Jean-Baptiste-Antoine Ferland

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Jean-Baptiste-Antoine Ferland, dont l'épigraphe était
Ferro lente paratur[1].

Jean-Baptiste-Antoine Ferland ou l'Abbé Ferland, fils d’Antoine Ferland, marchand, et d’Élizabeth Lebrun de Duplessis, né le 25 décembre 1805 à Montréal et décédé le 11 janvier 1865 à Québec), est un prêtre catholique, professeur et historien du Régime français[2],[3],[1]. Il est l’auteur du magistral « Cours d’histoire du Canada », aussi publié sous le titre « La France dans l’Amérique du Nord »[1], paru en deux parties, en 1861 puis 1865.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille de Jean-Baptiste-Antoine Ferland est originaire de la Vendée en Poitou. Elle s’établit à l’île d’Orléans au milieu du XVIIe siècle. Son père, Antoine, né à Saint-Pierre, de la même île, décède avant sa naissance. Sa mère est « une des filles de M. Lebrun de Duplessis, l’un des quatre avocats qui eurent le courage de demeurer à Québec, après la conquête, pour y défendre les droits des vaincus »[1].

En 1813, à l’âge de 8 ans, Jean-Baptiste-Antoine Ferland va habiter à Kingston (Haut-Canada) avec sa mère ; c’est l’abbé Rémi Gaulin, curé de Saint-Raphaël de Kingston, qui l’initie alors aux éléments du français et de l’anglais ; Gaulin le fait admettre au Collège de Nicolet[4] en 1816 où, sous la protection de Mgr Joseph-Octave Plessis, dont Ferland écrira la biographie 25 ans plus tard, il peut compléter son cours classique (1816 à 1823)[2],[5],[1],[6],[7].

Il est ordonné prêtre à l’âge de 22 ans en 1828. Dès son ordination, il est nommé vicaire à la paroisse Notre-Dame de Québec. Il exerce ensuite son ministère, de 1834 à 1841, dans les paroisses Fraserville (Rivière-du-Loup), Saint-Roch de Québec, Saint-Isidore, proche de Lévis, Sainte-Foy et Sainte-Anne-de-Beaupré.

En 1834, en compagnie de Mgr Pierre-Flavien Turgeon, il fait un voyage sur les côtes de la Gaspésie, dont il publiera le récit 25 ans plus tard. Grâce à sa maîtrise de l’anglais, on fait appel à ses services chez les minorités anglo-catholiques. Ainsi, en 1847, il se dévoue auprès des immigrants irlandais atteints du typhus à la Grosse Île[2].

Collège de Nicolet[modifier | modifier le code]

En 1841, il revient au Collège de Nicolet où, pendant neuf ans, il sera d’abord professeur de littérature, d'histoire et de philosophie, préfet des études de 1841 à 1850, directeur de 1842 à 1848 et supérieur de 1849 et 1850[3],[1].

Il quitte le collège en 1850 et retourne à Québec où il devient membre de la chancellerie épiscopale, trésorier de l'Oeuvre de la propagation de la foi et aumônier de la garnison de Québec. En 1852, il visite l’Île d’Anticosti, qui lui inspire la légende du sorcier Gamache (voir plus loin). En 1858, il visite la population catholique sur la côte du Labrador.

L’historien[modifier | modifier le code]

À partir de cette époque, Ferland consacre ses loisirs à la recherche historique.

Page-titre de « La France dans l'Amérique du Nord ».
Image tirée des collections de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

En 1853, il publie ses « Observations sur l'histoire ecclésiastique du Canada », une réfutation et une critique de l'œuvre de l'Abbé Brasseur de Bourburg ; ce livre est réimprimé en France 1854. « Il (lui) importe de réfuter les allégations de l'Abbé Brasseur de Bourbourg qui a publié à Paris, en 1852, une « Histoire du Canada » farcie d'inexactitudes et de jugements erronés. En même temps, Ferland étudie les registres de Notre-Dame de Québec et les documents ayant trait aux origines de la Nouvelle-France »[3].

