Jean-Baptiste Libouban

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Jean-Baptiste Libouban en 2005

Jean-Baptiste Libouban est un membre des Communautés de l'Arche (mouvement créé par Lanza del Vasto), dont il a été le principal responsable de 1990 à 2005.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Libouban est né à Paris le 24 février 1935 dans une famille d'origine bretonne (de Plougrescant), il est le fils de Jules Libouban et de Suzanne Grelet[1]. C'est pendant ses études à Strasbourg qu'il rencontre Lanza Del Vasto puis s'engage dans la première communauté du mouvement de l'Arche à Bollène (Vaucluse), il n'a alors que 22 ans.

Appelé à effectuer son service militaire, il obtient d'être infirmier sans arme. Dans un premier temps il refuse son affectation dans une troupe de paras accusée d'avoir pratiqué la torture et passe six semaines en prison. Puis il effectue 27 mois de service dans les zouaves en Algérie[2]. Il travaille ensuite en Algérie, d'abord dans un hôpital puis dans l'enseignement.

Après s'être marié, en Algérie, Jean-Baptiste Libouban rejoint avec sa femme l'Arche en 1963. Il est l'instituteur de la classe unique de la communauté, et aussi le menuisier.

Il vit depuis de nombreuses années dans la communauté de l'Arche de La Fleyssière[3] (Joncels, département de l'Hérault), où la vie est très simple.

Actions non-violentes[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Libouban participe à plusieurs actions non-violentes : contre la fabrication de la première bombe atomique française (site de Marcoule), contre l'extension militaire du plateau du Larzac, aux côtés des Kanaks en Nouvelle-Calédonie, contre les deux guerres du Golfe, contre la guerre en Irak (jeûne à New York)[4].

Il est également un des initiateurs du mouvement des « Faucheurs volontaires »[5], dont il a appelé à la création lors du rassemblement du « Larzac 2003 »[6]. Il a participé à de nombreux fauchages et a été condamné par la cour d'appel de Toulouse le 8 novembre 2005 pour une action de destruction de parcelle de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville dans le département de la Haute-Garonne. Il s'est pourvu en Cassation contre cette décision. La cour de Cassation condamne les huit accusés, dans son arrêt de janvier 2007, à payer solidairement au total 9 000 euros à trois sociétés[7].

Jean-Baptiste Libouban a refusé un prélèvement d'ADN, ce qui lui a valu un procès au tribunal correctionnel de Montpellier, qui le condamne à une amende d'un euro le 11 mars 2008[8]. Mais la cour d'appel de Montpellier l'a relaxé le 22 octobre 2008 (ainsi que 2 autres faucheurs également poursuivis pour refus de prélèvement ADN qui avaient, eux, été relaxés par le tribunal correctionnel de Millau), et la cour de cassation a confirmé cette relaxe le 23 juin 2009.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Libouban, Les Communautés de l'Arche : "Plutôt que de prêcher, mieux valait agir", Non-violence Actualité,‎ 1990
    Article dans le numéro de janvier 1990 de la revue Non-violence Actualité.
  • Jean-Baptiste Libouban, Éthique ou manière d'agir, Alternatives non violentes,‎ 1996
    Article dans le numéro 100, automne 1996, de la revue Alternatives non violentes.
  • Jean-Baptiste Libouban, Lanza del Vasto : Éveilleur et combattant, Alternatives non violentes,‎ 2001
    Article dans le numéro 119-120, été 2001, de la revue Alternatives non violentes.
  • Jean-Baptiste Libouban, Une initiative féconde : Jeûne à la porte de l'O.N.U., Cahiers de la Réconciliation,‎ 2004
    Article dans les Cahiers de la Réconciliation, numéro 1, 2004.
  • Jean-Baptiste Libouban, Préparation corporelle à la non-violence active, Alternatives non violentes,‎ 2006
    Article dans le numéro 138, mars 2006, de la revue Alternatives non violentes.
  • Jean-Baptiste Libouban, Le Jeûne, action civique, article posté sur le site Construire un monde solidaire en avril 2006 [lire en ligne (page consultée le 19 mars 2008)]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • La guerre n'est pas la solution, elle est le problème : Le sens d'un jeûne, un film de Louis Campana, avec Jean-Baptiste Libouban et al., Association Shanti, [2003?] (Jeûne aux Nations-Unies, New York, février-mars 2003).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cour d'appel de Toulouse, arrêt du 14 avril 2005 [1].
  2. « Libouban, la non-violence dans les gènes », sur http://www.liberation.fr (consulté en 5 février 2014).
  3. Voir La Fleyssière – Communauté de l'Arche de Lanza del Vasto.
  4. Voir son article dans les Cahiers de la Réconciliation, 2004.
  5. Voir interview posté par Antoine Dufour (12 décembre 2007, durée 26 minutes 38 secondes) sur o2zone.
  6. Voir Christophe Noisette, Les faucheurs volontaires, la désobéissance civile en pratique, janvier 2006, sur Ecorev
  7. Arrêt n° 220 du 7 février 2007, Cour de cassation - Chambre criminelle [2]
  8. Article par dans Midi libre [3]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Article de Matthieu Ecoiffier, Libouban, la non-violence dans les gènes posté sur le site de José Bové le 16 juin 2006. [lire en ligne (page consultée le 19 mars 2008)]