Jean-Baptiste Chevalt

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Jean-Baptiste Chevalt
Présentation
Naissance 5 août 1817
Luchon
Décès 27 novembre 1876 (à 59 ans)
Nationalité Drapeau de la France France
Œuvre
Réalisations Restauration des sanctuaires de Rocamadour

Jean-Baptiste Cheval surnommé Chevalt (5 août 1817 - 27 novembre 1876) est un architecte, peintre, archéologue français qui restaura de nombreux édifices religieux dans le sud de la France, notamment les sanctuaires de Rocamadour.

Activités ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

À 20 ans, Jean-Baptiste Cheval est professeur au petit séminaire de Moissac. Il entre ensuite au grand séminaire de Montauban pour devenir prêtre le 1er juin 1844[1].

En 1846, il effectue un travail remarqué de décoration à l'église de Nevèges de Labarthe.

Le 12 janvier 1847, il est nommé curé de Molières, puis le 12 janvier 1850 de Cazes-Mondenard toujours dans le Tarn-et-Garonne.

Il entre en contact avec Pierre Bonhomme le fondateur de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire pour accompagner à Gramat trois religieuses. Les sœurs de la congrégation accueillent les pèlerins, s'occupent des malades, des pauvres de l'éducation des jeunes filles de Rocamadour. L'abbé Chevalt a des problèmes d'audition suite à de nombreux problèmes ORL. L'évêque de Montauban, monseigneur Doney, l'autorise alors, le 22 juin 1856 à cesser ses fonctions paroissiales pour diriger le chantier de restaurations de Rocamadour en accord avec monseigneur Bardou, évêque de Cahors[1].

La restauration des sanctuaires de Rocamadour[modifier | modifier le code]

Édifices reconstruits à Rocamadour.

Monseigneur Bardou, évêque de Cahors avait organisé une grande loterie pour financer la restauration des sanctuaires de Rocamadour. Il avait réuni 84 624,63 francs, soit seulement le quart de la somme qu'avait estimé M. Lainé, architecte agréé par le diocèse[1].

L'abbé Chevalt fut appelé et reçut la délégation totale de l'évêque pour la direction du chantier de 1858 à 1872[1] :

  • il géra les aspects techniques : réalisation des plans, embauche des ouvriers et supervision des travaux ;
  • il s'acquitta des tâches administratives : approvisionnement en machines et matériaux, gestion de la trésorerie, achat des terrains, négociation et représentation de l'évêque en justice ;
  • il rendit compte à l'évêque pratiquement tous les mois de l'avancée des travaux et des dépenses engagées.

Il s'investit pleinement dans sa tâche, malgré des problèmes de santé. Il fit même des avances avec ses avoirs personnels lorsque l'argent venait à manquer pour le chantier. Il fut très affecté par l'hostilité de la population de Rocamadour et particulièrement par le procès perdu par l'administration du pèlerinage suite à l'éboulement du 3 février 1865. Il fit aussi une chute importante d'un échafaudage en août 1872[1].

Dès 1868, il put aussi diriger d'autres chantiers[1].

Autres chantiers[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Rocacher, Les restaurations des sanctuaires de Rocamadour, Institut catholique de Toulouse, coll. « Bulletin de littérature ecclésiastique », Toulouse, 1987, 318 p.
  • Élisabeth Sebban, Abbé Jean-Baptiste Chevalt, in Bulletin de l'Association des Amis du vieux Souillac, 2008, p. 19-26.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Jean Rocacher, Les restaurations des sanctuaires de Rocamadour, Toulouse, Institut catholique de Toulouse, coll. « Bulletin de littérature ecclésiastique »,‎ 1987, 318 p. (ISSN 0495 9396, présentation en ligne), p. 313
  2. Diocèse de Montauban, « Église Saint-Michel de Verdun-sur-Garonne », sur http://catholique-montauban.cef.fr (consulté le 25/7/2009)
  3. « Office de tourisme de Terrasson - L'église Saint-Sour », sur http://www.ot-terrasson.com (consulté le 26 novembre 2009)
  4. Office du tourisme sostranien, « Chapelle de la Congrégation du Sauveur », sur http://www.ot-lasouterraine.fr (consulté le 22 juillet 2009)
  5. « Chapelle Notre-Dame-d'Arliquet », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Calvaire (Féneyrols) », base Mérimée, ministère français de la Culture