L’année suivante, soit 1854, il publie ses « Notes sur les registres de Notre-Dame de Québec ». Ferland « rappelle brièvement les épisodes de la venue des Français au Canada de 1534 à l'ouverture du premier registre à Québec le vingt-quatre octobre 1621, s'intéresse aux autres colonies d'Amérique du Nord (Nouvelle-Angleterre et Nouvelle-Hollande), fait des notations utiles sur l'état socio-économique de la Nouvelle-France dans ses débuts »[8].

Cours d'histoire du Canada[modifier | modifier le code]

Sa carrière d’historien s’affirme davantage quand, le 10 juillet 1855, il est nommé professeur à la faculté des arts de l’Université Laval, dont il deviendra doyen le 18 mars 1864[1].

Il entreprend alors à ce titre une série de conférences sur l’histoire du Canada. Pour mieux étoffer sa matière, il fait un voyage de recherche à Paris, de 1956 à 1857. À son retour il donne avec succès, de 1858 à 1862, son cours public[9] d’histoire du Canada qui se voulait « une riposte aux adversaires du clergé et de la nation »[5]. Cet enseignement est le fondement de son oeuvre publiée la mieux connue, le « Cours d’histoire du Canada », dont le premier tome paraît en 1861 et le second en 1865. Au fil des années, le professeur Ferland attire à l’université « un auditoire dont il est difficile de préciser l’importance et la composition. Néanmoins, il semble que ce petit homme trapu, obèse, intelligent, enjoué, peu éloquent a attiré des foules considérables. En effet, selon Antoine Gérin-Lajoie, élève de Ferland à Nicolet, sa conférence sur les années de la Conquête fut donnée devant une assistance de 300 à 400 personnes »[2],[3].

« Durant quatre année, de 1858 à 1862, M. Ferland sut attirer au tour de sa chaire un auditoire quelque fois fort nombreux, toujours très attentif et avide de sa parole. L’affluence fut considérable surtout au moment où le professeur déroula les péripéties de ce drame qui commença par l’expulsion des malheureux Acadiens, et se termina par la mort de Montcalm. Nous pûmes compter jusqu’à trois et quatre cents auditeurs frémissant au récit de nos malheurs, mais remplis d’admiration pour les glorieuses actions de nos ancêtres », écrit C. E. Legaré, ptre, dans sa notice sur l’auteur du tome 2 datée du 13 janvier 1865[1] »

Le Cours d’histoire du Canada est « une réponse aux libéraux ainsi qu’au prêtres historiens trop bavards sur les conflits qui avaient divisé le clergé dans l’histoire nationale. (…) À part cette préoccupation centrale qui avait pour but de démontrer l’influence bienfaisante du clergé et du catholicisme sur la société coloniale, Ferland a notamment réussi, mieux que tout autre écrivain canadien-français du XIXe siècle, à décrire la civilisation amérindienne sans donner dans la discrimination de l’autochtone si courante à l’époque. Il a compris que les Amérindiens se sentaient aliénés par la présence européenne. De là, explique-t-il, leur acharnement contre l’homme blanc »[3].

« Au moment de leur publication, les cours d’histoire du Canada de Ferland se sont mérité les éloges de la critique. Ils correspondaient à l’idéologie cléricale nationaliste en voie de dominer la pensée canadienne-française. C’est durant les années 1880 que la représentation du passé construite par le clergé fait l’objet de la censure libérale. (…) Mais les attaques isolées de quelques francs-tireurs libéraux ne devaient pas mettre en péril la crédibilité de Ferland, écrit l’historien Serge Gagnon[2]. »

« Contemporain de Garneau et de Faillon, Ferland conçoit l'histoire comme un héritage national dans l'éclairage d'une inébranlable adhésion aux principes catholiques. La documentation de Ferland est plus complète que celle de Garneau qui, cependant, lui est supérieur par le jugement et l'esprit de synthèse. D'après Thomas-M. Charland[10],[11], Ferland «semble avoir fait porter tout son effort sur l'agencement du récit. Il déroule sans arrêt le fil des événements, sans s'occuper d'en articuler la marche, d'en dégager la trame. Aussi a-t-il donné l'impression d'être un annaliste plutôt qu'un historien »[12]. »

