Jean-Claude Richard de Saint-Non
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Saint-Non
Portrait par Fragonard vers 1775.
| Nom de naissance | Jean-Claude Richard |
|---|---|
| Naissance | Paris 1727 |
| Décès | 25 novembre 1791 Paris |
| Nationalité | |
| Activité(s) | graveur, dessinateur et amateur d’art |
Jean-Claude Richard de Saint-Non, né en 1727 à Paris où il est mort le 25 novembre 1791, est un graveur, dessinateur et amateur d’art français.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Fils de Jean-Pierre Richard, receveur général et payeur des rentes de l’hôtel de ville de Paris et de Marie-Anne, fille du peintre Louis de Boullogne, Saint-Non fut destiné, comme cadet de sa famille, à l’Église, mais il ne prit que le sous-diaconat et, en 1749, il acheta une charge de conseiller clerc au parlement de Paris.
Les querelles suscitées par la bulle Unigenitus et l’affaire des billets de confession (1752-1757) ayant amené l’exil du Parlement, il partagea le sort de cent quatre-vingts de ses collègues, et se retira à Poitiers. On a une petite estampe de lui datée de cette ville en 1756. Après la réconciliation du roi et du parlement, voulant se livrer entièrement à ses gouts artistiques, il vendit sa charge, et obtint en commende l’abbaye de Poultières, au diocèse de Langres en 1759. L'abbé Saint-Non alla passer quelques mois en Angleterre, et se rendit ensuite en Italie, où il se lia étroitement avec Fragonard et Hubert Robert dont il devint le protecteur et principal commanditaire[1]. Il fit avec eux le voyage de Sicile et de Naples et, à son retour, il entreprit d’en publier la relation (Voyage pittoresque de Naples et de Sicile, Paris, 1781-1786, 5 vol. in-fol.), et l’accompagna de 542 planches et vignettes, gravées par les meilleurs artistes du temps d’après ses propres dessins, ceux de Claude-Louis Châtelet, talentueux peintre que Marie-Antoinette affectionnait particulièrement, et ceux de ses compagnons de voyage ; car il en exécuta un grand nombre, soit à l’eau-forte, soit au lavis par un procédé de son invention, et qui diffère de celui de Le Prince.
Une semblable publication, ne s’adressant qu’à un nombre très restreint de riches amateurs, était au-dessus des forces d’un simple particulier. Elle fut ruineuse pour Saint-Non, absorbant non seulement sa propre fortune, mais aussi celle d’un de ses frères. Il n’en remplit pas moins sa tâche jusqu’au bout, ne conservant pour ressource que les revenus de son abbaye, évalués à 7 000 livres. Cependant, aux premiers jours de la Révolution, il n’hésita pas à en offrir la moitié à la nation.
Saint-Non était lié avec les principaux philosophes et écrivains de son temps, il faisait partie de cette société de lettrés qui répandait et défendait les idées nouvelles et préparait la Révolution. Il fréquentait assidûment le salon de Franklin à Passy et, lorsqu’il partit pour l’Italie, Rousseau le recommanda tout particulièrement son ami, le pasteur Vernes, et d'Alembert à Voltaire.
Saint-Non a encore gravé un certain nombre de pièces dont les principales sont : une suite de huit Vues du moulin Joli ; un Recueil de griffants, grand in-fol. de 294 pi. ; deux eaux-fortes originales : la Visite à la malade et Le Concert, et un grand nombre d’estampes d’après Boucher, Robert, Fragonard, Wille, Le Prince, Berghem, et ses propres dessins.
Saint-Non avait été admis, sous le titre d’honoraire associé libre, dans l’Académie de peinture le 6 décembre 1777.
Notes et références[modifier]
Voir aussi[modifier]
Sources[modifier]
- Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, t. 7, Paris, Firmin-Didot, 1857, p. 13-4.
Liens externes[modifier]
- Richard de Saint-Non dans la base joconde.