liesse à l'église du Gesù en 2002, la cérémonie de béatification de mère Gamelin toujours en 2002 ou le 300e anniversaire de la paroisse Sainte-Anne-de-Bellevue en 2003. Notons que le Cardinal a été membre de la Congrégation pour la cause des saints au Vatican, et qu'il a eu la joie d'avoir à Rome à co-présider les cérémonies de sainteté des deux premiers saints du Québec : le 9 décembre 1990 pour la nouvelle sainte Marguerite d'Youville (sous saint Jean-Paul II), ainsi que le 17 octobre 2010 pour le nouveau saint André Bessette (sous Benoît XVI). Le Cardinal Turcotte était visiblement ému et fier de l'aboutissement des causes de canonisations des deux premiers saints nés ici au Québec. Une fête de reconnaissance au stade Olympique de Montréal au retour du Vatican a rassemblée 50 000 pèlerins présents pour remercier Dieu de cette canonisation du bâtisseur et thaumaturge de l'Oratoire St-Joseph de Montréal. Et c'est à cette grande messe que le cardinal a dit : « C'est un grand saint le frère André, un très grand saint et il est de chez nous! ».

Distinction[modifier | modifier le code]

Il reçoit l'ordre du mérite à l'Université de Montréal en 1996. Le 11 septembre 2008, il renonce à son insigne de l'Ordre du Canada, pour cause de conflit avec le fait que le Dr. Henry Morgentaler allait recevoir l'Ordre du Canada. Le Dr. Morgentaler est l'un des grands défenseur de la liberté d'avortement des femmes[5],[6]

Citations[modifier | modifier le code]

« Le mariage est une institution naturelle qui précède toute organisation sociale, juridique et ecclésiale et toute Charte des droits. Ce n’est pas en transformant cette institution que la discrimination contre les gays et les lesbiennes cessera automatiquement. »

— Mgr Jean-Claude Turcotte, À propos du mariage gay au Canada.

« Finie, la chrétienté québécoise !
Finie, la catéchèse à l'école !
Finies les églises bondées, le dimanche !
Finies, les paroisses animées par trois, quatre ou cinq prêtres !
Fini, ce temps où la parole de l'Église et de ses ministres faisait loi ! »

— Mgr Jean-Claude Turcotte, Discours aux séminaristes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En mars 1997, il préface un livre intitulé L'essentiel de la foi catholique aux éditions du cerf.

Succession apostolique[modifier | modifier le code]

Succession apostolique
Bishopcoa.png
Consécrateur : Paul Grégoire
Premier coconsécrateur principal : Adrien André Maria Cimichella
Second coconsécrateur principal : Leonard James Crowley
Date de la consécration : 29 juin 1982
Consécrateur de
Évêque Date de la consécration
Vital Massé
Neil E. Willard
André Rivest
Anthony Mancini
Louis Dicaire
Luc Cyr 17 juin 2001
Émilius Goulet
André Gazaille
Lionel Gendron
Thomas Dowd
Christian Lépine
Coconsécrateur principal de
Évêque Date de la consécration
Guido Plante

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]