Pour l’historien Serge Gagnon, le style de Ferland se démarque de ses contemporains. Il note que chez Ferland « (…) la raison du savant l'emporte presque toujours sur la rhétorique patriotarde. Les envolées ne sont pas son fait. Dans le premier tome, il faut attendre les deux dernières pages pour retrouver le ton oratoire qu'emploie continuellement Casgrain. Les dernières lignes du second tome laissent difficilement imaginer qu'on est rendu au terme d'un ouvrage somme toute magistral : « Un certain nombre de provinciaux (…) profitèrent de ces clauses (droit d'émigrer dans les dix-huit mois), et laissèrent le pays pour retourner en France dans les années 1763 et 1764. » Combien d'autres auraient trouvé là matière à épiloguer sur le sort de la colonie ? »[13],[14],[15].

Opuscules[modifier | modifier le code]

En 1863, Ferland publie, dans Foyer canadien, des extraits de récits de voyage de son protecteur, Mgr Joseph-Octave Plessis, ainsi qu’une courte biographie de ce dernier. « À vrai dire, cette biographie ne s'éloigne jamais du panégyrique. Rédigeant ces pages en tant que Canadien et catholique, Ferland admet n'avoir fait que « poser des jalons pour indiquer la route à ceux qui entreprendront l'oeuvre patriotique d'ériger un monument littéraire à la mémoire de l'illustre prélat ». Les manuels d'histoire ont entériné l'interprétation donnée par Ferland et ont fait du premier archevêque de Québec un défenseur de l'école française qui a su s'imposer aux autorités britanniques. Mais cette interprétation est aujourd'hui remise en question», écrit l’historien Frédéric Ogé[16].

Ces « Opuscules » de Jean-Baptiste-Antoine Ferland, publiés en 1876, sont des textes parus dans Foyer canadien et Soirées canadiennes[17]. L’ouvrage compte cinq chapitres, le premier consacré à Louis-Olivier Gamache (1784-1854) et les quatre autres au Labrador. L’ouvrage « révèle en lui non seulement un conteur-né, mais surtout un naturaliste de qualité », écrit l’historien Maurice Lebel, qui ajoute « La biographie romancée de Gamache est un récit dramatique et vivant »[16].

Bibliographie et sources externes[modifier | modifier le code]

  • J.-B.-A. Ferland, La France dans l’Amérique du Nord : Le Canada sous Louis XIV et Louis XV 1663-1760, t. 2, Tours : Maison Alfred Mame & Fils ; Montréal : Granger Frères Limités. 3e édition,‎ 1929 (lire en ligne).
  • Serge Gagnon, Le Québec et ses historiens de 1840 à 1920 : La Nouvelle-France de Garneau à Groulx, Les Presses de l’Université Laval,‎ 1978, « La Nouvelle-France de l’abbé Ferland (1861-1865) ou le support idéologique de l’ascension des clercs », p. 324-348.
  • Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec des origines à 1969, Fides,‎ 1980 (lire en ligne).
  • Serge Gagnon, Dictionnaire biographique du Canada, Université Laval - University of Toronto,‎ 1980 (lire en ligne).
  • Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, Fides,‎ 1989 (lire en ligne), « Ferland, Jean-Baptiste-Antoine (1805-1865) ».
  • Ferland, Jean-Baptiste-Antoine, in Répertoire du patrimoine culturel du Québec.
  • (en) Jean-Baptiste-Antoine Ferland, in L’Encyclopédie de l’histoire du Québec/The Quebec History Encyclopedia.
  • Généalogie de Jean-Baptiste-Antoine Ferland.
  • Jean-Baptiste Ferland - À la source d’une vision historique.
  • Christian Blais, Gilles Gallichan, Frédéric Lemieux, Jocelyn Saint-Pierre, « Québec - Quatre siècles d’une capitale », Québec, Les Publications du Québec,‎ 2008, 692 p. (ISBN 978-2-551-19804-7).
  • Réginald Hamel, John Hare et Paul Wyczynski, Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, Fides,‎ 1989, 1 364 p..
  • R. P. L. Le Jeune, O.P., Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, moeurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada ; tome premier, Université d’Ottawa,‎ 1931.
  • Denys Delâge, Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, Fides,‎ 1980 (lire en ligne), « Biographie de Thomas-Marie Charland »[18].

