Jean-Baptiste Hertel de Rouville

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Jean-Baptiste Hertel de Rouville
Jean-Baptiste Hertel de Rouville
Jean-Baptiste Hertel de Rouville

Naissance 26 octobre 1668
Trois-Rivières, Nouvelle-France
Décès 26 juin 1722 (à 50 ans)
Port-Dauphin, Nouvelle-France
Origine Nouvelle-France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Royal Standard of King Louis XIV.svg Nouvelle-France
Arme Infanterie
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Famille Jean-Baptiste-Melchior Hertel de Rouville (son petit-fils)

Jean-Baptiste Hertel de Rouville (26 octobre 1668 à Trois-Rivières, Nouvelle-France - 30 juin 1722 sur l'île du Cap-Breton) est un militaire de la Nouvelle-France[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Hertel de Rouville nait le 26 octobre 1668 à Trois-Rivières, dans une famille de militaires. Il est le troisième fils du tacticien renommé Joseph-François Hertel de la Fresnière. Très jeune, il s'engage dans les troupes de la marine et sert sous les ordres de son père. En 1687, il participe aux opérations militaires contre les tribus Sénécas dans la région de New York, sous les ordres du gouverneur de la Nouvelle-France Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville. Il fait partie des défenseurs lors de la bataille de Québec. La seigneurie de Rouville lui est octroyée au Mont Saint-Hilaire en 1694.

Il épouse Jeanne Dubois le 23 novembre 1698 à Trois-Rivières, mais elle décède le 13 mai 1700.

Hertel de Rouville dirige plusieurs raids spectaculaires contre des colonies britanniques durant la guerre de Succession d'Espagne. Son fait d'armes le plus terrible est le raid et le massacre qui détruisent Deerfield, au Massachusetts, en 1704, dans lequel le lieutenant Hertel de Rouville dirige deux cents Amérindiens abenaki et iroquois et cinquante Canadiens. Prenant les habitants par surprise, il tue 54 colons et font plus de 100 prisonniers. Les prisonniers, parmi lesquels on trouvait des femmes et des enfants, sont emmenés à Québec, où ils sont adoptés par des familles mohawk catholiques à Kahnawake, près de Montréal.

Article détaillé : Raid sur Deerfield.

La même année, Hertel de Rouville est envoyé à Terre-Neuve. Il participe aux opérations militaires contre Saint-Jean et d'autres villages anglais. En 1708, il est à la tête d'un expédition dont l'objectif ambitieux était de prendre Haverhill, Massachusetts en privant l'établissement du soutien des indiens. Jusqu'à la fin de la guerre de la reine Anne, il continua à mener des opérations similaires de raid et de pillage, ce qui inspirera à un officier anglais la description suivante « un officier très courageux, mais avant tout cruel et vindicatif » (en anglais : an officer of great courage, but pre-eminently cruel and vindictive).

Il épouse en secondes noces Marie-Anne Beaudoin, fille de Gervais Beaudoin et d'Anne Aubert le 6 février 1708 à Québec.

Une fois la guerre terminée, en 1713, Hertel de Rouville est envoyé sur l'île Royale (île du Cap-Breton) pour participer au développement de la colonie française. Il choisit l'emplacement et supervise la construction de Fort Dauphin. Il devient commandant au Port-Toulouse en Acadie. En décembre 1721, il est fait chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Il décède le 26 juin 1722 à Port-Dauphin, Acadie.

Membres célèbres familiaux[modifier | modifier le code]

Son père

Joseph-François Hertel de la Fresnière.

L'un de ses enfants, le benjamin de la famille

René-Ovide Hertel de Rouville.

L'un de ses petits-fils

Jean-Baptiste-Melchior Hertel de Rouville, fils de René-Ovide Hertel de Rouville.

Notes et références[modifier | modifier le code]