Jean-Baptiste Jeanin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Baptiste Jeanin
Image illustrative de l'article Jean-Baptiste Jeanin

Naissance 22 janvier 1769
Lanéria
Décès 2 mai 1830 (à 61 ans)
Saulieu (Côte d'Or)
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme infanterie
Grade Général de division
Années de service 1792
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 22e colonne.
Famille gendre du peintre Jacques-Louis David

Jean-Baptiste, baron Jeanin, né le 22 janvier 1769 à Lanéria (Jura), mort le 2 mai 1830 à Saulieu (Côte d'Or), est un général français.

Il est le gendre du peintre Jacques-Louis David.

Carrière[modifier | modifier le code]

Lieutenant en août 1792 dans le 10e bataillon de volontaires du Jura (par amalgame des ans II et IV, 170e et 69e demi-brigades d'infanterie de ligne), il fit les campagnes de 1792 à l'an III, à l'armée du Rhin, et se distingua notamment, le 22 vendémiaire an II, à la reprise des lignes de Weissembourg où, se détachant spontanément, il prit en flanc un régiment ennemi, le foudroya par un feu de mitraille, le mit en pleine déroute, et obtint le commandement provisoire de la compagnie de canonniers du bataillon.

Le 7 frimaire suivant, au combat de Brumpt, il arrêta, avec sa compagnie de canonniers, une colonne ennemie forte de 10 à 11 000 hommes, et défendit le passage du pont avec la plus grande opiniâtreté.

Nommé capitaine de canonniers dans la 170e demi-brigade de ligne de première formation, le 10 brumaire an III, et employé dans l'armée expéditionnaire d'Égypte, il combattit à la bataille des Pyramides et à celle de Chebreiss la même année, et passa capitaine titulaire à la 69e demi-brigade le 1er pluviôse an VII.

À cette époque, faisant partie de l'expédition dirigée contre la Syrie, il attaqua, dans la nuit du 17 floréal, avec deux compagnies de sa demi-brigade, un des retranchements de la place de Saint-Jean-d'Acre, l'enleva à la baïonnette, égorgeant la plus grande partie des Turcs : peu d'instants après, Jeanin fut atteint, à la région maxillaire gauche, d'un biscaïen parti d'une des chaloupes canonnières anglaises dont le feu enfilait le retranchement.

Il assista à la bataille d'Aboukir le 7 thermidor de la même année, combattit à Héliopolis avec le général Kléber, passa au commandement de la compagnie des grenadiers de la 69e demi-brigade le 1er germinal an IX, et revint en France par suite de la capitulation d'Alexandrie.

Le 10 ventôse an X, admis comme capitaine dans les chasseurs à pied de la garde des consuls depuis Garde impériale, il fut nommé chef de bataillon le 10 pluviôse an XII, reçut au camp de Boulogne, le 25 prairial suivant, la croix d'officier de la Légion d'honneur, et passa dans la ligne avec le grade de colonel du 12e régiment d'infanterie légère le 3 fructidor an XIII.

Il fit partie de la Grande Armée pendant les deux campagnes de l'an XIV (vendémiaire et frimaire), en Autriche, et celles de 1806 et 1807 en Prusse et en Pologne, et reçut un coup de mitraille, à la bataille d'Heilsberg, le 10 juin 1807.

En Espagne en 1808, il s'y distingua par une grande bravoure et fut nommé par l'Empereur commandant de la Légion d'honneur le 16 novembre, puis général de brigade, à la revue de Burgos, le 19 du même mois ; mais, cette dernière nomination n'ayant pas été expédiée, Janin continua de commander le 12e régiment en Espagne jusqu'au mois de mai 1809, époque à laquelle il revint en France pour cause de santé, réclamant son grade, qu'il obtint sur un rapport à l'Empereur.

Retourné en Espagne pendant les années 1809, 1810 et 1811, le général Janin se distingua dans différentes rencontres avec les guérillas, et fut nommé baron de l'Empire le 15 août 1811.

Rentré en France comme disponible le 24 décembre 1811, il fut appelé au commandement de la 14e brigade de la garde nationale le 11 novembre 1812, et envoyé dans les provinces illyriennes le 3 mai 1813, il vint commander une brigade de la division Marcognet, à l'armée d'Italie, au mois de juillet suivant.

Resté à la division Marcognet pendant les campagnes de 1814, le général Janin donna de nouvelles preuves de courage, et servit sous les ordres du vice-roi jusqu'au mois d'avril de la même année. Nommé chevalier de Saint-Louis par ordonnance du 13 août suivant, et mis en non-activité le 1er septembre, le roi le nomma lieutenant-général le 20 janvier 1815.

Employé au 6e corps d'observation le 23 avril, il fit la campagne des Cent-Jours à l'armée du Nord dans le 2e corps.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse Pauline David (1786-), fille de Jacques-Louis David, et postérité : Louis Charles, 2e baron Jeanin (1812-1902), préfet de Côte d'Or, qui laisse une nombreuse descendance, notamment dans les familles Bianchi, Fleury, Dugué, de Hauteclocque et Ustinov.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason famille fr Jean-Baptiste Jeanin (baron).svg
Armes du baron Jean-Baptiste Jeanin et de l'Empire

D'hermine, au lion couché d'or, soutenu d'une champagne d'azur, chargé de deux épées d'argent, passées en sautoir ; au cantons des barons militaires brochant.[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Registres de lettres patentes de collation de titres et d'armoiries et armorial PLEADE

Source[modifier | modifier le code]