Oeuvres de Jean-Baptiste-Antoine Ferland[modifier | modifier le code]

  • « Cours d'histoire du Canada » (Première partie, 1534-1663), Québec, Augustin Côté, éditeur-imprimeur, 1861, xii, 522 p. Ill.: Seconde partie 1663-1759, 1865, ii, 620 p.; Québec, N.S. Hardy, Libraire-éditeur, 1882, 2 vol.: vol. 1, xii, 522 p.; vol. 2, vi, 620 p.; « La France de l'Amérique du Nord », Tours, Mame, 1929, 2 vol. Illustrations et index compilé par Gérard Malchelosse; « Cours d'histoire du Canada », S.R. Publishers Limited, Johnson Reprint Corporation, Monton & Co., N.V., 1969. (Fac-similé de l'édition de 1861-1865).
    Cet ouvrage majeur de Jean-Baptiste-Antoine Ferland Ferland a aussi été publié sous le titre « La France dans l’Amérique du Nord », édition Tours : Maison Alfred Mame & fils ; Montréal : Granger frères limitée, 1929. Autres titres : « Cours d’histoire du Canada ». « Les Temps héroïque de la Nouvelle-France » : découvertes, explorations, fondations, 1497-1662. « Le Canada sous Louis XIV et Louis XV, 1663-1760 ». Les tomes 1 et 2 sont des documents au format PDF téléchargeables sur le site Web de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Notice complète : 0000181906, permalien : http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/1987043
  • « Observations sur un ouvrage intitulé Histoire du Canada » par M. l'Abbé Brasseur de Bourbourg - vicaire-général de Boston, ancien professeur d'histoire ecclésiastique au Séminaire de Québec, membre de plusieurs sociétés savantes d'Europe et d'Amérique…, Québec, Imprimerie Augustin Côté et cie, 1853, 79 p.; Paris, Charles Douniol, libraire, 1854, 94 p. Note: Paru dans le journal de Québec les 22, 25, 29 janvier et 1er février 1853.
  • « Notice biographique sur Monseigneur Joseph-Octave Plessis », évêque de Québec, Foyer canadien, 1863, p. 70-320.
  • « Notes sur les registres de Notre-Dame de Québec », Québec, éd. Imprimerie Augustin Côté et cie, 1854, 75 p. ; publié sous la direction de « Foyer canadien », 1863, 100 p.
  • « Opuscules », Québec, Imprimerie Augustin Côté et cie, 1876, 181 p. ; Montréal, Librairie Beauchemin, 1912, 140 p. « Louis-Olivier Gamache », le Foyer canadien, 1863, p. 259-274. « Le Labrador », Foyer canadien, 1863, p. 289-366. « Le Labrador ». « Notes et récits de voyage », Montréal, C.-O. Beauchemin & fils, [1917], 115 p.
  • Œuvres de Jean-Baptiste-Antoine Ferland sur le projet Gutenberg.

Fonds d’archives[modifier | modifier le code]

