Jean-Baptiste Antoine Champeil

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Jean-Baptiste Antoine Champeil (Paris, 18 février 1866 - Alençon, 11 octobre 1913), d'une famille de Pierrefort en Haute-Auvergne est un sculpteur français. Sculpteur académique, il réalisa plusieurs monuments commémoratifs et des sculpture à sujet allégorique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Champeil naît dans le 19e arrondissement de Paris. Il entreprend des études artistiques à l'École nationale supérieure des beaux-arts où il est l'élève de Charles Gauthier et de Jules Thomas. En 1893, il obtient une mention d'honneur au Salon des artistes français, puis en 1894, un second Prix de Rome en sculpture.

En 1896, il présente « Mucius Scaevola devant Porsenna, pose la main dans un brasier », un groupe sculpté avec lequel il obtient une médaille de bronze au Salon de Paris et un premier Prix de Rome[1], il sera d'ailleurs le premier artiste pensionnaire permanent de la Villa Médicis durant une année. Au cours de son séjour à Rome, il sculpte « La Muse exilée », exposée au Salon de Paris en 1899 et conservée aujourd'hui au musée des Beaux-Arts de Nemours.

Par la suite, il sera encore lauréat de nombreuses médailles, à l'Exposition Universelle de Paris de 1900 (médaille d'argent), au Salon de Paris en 1901, au Salon des Artistes français en 1902. En 1906, il est fait chevalier de la Légion d'honneur[2]. Il décède en 1913, âgé seulement de 47 ans.

Très attaché à la Haute-Auvergne dont sa famille était originaire, il fut membre fondateur en 1903 de La Veillée d'Auvergne et une rue d'Aurillac porte son nom.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Monument à Théophile Roussel, Avenue Denfert-Rochereau
  • Mucius Scaevola devant Porsenna, pose la main dans un brasier, 1896[3].
  • La Muse exilée, 1899[4], musée des Beaux-Arts de Nemours.
  • Le Printemps de la Vie, 1901, groupe en marbre, boulevard Gambetta à Marmande[5].
  • Monument aux enfants du Cantal, 1903, monument aux morts de la guerre de 1870 à Aurillac[6].
  • Monument à Paul-Louis-Benjamin Godard, 1904, buste en calcaire, square Lamartine (16e arrondissement de Paris)
    • Ce buste est également au théâtre national de l'Opéra-Comique. Le monument du square Lamartine comportait à l'origine deux personnages en bronze disposés contre le socle[7], ils ont disparu sans doute durant l'occupation nazie pour la récupération du métal.
  • Monument à Théophile Roussel[8], 1906, buste et groupe en calcaire, avenue Denfert-Rochereau (14e arrondissement de Paris).
  • Monument à Théophile Roussel, 1908, buste en bronze, place Roussel à Mende[9].
  • Hymne printanier, 1912, modèle en plâtre, musée des Beaux-Arts de Troyes[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]