Jean-Baptiste Dumonceau

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Jean-Baptiste Dumonceau
Image illustrative de l'article Jean-Baptiste Dumonceau

Surnom Le général sans tache
Naissance 7 novembre 1760
Bruxelles
Décès 29 décembre 1821 (à 61 ans)
Forest (Bruxelles)
Origine Drapeau des Pays-Bas autrichiens Pays-Bas autrichiens
Allégeance Drapeau de la France République française
Flag of the Batavian Republic.gif République batave
Drapeau du Royaume de Hollande Royaume de Hollande
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau des Pays-Bas Royaume des Pays-Bas
Arme Infanterie
Grade général de division
Années de service 17891821
Faits d'armes bataille de Bergen
Distinctions comte de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Maréchal de Hollande
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 1re colonne
Rue Dumonceau, Bruxelles

Jean-Baptiste Dumonceau de Bergendal, né le 7 novembre 1760 à Bruxelles et mort le 29 décembre 1821 à Forest (Bruxelles), est un général belge au service alternativement de la France et des Pays-Bas.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il s'est d'abord destiné à la profession d'architecte, pour laquelle il avait des dispositions marquées. Il fait ses premières armes pendant la révolution brabançonne en 1789 comme volontaire dans un bataillon de chasseurs désigné sous le nom de Canaris à cause de la couleur de son uniforme, dont il devient lieutenant colonel[1] en novembre 1789. Après l'échec de la révolution en 1790, il fuit et passe au service de la France. Il commande l'un des bataillons de la légion belge. Il est à Jemappes et devient général de brigade en 1793, après sa défense des approches de Lille contre le jeune comte de Bouillé.

Ayant participé à l'invasion des Provinces-Unies par le général Pichegru en 1795, il passe, en qualité de lieutenant-général, au service de la République batave. En 1796, il commande les troupes protégeant les provinces de Groningue, Frise et Drenthe, puis est nommé gouverneur militaire de La Haye. Lors du débarquement anglo-russe en 1799 en Hollande, il est blessé à la bataille de Bergen. En 1805, il commande le corps de troupes batave placé sous les ordres du maréchal Mortier.

Après la transformation de la République batave en royaume de Hollande confié à Louis Bonaparte en 1806, le général Dumonceau devient conseiller d'État et maréchal de Hollande. Il commande régulièrement les troupes hollandaises dans les guerres napoléoniennes. Le 30 mars 1809, il est naturalisé citoyen hollandais par Louis, avant d'être fait comte de Bergenduin le 15 avril 1810. Après l'annexion de la Hollande par la France en juillet 1810, Dumonceau est fait comte de l'Empire par Napoléon Ier le 28 janvier 1811, puis comte de Bergendal, avec l'établissement de majorat sur le département d'Ombrone, le 2 mai 1811. Ce titre fut confirmé par le roi Guillaume des Pays-Bas par décret royal le 24 mars 1820 comme comte du Monceau, mais sans le de Bergendal qui rappelait une victoire française à Bergen gagnée en grande partie grâce à lui, comme Brune le reconnaîtra[2].

Il participe à la campagne de 1813 sous les ordres du général Vandamme et assure la retraite de l'armée après la capture de Vandamme à la bataille de Kulm. Il est à son tour capturé à Dresde le 11 novembre 1813 avec le maréchal Gouvion-Saint-Cyr jusqu'à l'abdication de Napoléon en avril 1814. Il ne joue aucun rôle aux Cent-Jours, où il était le chef de corp de Mézière[3]. Il démissionne de son grade de général de division français le 4 septembre 1815. Il rentre alors à Bruxelles et devient aide de camp de Guillaume Ier. Il est élu député du Brabant-Méridional à la seconde Chambre des États généraux des Pays-Bas du 15 mars 1820 à sa mort, le 29 décembre 1821 à Forest.

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 1re et 2e colonnes.

Il était surnommé le « général sans tache » par ses soldats en raison de sa probité.

Famille[modifier | modifier le code]

Le général Dumonceau a été marié deux fois. Il a épousé en premières noces Anne-Marie Collinet à Bruxelles le 5 mai 1782. Après la mort de celle-ci le 15 juin 1795, il épouse Agnes Wilhelmina Cremers à Groningue le 22 mai 1796. Son fils Jean-François Dumonceau (1790-1884), son petit-fils Charles-Henri-Félix (1827-1918) et son arrière-petit-fils Charles-Joseph-Henri-Félix Dumonceau (1859-1952) ont été aides de camp de Guillaume III puis de Wilhelmine.

Un Comte du Monceau fut également corégent du Royaume des Pays-Bas[4].

Lors des cent jours, il était alors le chef de corps de Méizière[5].

Les descendants de Jean Baptiste Dumonceau ou Du Monceau, il signait des deux manières, sont maintenant soit Comte du Monceau de Bergendal, soit Comte Du Monceau de Bergendal et ne portent plus quasiment leur titre de Comte de Bergenduin. En général, ils sont connus comme Comte du Monceau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.canaris1790.be/fr/index.php?id=32
  2. Mémoires du Général Comte François Dumonceau ou du Monceau (l'aîné de ses fils) publiées entre 1960 et 1963 par jean puraye à Bruxelles trois tomes [1]
  3. [2]
  4. référence: Généalogie des du Monceau du général aviateur Comte Ivan georges Du Monceau de Bergendal avant la majorité de la Reine Wilhelmine. http://www.maisondesailes.be/vieillestiges/vtb_dumonceau.html
  5. http://www.nationaalarchief.nl/webviews/page.webview?eadid=NL-HaNA_2.21.056&pageid=N10093


Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]