Jean-Baptiste de Caux de Blacquetot

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Jean-Baptiste de Caux de Blacquetot
Image illustrative de l'article Jean-Baptiste de Caux de Blacquetot

Naissance 24 mai 1723
Montreuil-sur-Mer
Décès 1793 (à 70 ans)
Essen (Flag of the Kingdom of Westphalia.svg Royaume de Westphalie)
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Génie
Grade Lieutenant-général
Années de service 17401791
Distinctions Chevalier de Saint-Louis

Jean-Baptiste de Caux de Blacquetot, né à Montreuil-sur-Mer le 24 mai 1723, mort en 1793, est un général du génie français Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frère de Pierre-Jean de Caux de Blacquetot[1], Jean-Baptiste de Caux de Blacquetot, reçu dans le corps du génie, en 1740, se trouva, en 1745, à la bataille de Fontenoy, puis au siège de la ville et de la citadelle de Tournai (1745).

Il fut envoyé, en 1746, au Canada, et se fit remarquer de la manière la plus avantageuse dans le cours de la campagne dite « de Chibouctou », que le gouvernement crut devoir compter aux militaires, qui l'avaient faite, pour trois campagnes de terre.

Le grade de capitaine à la suite du régiment Royal des Vaisseaux lui fut accordé, en 1749, et le roi le créa chevalier de Saint-Louis, à l'âge de 35 ans.

Il fut employé au siège de Munster pendant la campagne de 1759, et continua de servir aux armées pendant toutes les campagnes suivantes, jusqu'en 1763. Il prit part successivement aux sièges de Marbourg, de Dillenburg, de Ziegenheim, et, en 1761, à la mémorable défense de Cassel en qualité de commandant du génie : une faible garnison laissée daus cette place, alors en mauvais état de défense, força une armée de 30 000 hommes à se retirer, après trois mois de siège. Le roi récompensa la belle conduite du capitaine de Caux dans cette circonstance par le grade de lieutenant-colonel et une pension de 600 livres sur le trésor royal.

Cet officier se trouva l'année suivante à l'affaire de Grebenstein, où il rendit de nouveaux services.

Il obtint, eu 1768, le brevet de colonel, et deux ans après celui de brigadier d'infanterie. Une pension de 10 000 livres sur l'ordre de Saint-Louis lui fut accordée, en 1771.

Nommé directeur des fortifications du Hainaut et de la Champagne, en 1771, il déploya dans l'exercice de cette fonction tous les talents d'un ingénieur distingué. On le créa maréchal-de-camp, en 1780.

Il était revêtu du grade de lieutenant-général, depuis 1791, lorsqu'il fut destitué et mis hors la loi par les comités révolutionnaires, en 1793 après la chute de Valenciennes. Alors il se retira à Essen en Westphalie, où il mourut 3 mois après.

Marié, en 1767 à Versailles, avec Marie Hippolyte Thierry, il était le père du général-vicomte Louis-Victor de Caux de Blacquetot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Jean de Caux de Blacquetot (né à Hesdin, en 1720, mort en 1792), était parvenu au grade de maréchal de camp, et occupait la place de directeur des fortifications, lorsqu'il prit sa retraite en 1791.

Source[modifier | modifier le code]