Jean-Charles Garnier d'Isle

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Jean-Charles Garnier d'Isle
Image illustrative de l'article Jean-Charles Garnier d'Isle
Portrait par Maurice Quentin de La Tour
New York, Metropolitan Museum of Art
Présentation
Naissance 1697
Décès 1755
Œuvre
Réalisations Jardins du château de Bellevue
Jardins du château de Champs-sur-Marne
Jardins du château de Crécy-Couvé
Ermitage Pompadour de Fontainebleau
Entourage familial
Famille Claude Desgots (beau-père)

Jean-Charles Garnier d'Isle est un architecte et paysagiste français né en 1697 et mort en 1755. Gendre de Claude Desgots, il fut l'un des créateurs de jardins les plus réputés sous le règne de Louis XV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Garnier d'Isle fut contrôleur général des Bâtiments, jardins et manufactures et dessinateur des Jardins du Roi. Il entra en 1724 à l'Académie royale d'architecture et devint associé libre de l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1748. Il termina sa carrière comme contrôleur des Bâtiments du Roi à Paris, fonctions dans lesquelles Jacques-Germain Soufflot prit sa suite. Il fut, entre autres, de 1747 à sa mort, directeur de la Manufacture Royale des Gobelins à la suite de Charles Le Brun, Pierre Mignard puis des Cotte père et fils[1].

Il fut l'un des créateurs de jardins les plus réputés sous le règne de Louis XV. Selon Blondel : « Mr Garnier Dille, gendre de M. Desgots, Architecte et Contrôleur des Bâtiments du Roi, se distingue aujourd'hui dans cette partie de l'Architecture ; Mr Contant, Architecte du Roi, l'entend aussi très bien. »[2]

Si la carrière de Garnier d'Isle est encore assez mal établie, on sait qu'il travailla beaucoup pour Madame de Pompadour, à l'Ermitage Pompadour de Fontainebleau[3], à Crécy-Couvé[4], au château de Bellevue qui fut considéré comme son chef-d'œuvre.

Il travaille également dans les jardins du château de Champs-sur-Marne à l'époque du duc de La Vallière, peut-être toujours pour Madame de Pompadour, locataire du château entre juillet 1757 et janvier 1759[5].

Il avait épousé la fille du paysagiste Claude Desgots (1655-1732), lui-même petit-neveu d'André Le Nôtre. Son fils, Charles-Hippolyte, fut également contrôleur des Bâtiments du roi. Leur descendance se perpétue dans les familles Mirleau de Neuville, Belle-Isle, Joybert [6] puis Duffour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de la Tapisserie de Jules Guiffrey (Mame, Tours, 1886), chapitre 9 Archives : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207171d/f421.image
  2. Jacques-François Blondel, L'Architecture française, t. 1, Paris,‎ 1752 (lire en ligne), p. 238 note b
  3. Il existe des plans portant son nom (Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, p. 234) ainsi qu'un dessin conservé au Nationalmuseum de Stockholm (collection Tessin-Hårleman, no 7720).
  4. Le duc de Luynes évoque en mai 1752 les salles et bosquets plantés à Crécy pour Mme de Pompadour par M. d'Ille (Charles Philippe d'Albert de Luynes, Mémoires du duc de Luynes sur la Cour de Louis XV : (1735-1758), t. 12, Paris, Firmin-Didot frères,‎ 1860-1865 (lire en ligne), p. 21)
  5. Voir aussi : « Titillating Tidbits About the Life and Times of Marie Antoinette: Jean Charles Garnier d'Isle: Portrait of a Well-Connected Man »
  6. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, p. 234

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Éditions Mengès, 1995 (ISBN 2856203701)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) I. Dennerlein, Die Gartenkunst der Régence un des Rokoko in Frankreich, Worms,‎ 1981