Jean-Baptiste-Christophe Grainville

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Jean-Baptiste-Christophe Grainville, né le 15 mars 1760 à Lisieux où il est mort le 13 décembre 1805, est un poète français.

Grainville se fit recevoir avocat au barreau de Rouen, mais la fatigue que lui causait cette profession le détermina à ne l’exercer que peu de temps. Il se retira dans sa ville natale et s’y livra à des travaux littéraires et au plaisir de la chasse, pour lequel il avait un goût passionné. Il se fit surtout connaître dans les belles lettres. Il a fourni de nombreux articles au Journal encyclopédique, au Magasin encyclopédique, au Mercure, au Journal littéraire de Clément, au Courrier des Spectacles.

Il était membre des académies de Caen, de Rouen, de Bordeaux, et des Arcades de Rome. Il mourut d’une maladie de poitrine.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • le Carnaval de Paphos, poème, Paris, 1784, in-12 ;
  • Ismène et Tarsis, ou la Colère de Vénus, roman poétique, suivi de quelques pièces de vers de Métastase, traduites en prose ; Londres (Paris), 1785, in-12 ;
  • Les Étrennes du Parnasse, Paris, 1788-1789, 2 vol.
  • Les Aventures d’une jeune Sauvage, écrites par elle-même, trad, de l’italien de l’abbé Chiari ; Turin et Paris, 1789, 3 vol. in-12 ;
  • Le Panthéon, ou les dieux de la fable représentés par des figures, avec leurs explications (avec Sylvain Maréchal) ; Paris, 1790, in-8° et in-4° ;
  • La Fatalité, roman poétique; 1791, in-12 ;
    C’est une allégorie inspirée par les premiers jours de la Révolution française, et dont le théâtre est en Arcadie.
  • Le Vendangeur, poème trad. de Tansillo; 1792, in-12 ;
  • Les Hymnes de Sapho nouvellement découvertes, trad. de l’italien de don Giovanni Vincenzo Imperiale ; Paris, an V, in-12 ;
  • Le Remède d’amour, trad. du latin d’Ovide ; Paris, 1797 ;
  • La Musique, poème, trad. de l’espagnol de don Iriarte, avec des notes par Langlé, Paris, 1800, in-12 : ouvrage en cinq chants qui valut à Grainville des remerciements du Conservatoire de musique.

Il avait commencé la publication, d’après Winkelmann, d’un Choix de Monuments inédits, mais il n’en a paru que deux livraisons (1789).

Grainville a laissé en manuscrit :

  • la Chasse poème en prose, en quatre chants ;
  • une traduction de l’Araucana, poème espagnol, d’Alonso de Ercilla ;
  • L’Italie délivrée des Goths, trad. de l’italien du Trissin ;
  • Les Argonautes, poème trad. du latin de Valerius Flaccus ;
  • Les Héraclides, opéra, etc.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand Hoefer, Nouvelle biographie générale, t. 21, Paris, Firmin-Didot, 1857, p. 610-601.

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