Jean-Claude Turcotte

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Jean-Claude Turcotte
Biographie
Naissance 26 juin 1936
à Montréal (Canada)
Ordination sacerdotale 24 mai 1959 par
Mgr Laurent Morin
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
26 novembre 1994 par le
pape Jean-Paul II
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de
Nostra Signora del Santissimo Sacramento e Santi Martiri Canadesi
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 29 juin 1982 par le
card. Paul Grégoire
Dernier titre ou fonction Archevêque émérite de Montréal
Archevêque de Montréal
17 mars 1990 – 20 mars 2012
Précédent Paul Grégoire Christian Lépine Suivant
Évêque titulaire de Suas
Évêque auxiliaire de Montréal
14 avril 1982 – 17 mars 1990

Blason
« Servir le Seigneur dans la Joie » (Ps 100,2)
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Claude Turcotte, né le 26 juin 1936, est un cardinal canadien, archevêque émérite de Montréal depuis le 20 mars 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il fait ses études classiques au Collège André-Grasset de 1947 à 1955.

Il étudie ensuite au Grand séminaire et est diplômé de la faculté de théologie de l'Université de Montréal.

Il est ordonné prêtre le 24 mai 1959.

En 1965, il complète sa formation en obtenant un diplôme en pastorale sociale à Lille, en France.

Évêque[modifier | modifier le code]

Le 14 mai 1982, il est nommé évêque titulaire (ou in partibus) de Suas et évêque auxiliaire de Montréal. Il est consacré évêque le 29 juin suivant par le cardinal Paul Grégoire.

Il a organisé la visite du pape Jean-Paul II au Canada en 1984.

Il est nommé archevêque de Montréal le 17 mars 1990, à la suite de la démission du cardinal Paul Grégoire. Il conserve cette charge jusqu'au 20 mars 2012 lorsqu'il se retire pour limite d'âge. Il est alors remplacé par Mgr Christian Lépine.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Le 26 novembre 1994, le pape Jean-Paul II l'a créé cardinal avec le titre de cardinal-prêtre de Nostra Signora del Santissimo Sacramento e Santi Martiri Canadesi.

En 1997, il devient président de la Conférence canadienne des évêques catholiques, mandat qu'il assume jusqu'en 2000.

Il a participé aux Journées mondiales de la jeunesse JMJ de 1997, 2000, 2002 et 2005.

En 2005, lors du décès de Jean-Paul II, il souligne son action missionnaire unique, gardant un souvenir de chaleureux contacts avec lui.

Ayant participé au conclave de 2005 qui a élu Benoît XVI, il a qualifié ceci d'« expérience humaine et spirituelle unique ». Certains nationalistes québécois avaient souhaité qu'il devienne pape, mais il ne le voulait pas pour lui-même. Il participe aussi au conclave de 2013 qui élit le pape François.

Il parle le français, l'anglais et un peu l'italien. Son manque de compétences en italien, ainsi que son manque d'expérience internationale, ont été évoqués comme freins à une éventuelle élection papale.

Actions marquantes et prises de position[modifier | modifier le code]

Interventions dans les médias[modifier | modifier le code]

Mgr Jean-Claude Turcotte intervient régulièrement dans les médias, que ce soit dans la presse écrite, à la radio ou à la télévision.

Ainsi, il publie une chronique hebdomadaire dans le journal de Montréal depuis 1995.

Il prend souvent la parole sur radio Ville-Marie, radio religieuse et œcuménique qu'il apprécie pour sa diversité. Il intervient également sur Radio-Canada.

Il participe à des émissions télévisées comme, par exemple, à TVA avec Paul Arcand. En 2003, la veille de Noël, il préside une messe télévisée à la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde.

Présence auprès de personnalités canadiennes[modifier | modifier le code]

Il a présidé les funérailles de Maurice Richard et de Pierre Elliott Trudeau, des personnalités qu'il admirait personnellement.

En 2004, il tient l'homélie des funérailles de Claude Ryan, homme catholique et dirigeant politique québécois.

