Jean-Baptiste Pierre Saurine

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Jean-Baptiste Pierre Saurine est un ecclésiastique et un homme politique français, né le 10 mars 1733 à Eysus (Pyrénées-Atlantiques) et décédé le 8 mai 1813 à Strasbourg (Bas-Rhin).

[modifier] Biographie

Jean-Baptiste Pierre dit Jean-Pierre Saurine, fut ordonné prêtre par Mgr de Révol, vicaire de Sainte-Marie d'Oloron. Il devint ensuite curé d'Eysus. et franc maçon

Favorable aux idées nouvelles, il fut élu député du clergé aux États généraux le 19 juin 1789. Membre actif du club des Jacobins, il prit une grande part aux discussions sur la constitution civile du clergé. Il prêta le serment ecclésiastique et fut élu le 16 février 1791, évêque constitutionnel de Dax (Landes). Un bref du pape du 13 avril 1791 déclara cette élection nulle et la consécration sacrilège.

Le 6 septembre 1792, Saurine fut élu député des Landes à la Convention où il fit partie des modérés. Il vota contre la mort de Louis XVI, déclarant : « Je n'ai point voté comme un juge. Mes commettants ne m'ont point envoyé pour un jugement criminel, car, lors des assemblées électorales, il n'était question que d'une déchéance constitutionnelle. Je vote pour la mesure de sûreté générale, pour la détention de Louis et de sa famille jusqu'à la paix. Cette mesure paraît la seule utile, la seule convenable aux intérêts du peuple et aux circonstances. »

Son adhésion au parti des girondins le fit comprendre parmi les 73 députés exclus de l'assemblée. Incarcéré jusqu'en septembre 1794, il fut réintégré à la Convention le 18 frimaire an III et s'associa aux mesures de rigueur contre les jacobins.

Il fut réélu député des Landes au Conseil des Cinq-Cents, le 23 vendémiaire an IV.

Proche de Grégoire, Saurine fut l'un des plus actif rebâtisseur de l'Église constitutionnelle après la Terreur. Fin 1794, il constitua avec Grégoire, Royer, et Desbois le groupe des "Évêques réunis à Paris" qui se donna pour mission de régénérer l’Église de France gravement affaiblie par la campagne de déchristianisation et les démissions d’évêques et de prêtres.

Il participa aux conciles nationaux de 1797 et 1801. Il accepta le Concordat et fut nommé, en 1802, évêque de Strasbourg et le resta jusqu'à sa mort, en 1813. Il fut accusé de partialité en faveur des assermentés dans l'administration de son diocèse et dut s'en expliquer à Paris, où il sut se concilier la faveur de Napoléon.

En tant que membre de la Société de philosophie chrétienne, il fut un des rédacteurs des Annales de la religion, qui étaient souvent rédigées à son domicile, rue Pierre-Sarrazin à Paris.

Précédé par Jean-Baptiste Pierre Saurine Suivi par
Louis René Édouard de Rohan
Évêque de Strasbourg
1802-1813
Gustave Maximilien Juste de Croÿ-Solre

[modifier] Sources

  • Bernard Plongeron, L'abbé Grégoire et la République des savants, éditions du CTHS, 2001.
  • Rodney J. Dean, L'Église constitutionnelle, Napoléon et le Concordat de 1801, Paris, 2004.
  • Rodney J. Dean, L'abbé Grégoire et l'Église constitutionnelle après la Terreur 1794-1797, Paris, 2008.
  • Dictionnaire des parlementaires français (1789-1889).

[modifier] Voir aussi

Église constitutionnelle

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