Jean-Baptiste Lacoste

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Jean-Baptiste Lacoste était avocat à Mauriac dans le département du Cantal avant la Révolution française.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789, il est juge de paix. En 1792, il est élu député à la Convention par le département du Cantal, constamment en mission il y siégea peu. En Alsace, il crée une commission révolutionnaire qui fut présidé par Euloge Schneider. Cela lui valut une longue captivité qui finit grâce à l'amnistice du 3 brumaire an IV (25 octobre 1795).

Après le 9 thermidor, il avait pourtant fait libérer le Général Étienne de la Bruyère, emprisonné à Strasbourg pour une prétendue trahison, obtenant du Comité de Salut Public le 22 Thermidor (10 août 1794) un arrêté ainsi conçu :

« Le Comité de Salut Public arrête que La Bruyère, ci-devant Général de Division, en état d’arrestation, sera mis sur le champ en liberté. Signé au registre Carnot, Bréard, Barrère, Billaud-Varenne, Prieur, Lindet, Tallien, Thuriot, Treillard. Pour extrait : Barrère, Carnot, Treillard, Echasériaux »

Le jeune représentant lui annonça cette bonne nouvelle dans la lettre autographe ci-dessous :

« Paris, 28 Thermidor l’an 2 de la République Une et Indivisible J. B. Lacoste, Représentant du Peuple à La Bruyère

Citoyen, comme j’ai toujours reconnu en toi un vrai Républicain et approuvé, je ne t’ai jamais perdu de vue. J’ai sollicité auprès du Comité de Salut Public ta liberté ; il vient de me l’accorder par un arrêté que j’enverrai demain au Général de Division du Haut-Rhin.

Cet acte de justice est encore un des bienfaits de la chute des Tyrans. Si tu viens à Paris, tu me trouveras toujours disposé à rendre sur ton compte un témoignage analogue à ta bonne conduite et à la pureté de tes principes. Salut et Fraternité. Signé : J. B. Lacoste »

Sous le Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Il fut nommé préfet du Département des Forêts (Luxembourg).

Sous la Restauration[modifier | modifier le code]

Louis XVIII de France l'exila mais lui permit assez rapidement de rentrer en France.

Sources[modifier | modifier le code]