Jean-Baptiste Decrétot

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Jean-Baptiste Decrétot, industriel français, né en 1743 à Louviers et mort en 1817.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un fabricant de draps à Louviers, il reprend la direction de la fabrique paternelle et la modernise. Il semble être l'introducteur du Cachemire en France[1] ; il en fait également des imitations à partir de laine de vigogne[2].

Lors de la réunion des États généraux de 1789, il est élu député du bailliage de Rouen. Il apparaît dans la liste au nom de Jean-Baptiste de Cretot, négociant à Louviers. Il s'intéresse principalement aux problèmes financiers et économiques : il s'oppose vigoureusement à la création des assignats, puis à l'encouragement au commerce de l'Inde qu'il juge contraire aux intérêts des manufacturiers français[3].

En 1795, sa fille épousa l'homme politique Pierre-Louis Roederer. Il propose au Directoire son soutien financier pour une opération militaire contre l'Angleterre[3]. Sous le Consulat, il fut nommé l'un des trois directeurs de la caisse d'amortissement, avec Mollien, futur ministre finances de Napoléon, et Jean Chanorier par un arrêt du 8 frimaire an VIII (29 novembre 1799)[4]. Il est fait chevalier d'Empire le 18 juin 1809[5]. Il est également chevalier de la Légion d'honneur.

Le 11 septembre 1810, Decrétot cède sa manufacture à Charles-Louis Ternaux, propriétaire de la manufacture de Sedan[5]. et neveu du puissant Baron Guillaume Louis Ternaux dit "Ternaux l'Ainé" manufacturier et inventeur des fameux "Châles de Ternaux".

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Site de la "Société d'études diverses de Louviers et de sa région" contient de nombreuses photographies et plans de la manufacture Décretot (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La manufacture Decrétot lire en ligne
  2. Charles Dupin, Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française exposés en 1834, Paris, Imprimerie royale, 1836 p. 115.
  3. a et b Biographie nouvelle des contemporains, Paris, Librairie historique, 1822, p. 267.
  4. Arrêté des consuls de la République (lire en ligne)
  5. a et b Jean Lambert-Dansette, Histoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise en France : Tome 3, Le temps des pionniers (1830-1880), des jalons d'existence, p. 469.