Jean-Claude Barreau

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Jean-Claude Barreau, né le 10 mai 1933 (1933-05-10) (80 ans) à Paris[1], est un essayiste français.

Sommaire

Biographie [modifier]

« Issu d'une lignée mi-juive, mi-athée »[2], d'un grand-père maternel juif ashkénaze[3] mais élevé par son grand-père paternel[4], Jean-Claude Barreau se convertit au catholicisme et devint prêtre. En profond désaccord avec les déclarations du pape Paul VI sur le mariage des prêtres et la question de la contraception, il abandonne la prêtrise pour se marier.

Sa vie oscille ensuite entre l'édition, le journalisme et la politique. Il fut conseiller de François Mitterrand sur les questions d'immigration, ainsi que de Charles Pasqua, puis président de l'Office des migrations internationales. Il fut également quelque temps (1989-1998) président du conseil d'administration de l’INED (Institut national d’études démographiques). Pour lui, la démographie contribue à faire ou défaire les civilisations. Il milite également, sans succès, pour la création d’un ministère de la population chargé de la famille et de « la régulation des flux »[5].

Après sa publication d'un essai De l’islam en général et du monde moderne en particulier, où il expose son expérience de président de l’Office des migrations internationales (OMI), de 1989 à 1992, il est démis de ses fonctions par Jean-Louis Bianco, ministre des affaires sociales, pour avoir écrit que l'islam « pousse l’enfermement de la femme plus loin qu’aucune autre civilisation » ou encore que « L'islam est la plus réactionnaire, la plus antidémocratique, la plus fermée aux droits de l'homme de toutes les religions »[6],[5].

En matière d'engagement, ses écrits se caractérisent par un souci de réveil des consciences qui rappelle parfois Georges Bernanos, Gilbert Cesbron, voire le François Mauriac du Bloc-notes. Il frise parfois aussi le pessimisme d'un Antoine Sfeir concernant l'avenir des valeurs occidentales face à la montée de l'intolérance, venant de quelque côté que ce soit, et stigmatise en particulier SOS-Racisme comme le Front National, chacune de ces deux mouvances étant accusée par lui d'entretenir les tensions en appuyant son succès sur la peur de l'autre tendance. Candidat au fauteuil de Pierre Messmer à l'Académie française le 29 septembre 2008, il se retire début novembre. (C'est Simone Veil qui sera élue)

Dans « Nos enfants et nous » (janvier 2009), il dénonce l'échec de la transmission et de l'éducation et invite les adultes à jouer un véritable rôle d'éducateur.

Dans Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Israël (avril 2010), il écrit : « Le sionisme a fini par occuper cette terre. Mais il lui est difficile d'admettre que cette occupation, violente elle aussi, ne fut pas faite, pour l'essentiel, par les descendants de ceux qui en avaient été chassés. Nous l'avons dit : la plupart des juifs d'Israel, à l'exception des Yéménites, des Irakiens et des Syriens, ne sont pas des sémites... L'ironie de l'histoire, ironie tragique, c'est que les Palestiniens sont certainement beaucoup plus sémites que les Ashkénazes...nier la continuité ethnique entre les actuels Palestiniens et les juifs que les Romains ont dû laisser dans le pays est aussi du négationnisme ».

Citation [modifier]

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Sur l'auteur

« Plus qu'ils ne le croient, [Jean-Claude] Barreau et [Alain] Duhamel, comme diable et bon Samaritain, ont des points communs: sur l'importance du gaullisme dans la vision française de l'Europe, sur celle, majeure, des trois années à venir, ou sur la faiblesse démocratique, «déficit» pour Duhamel, “mépris du suffrage universel” pour Barreau »[7].

Essais [modifier]

Romans [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Biographie Jean-Claude Barreau sur Evene.fr
  2. Les cinq vies de Jean-Claude Barreau, L'Express, 25 avril 1996
  3. http://www.denistouret.net/textes/Barreau.html
  4. http://www.dailymotion.com/video/xofdk9_rencontre-avec-jc-barreau-1-3_news#.UPe3XBwlGxo
  5. a et b De l'Élysée à l'INED, L'Humanité, 6 avril 1993
  6. Jean-Claude barreau : limogé pour delit intellectuel : le tabou de l'islam en France, Le Soir, Jacques Cordy, jeudi 14 novembre 1991
  7. L'Express du 28 janvier 1999, Christophe Barbier.

Lien externe [modifier]