Jean-Baptiste Sylvère Gaye de Martignac

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Jean-Baptiste Gaye de Martignac
Jean-Baptiste Gaye, vicomte de Martignac
Jean-Baptiste Gaye, vicomte de Martignac
Fonctions
7e chef du gouvernement français de facto[1]
et Ministre de l'intérieur

(&&&&&&&&&&&&05821 an, 7 mois et 4 jours)
Monarque Charles X
Gouvernement Martignac
Législature IVe législature
Prédécesseur Joseph de Villèle
Jacques-Joseph Corbière
Successeur Jules de Polignac
François Régis de La Bourdonnaie
Biographie
Nom de naissance Jean-Baptiste Sylvère Gaye
Date de naissance
Lieu de naissance Bordeaux, Gironde (France)
Date de décès (à 53 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité française
Parti politique Ultra-royaliste
Profession Avocat
Religion catholique
Présidents du Conseil des ministres français

Jean-Baptiste Sylvère Gaye, vicomte de Martignac, né le à Bordeaux, décédé le à Paris, fut un avocat et homme d'État français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1798 il fut secrétaire d'Emmanuel Joseph Sieyès puis, après avoir servi un temps dans l'armée, il se tourna vers la littérature, produisant plusieurs ouvrages mineurs.

Une carrière de juriste sous l'Empire[modifier | modifier le code]

Avocat de formation, il défendra en 1811 la cause d'une jeune Miramontaise, Elisabeth Milhet de Belisle-Philipeaux, au cours d'un des premiers procès en divorce puis épousera sa jeune cliente, ce qui l'amènera à vivre d'abord dans une des belles maisons de la place, avant de faire construire un hôtel particulier qui est aujourd'hui la perception de la commune de Miramont-de-Guyenne.

Sous l'Empire, il plaida avec succès en tant qu'avocat à Bordeaux.

En 1818 il devint avocat-général de la cour royale puis procureur-général à Limoges.

Une carrière politique sous la Restauration[modifier | modifier le code]

De l'extrémisme à la modération[modifier | modifier le code]

En 1821 il fut élu député de la ville de Marmande.

À la Chambre des députés, il soutint la politique de Joseph de Villèle, chef du gouvernement ultra; rapporteur de la loi sur la Presse en 1822, il fut nommé Conseiller d'État la même année.

En 1823 il accompagna le duc d'Angoulême en Espagne en qualité de commissaire civil, avant de recevoir le titre de vicomte en 1824 et d'être nommé directeur général de l’Enregistrement et des Domaines un an plus tard.

La vie et les pratiques politiques l'amenèrent à modifier graduellement ses vues ultra-royalistes pour tendre en direction de celles des Doctrinaires, et à la chute de Villèle il fut choisi par Charles X pour appliquer la nouvelle politique de compromis.

Le chef d'un gouvernement modéré[modifier | modifier le code]

Nommé le ministre de l'Intérieur, il devint, en l'absence du titre de Président du Conseil des Ministres, le véritable chef du gouvernement. Fondateur du Messager des Chambres, il fit passer un acte abolissant la censure de la presse, et persuada le Roi de signer les ordonnances du sur les Jésuites et les petits séminaires.

En juin 1828 il signe l'acte autorisant le don par la commune de Niort au département des Deux- Sèvres de l'ex-jardin des Plantes, destiné à édifier un nouvel hôtel de préfecture, par le jeune architecte niortais Pierre-Théophile Segretain (1798-1864).

Exposé à des attaques des deux extrêmes, gauche et droite, une coalition de ces groupes le défit à la Chambre en août 1829 et Charles X, qui ne crut jamais en la politique qu'il représentait, le remplaça par le prince de Polignac.

La fidélité aux principes légitimistes[modifier | modifier le code]

En mars 1830 Martignac vota avec la majorité la motion contre les célèbres ordonnances ; mais, durant la révolution qui suivit il resta fidèle à ses principes légitimistes, ainsi sa dernière apparition publique en décembre 1830 fut pour défendre Polignac à la Chambre des Pairs.

Il mourut deux ans plus tard et fut inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (39e division).

Décorations[modifier | modifier le code]

Grand-croix de la Légion d'Honneur

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Bordeaux au mois de Mars 1815 (Paris, 1830).
  • Essai historique sur les révolutions d'Espagne et l'intervention française de 1823 (Paris, 1832).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Daudet, Le Ministère de M. de Martignac, Paris, 1875
  • (en) « Jean-Baptiste Sylvère Gaye de Martignac », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne]
  • Benpît Yvert (sous la direction de) Dictionnaire des ministres, Perrin 1990, notice biographique sur Martignac, page 157.
  • Fabrice Boyer, Martignac (1778-1832), l'itinéraire politique d'un avocat bordelais Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, 2002, 470 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il n'a jamais porté le titre de président du Conseil des ministres mais, en tant que ministre de l'intérieur, peut être considéré comme chef du gouvernement.


Chronologies[modifier | modifier le code]

Précédé par Jean-Baptiste Sylvère Gaye de Martignac Suivi par
Jacques Joseph Guillaume Pierre, comte de Corbière
Ministre français de l'Intérieur
François Régis de La Bourdonnaye