Jean-Claude Bonnal

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Jean-Claude Bonnal
Information
Nom de naissance Jean-Claude Bonnal
Surnom Le chinois
Naissance 4 février 1953 (61 ans)
à Saïgon en Indochine française
Condamnation 1er février 2006
Sentence Réclusion criminelle à perpétuité
Meurtrier
Victimes 6
Période 24 novembre 1998 - 16 octobre 2001
Pays Drapeau de la France France
Régions Île-de-France
Ville Paris, Athis-Mons, Le Plessis-Trévise
Arrestation 19 octobre 2001

Jean-Claude Bonnal né le 4 février 1953 à Saïgon, est un criminel français, d'origine vietnamienne, surnommé « le Chinois », reconnu coupable de six meurtres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 4 février 1953 à Saïgon, Jean-Claude Bonnal est rapatrié en France trois ans plus tard avec sa famille pour vivre dans un bidonville en banlieue parisienne. « Second couteau » au sein du « gang de la banlieue sud » de Paris, il commence à réaliser des braquages de banques et de bureaux de poste en 1972, ce qui lui vaut d'être condamné au total à 41 ans de prison[1].

Affaires juridiques[modifier | modifier le code]

  • Acquitté en juin 2004 dans l'affaire du braquage d'un bureau de change situé à l'entrée du grand magasin Printemps Haussmann avec son complice Mohamed Benamara, réalisé le 24 novembre 1998[1]. Le butin était de 296 000 francs. Une fois sorti du bâtiment, Jean-Claude Bonnal avait retiré sa cagoule. Émile Ferrari un garagiste témoin du braquage dans le magasin, les avait suivi et les avait interpellé dans la rue. L'un des malfaiteur lui avait alors tiré une balle dans la tête. Puis les 2 complices pris de panique tirent dans la foule pour s'enfuir. la fusillade fera dix blessés au total. Émile Ferrari survivra à sa blessure et pourra identifier les malfaiteurs.
  • Condamné dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2006 par la Cour d'assises du Val-de-Marne à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour deux affaires criminelles : une attaque du « Fontenoy », un bar-tabac d'Athis-Mons le 6 octobre 2001 au cours duquel une fillette de 9 ans « épargnée » découvre le cadavre de ses deux parents, de la femme de ménage et d'une serveuse qu'il a tués[2]. Un cambriolage raté le 16 octobre 2001 au Plessis-Trévise au cours duquel il tue deux policiers[3]. Ses traces d'ADN ont été décelées sur un gant retrouvé sur les lieux. Ces deux affaires entraînent une polémique entre policiers et magistrats car Jean-Claude Bonnal venait d'être remis en liberté conditionnelle, dans l’attente d'un autre procès, la détention provisoire ne pouvant excéder deux ans selon la nouvelle loi Guigou sur la présomption d'innocence[4].

Documentaire télévisé[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Un caïd maudit à la dérive », sur Le Parisien,‎ 21 octobre 2001
  2. Jacqueline Coignard, « Bonnal libéré : six morts et un tollé policier », Libération,‎ 7 février 2003 (lire en ligne)
  3. « Patrick LEROUX et Yves MEUNIER », sur Policiers français morts en service commandé
  4. Jacques Pradel, « Jean-Claude Bonnal, dit "le Chinois" », émission radio L'heure du crime sur RTL, le 28 février 2013