Jean-Charles Tardieu

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Bienfaisance de Napoleon 1er envers Marocwi, vieillard polonais de 117 ans qui lui est présenté, Salon de 1812, château de Versailles.

Jean-Charles Tardieu, dit Tardieu-Cochin, né le 3 septembre 1765 à Paris où il est mort le 3 avril 1830, est un peintre d’histoire, portraitiste et paysagiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-fils et fils de graveurs, Jean-Charles Tardieu est naturellement porté à s’occuper d’art. Il habite Rouen durant un certain nombre d’années et est l’élève de son parent le Charles-Nicolas Cochin, dont il s'adjoint le nom. Son père, Jacques-Nicolas Tardieu, le fait admettre dans l’atelier de Jean-Baptiste Regnault où il profite des conseils de son maître, mais ne réussit pas à obtenir le grand prix de Rome. Le second grand prix lui est toutefois décerné en 1790. Son talent le fait néanmoins remarquer et citer avec éloges la plupart de ses productions. Trois ans plus tard il débute au Salon, sans grand succès, et prend part aux huit expositions du Louvre qui eurent lieu de 1806 à 1823, mais les excellentes relations dont il dispose l’aident et il paraît avoir été pleinement employé durant les règnes de Napoléon, Louis XVIII et Charles X. Plusieurs de ses ouvrages sont achetés pour la maison de ce dernier souverain. Il réalise un grand nombre de tableaux pour le gouvernement, conservés au Luxembourg, à Versailles, Saint-Cloud, Fontainebleau et au musée de Rouen.

Jean-Charles Tardieu exerce son crayon sur des sujets classiques et poétiques pour des particuliers. On lui doit également des copies de plusieurs tableaux de Philippe de Champaigne commandées par la maison du roi. Se trouvant presque toutes dans les collections publiques, ses œuvres sont conservées, entre autres, dans la cathédrale de Rouen, et dans les musées de Rouen, Besançon, Le Havre, Versailles et Marseille. Parmi celles qui ont obtenu le plus de succès, on peut citer la Halte en Égypte, Jean Bart à la cour, la Conversion du duc de Joyeuse, Frédéric-Guillaume chez le grand Frédéric, Louis XVIII à Mittau et l’Aveugle au marché des Innocents.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Allégorie sur la naissance de S.A.R. Mgr le duc de Bordeaux, musée des beaux-arts de Rouen
  • Bienfaisance de Napoléon 1er envers Marocwi, vieillard polonais de 117 ans qui lui est présenté, 1812, château de Versailles[1]
  • Clio inspirée à la vue du buste de Louis XVIII, 1819, château de Versailles
  • Halte d’Henri IV en forêt après la bataille d’Ivry, 1802 ou 1807, musée national du château de Pau
  • Halte de l’armée française à Syène. 2 février 1799, château de Versailles
  • Henri IV devant Paris. août 1590, château de Versailles
  • Henri IV fait distribuer des vivres pendant le siège de Paris en août 1590, château Versailles
  • Jean Bart à Versailles, musée du Louvre, Paris
  • La Clémence de Louis XII en avril 1498, château de Versailles
  • La Conversion du duc de Joyeuse, 1819, musée Bossuet, meaux
  • La Justification de Suzanne, musée des Augustins, Toulouse
  • La Samaritaine, cathédrale de Rouen
  • Le Roi Louis XVIII en exil à Mittau y couronne la rosière, 1799, château de Versailles
  • Napoléon reçoit la reine de Prusse à Tilsitt. 6 juillet 1807, château de Versailles
  • Suzanne au bain, musée d'Art moderne André Malraux, Le Havre
  • Sully aux pieds d’Henri IV, musée national du château de Pau
  • Trophenius et Agamède, musée de Besançon
  • Ulysse reconnu par Euryclée, musée des beaux-arts de Marseille
  • Une Scène du marché des Innocents, musée du Louvre, Paris

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice de l'œuvre sur la base Joconde.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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