Jean-Baptiste Nini

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Jean-Baptiste Nini

Nom de naissance Giovanni Battista Nini
Naissance
Urbino
Décès
Chaumont-sur-Loire
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Activités Sculpteur, graveur, médailleur
Formation Académie Clémentine de Bologne
Mécènes Jacques-Donatien Leray de Chaumont

Giovanni Battista Nini, dit Jean-Baptiste Nini, né à Urbino en mars 1717 et mort le 2 mai 1786 à Chaumont-sur-Loire, est un sculpteur, graveur et médailleur italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, peintre modeste, lui apprend les rudiments de la gravure. Nini commence à exercer cet art à Bologne tout en se formant à la sculpture à l'académie Clémentine de Bologne au début des années 1730. Il obtient un second prix de sculpture au concours du prix Marsili de 1735. Après 1740 il se rend à Madrid où il se marie et pratique la gravure décorative sur cristal. Il est arrêté en 1755 pour accusation de vol, puis d’hérésie, et reste emprisonné pendant deux ans. Il s'installe à Paris où il commence à produire avec succès ses portraits en médaillon de terre-cuite. En 1772, il s'installe à Chaumont-sur-Loire où il prend la direction de la manufacture de cristaux et de céramique utilitaire créée par Jacques-Donatien Le Ray de Chaumont. Il y travaille et continue parallèlement son œuvre de sculpteur de portrait sur médaillon jusqu'à son décès en 1786[1].

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Il réalise plus de cent dix portraits[2] en médaillon de terre-cuite qui immortalisent des personnalités contemporaines. Dans la tradition d’artistes comme Edme Bouchardon ou Jean-Antoine Houdon, ainsi que de la numismatique, Nini représente ses modèles en buste de profil.

Il sculpte notamment les portraits en médaillon de son mécène Jacques-Donatien Le Ray de Chaumont, de Louis XV, de Catherine II de Russie, de Voltaire, du comte de Caylus ou de Benjamin Franklin. Mais nombre de ses portraits fixent les traits de membres de la petite aristocratie, du clergé ou de la bourgeoisie de son entourage.

Nini est réputé pour sa virtuosité et la finesse de son exécution. Il procède par estampage. Il modèle d'abord une maquette probablement en cire dont il tire un moule en creux (qui peut être en terre-porcelaine, en soufre ou en plâtre) suivi par une bosse en plâtre, qui génère un moule en creux en terre-cuite servant à tirer l’épreuve finale en terre-cuite. Chaque étape intermédiaire est retouchée par l‘artiste. Il utilise une barbotine très raffinée pour obtenir un maximum de précision dans les détails au tirage de l‘épreuve finale[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Collections publiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Storelli, Jean-Baptiste Nini. Sa vie - son œuvre. 1717-1786, Tours, Imprimerie A. Mame & Fils, 1896 (en ligne)
  • sous la direction d’Anna Cerboni-Baiardi et Barbara Sibille, Jean-Baptiste Nini, 1717-1786. D'Urbino aux rives de la Loire. Paysages et visages européens, éditions Federico Motta, Milan, 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. André Storelli, Jean-Baptiste Nini. Sa vie - son œuvre. 1717-1786, Tours, Imprimerie A. Mame & Fils, 1896, p.7 à 14
  2. Barbara Sibille, Portraits sculptés des Lumières au romantisme, autour de Jean-Baptiste Nini (1717-1786), p.9, sur le site de la Société des amis du Musée national de Céramique de Sèvres
  3. André Storelli, Jean-Baptiste Nini. Sa vie - son œuvre. 1717-1786, Tours, Imprimerie A. Mame & Fils, 1896, p.17 à 18