Positions par rapport aux autorités politiques[modifier | modifier le code]

Prenant la parole à l'Institut catholique de Montréal en 2001, il a rappelé l'importance de l'éducation à la foi chez les jeunes, surtout après que le gouvernement péquiste eut entrepris la déconfessionnalisation des écoles.

Fait curieux, la ministre Sheila Copps l'a accusé de comploter avec les souverainistes lors du référendum de 1995.

En décembre 2006, Mgr Turcotte s'est prononcé en faveur d'une plus grande coopération internationale dans le cadre des instances de l'ONU.

À propos des funérailles[modifier | modifier le code]

En 1996, il autorise que les funérailles soient célébrées dans les salons funéraires et les chapelles des cimetières ; 35 % des funérailles de Montréalais ne sont pas célébrées à l'église.

À propos du sacrement de la réconciliation[modifier | modifier le code]

En 2000, l'archevêque a ordonné que l'absolution collective ne soit plus donnée pendant le temps de Pâques et le temps de l'Avent.

Concernant la crise des vocations[modifier | modifier le code]

Son cardinalat est marqué par une crise des vocations tout comme dans l'ensemble du monde occidental.

Il s'inquiète de l'âge moyen des prêtres de son diocèse qui atteint 67 ans.

Pour accompagner cet état de fait, il souhaite revaloriser le diaconat et encourage la fusion de paroisses.

Attention aux plus pauvres et aux malades[modifier | modifier le code]

Le cardinal a appuyé la Maison du Père, qui aide les itinérants et les pauvres de Montréal.

Il encourage la pastorale en milieu hospitalier, comme celle assurée par la Fondation "Les Amis de Jeanne-Mance".

Commémoration[modifier | modifier le code]

En tant qu'archevêque de Montréal, il préside de nombreuses célébrations et commémoration comme le 125e anniversaire de l'arrivée de la statue Notre-Dame de Liesse à l'église du Gesù en 2002, la cérémonie de béatification de Mère Gamelin toujours en 2002 ou le 300e anniversaire de la paroisse Sainte-Anne-de-Bellevue en 2003.

Distinction[modifier | modifier le code]

Il reçoit l'ordre du mérite à l'Université de Montréal en 1996. Le 11 septembre 2008, il renonce à son insigne de l'Ordre du Canada, pour cause de conflit avec le fait que le Dr. Henry Morgentaler allait recevoir l'Ordre du Canada. Le Dr. Morgentaler est l'un des grands défenseur de la liberté d'avortement des femmes[1],[2]

Citations[modifier | modifier le code]

«Le mariage est une institution naturelle qui précède toute organisation sociale, juridique et ecclésiale et toute Charte des droits. Ce n’est pas en transformant cette institution que la discrimination contre les gais et les lesbiennes cessera automatiquement.»

(À propos du mariage gai au Canada)


«Finie, la chrétienté québécoise !
Finie, la catéchèse à l'école !
Finies les églises bondées, le dimanche !
Finies, les paroisses animées par trois, quatre ou cinq prêtres !
Fini, ce temps où la parole de l'Église et de ses ministres faisait loi !»

(Discours aux séminaristes)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En mars 1997, il préface un livre intitulé L'essentiel de la foi catholique aux éditions du cerf.

Succession apostolique[modifier | modifier le code]

Succession apostolique
Bishopcoa.png
Consécrateur : Paul Grégoire
Premier coconsécrateur principal : Adrien André Maria Cimichella
Second coconsécrateur principal : Leonard James Crowley
Date de la consécration : 29 juin 1982
Consécrateur de
Évêque Date de la consécration
Vital Massé 8 décembre 1993
Neil E. Willard 15 août 1995
André Rivest 15 août 1995
Anthony Mancini 25 mars 1999
Louis Dicaire 25 mars 1999
Luc Cyr 17 juin 2001
Émilius Goulet 16 septembre 2001
André Gazaille 25 mars 2006
Lionel Gendron 25 mars 2006
Thomas Dowd 10 septembre 2011
Christian Lépine 10 septembre 2011
Coconsécrateur principal de
Évêque Date de la consécration
Guido Plante 2 février 2005

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]