Fonds Jean-Baptiste-Antoine Ferland (F016), Archives du Séminaire de Nicolet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h J.-B.-A. Ferland, La France dans l’Amérique du Nord : Le Canada sous Louis XIV et Louis XV 1663-1760, t. 2, Montréal, Tours, Tours : Maison Alfred Mame & Fils ; Montréal : Granger Frères Limités. 3e édition,‎ 1929 (lire en ligne), « Notice sur l’auteur », p. V-VII
    À propos de l’épigraphe Ferro lente paratur, l’abbé C. E. Legaré, dans sa « Notice sur l’auteur » du tome 2 de l’ouvrage précité, écrit ce qui suit : « On voit sur son cachet une plume et une petite lame tranchante, avec ces mots en épigraphe : Ferro lente paratur. Cet aimable jeu de mots sur son nom de famille lui redisait la patience qu’il faut apporter à son travail, pour lui donner une perfection achetée quelque fois au prix de tant de soins, de tant de minutieuses précautions ».
  2. a, b, c, d et e Serge Gagnon, Dictionnaire biographique du Canada, Université Laval - University of Toronto,‎ 1980 (lire en ligne), « Biographie de Jean-Baptiste-Antoine Ferland »
  3. a, b, c, d et e Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, Fides, 1989 lire en ligne
  4. Aussi appelé Séminaire de Nicolet
  5. a et b Serge Gagnon, Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, Fides,‎ 1980 (lire en ligne), « Recension du « Cours d’histoire du Canada » »
  6. Dictionnaire des auteurs de langue française Hamel, Hare, Wyczynski, p. 504
  7. Dictionnaire Le Jeune, p. 620
  8. Frédéric Ogé, Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec des origines à 1969, Fides,‎ 1980 (lire en ligne), « Recension sur les « Notes sur les registres de Notre-Dame-de-Québec » »
  9. À partir de 1859, l’Université Laval offre des cours publics gratuits, donnés le soir qui, dans certains cas, permettent à des étudiants de compléter leurs études collégiales. Des cours plus élaborés sont édités par leurs professeurs ; c’est le cas de Jean-Baptiste-Antoine Ferland et de Thomas Chapais en histoire, et de l'abbé Louis-Adolphe Paquet en théologie, Au fil du temps, archives de l’Université Laval
  10. « J.-B.-A. Ferland », Montréal/Paris, Fides, 1959, 95 p. « Textes choisis et présentés par Thomas-M. Charland ». Collection «Classiques canadiens».
    Thomas-Marie Charland est père dominicain, professeur au collège dominicain de philosophie et de théologie (1926-1930; 1932-1942) à Ottawa, à l'lnstitut d'études médiévales (1942-1946) et à l'École de bibliothéconomie (1937-1962) de l'Université de Montréal, il est également archiviste (1946-1976) de la province dominicaine à Montréal. Membre de la Société canadienne d'histoire de l'Église catholique, dont il est le président (1943-1944), de la Société historique de Montréal et du Conseil de direction de l'lnstitut d'histoire de l'Amérique française, il collabore à la Revue dominicaine, à la Revue d'Histoire de l'Amérique française et à l'Encyclopédie Grolier. Il meurt à Montréal le 29 mars 1976
  11. Denys Delâge, Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, Fides,‎ 1980 (lire en ligne), « Biographie de Thomas-Marie Charland »
  12. Biographie de J.-B.-A. Ferland, commentaire de Thomas-M. Charland
  13. « Biographie d’Antoine Gérin-Lajoie », in Dictionnaire biographique du Canada, par Jean-Charles Falardeau, consulté le 27 novembre 2013
  14. Bibliothèque de l'Assemblée nationale
  15. « Le mouvement littéraire de 1860. L’école patriotique de Québec», in L’Encyclopédie de l’histoire du Québec, Histoire de la littérature canadienne-française (Québec), consulté le 27 novembre 2013
  16. a et b Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec
  17. Les revues littéraires Soirées canadiennes et Foyer canadien ont été publiées de 1860 à 1866 et avaient été fondées par ce mouvement littéraire appelé l’« École de Québec », à laquelle appartenaient, entre autres, l’abbé Ferland et Antoine Gérin-Lajoie : « Biographie d’Antoine Gérin-Lajoie », in Dictionnaire biographique du Canada, par Jean-Charles Falardeau, consulté le 28 novembre 2013
  18. Denys Delâge est un historien et sociologue québécois, Université Laval, reconnu pour ses ouvrages sur l’histoire des Amérindiens et les réseaux d’alliance franco et anglo amérindiens dans l’est de l’Amérique du Nord aux 17e et 18e siècles. Il est membre de la Société des Dix et du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones de l’Université Laval. Son ouvrage, Le Pays renversé, Amérindiens et Européens en Amérique du Nord-Est 1600-1664, Éditions du Boréal, 1985 et 1991, également paru en anglais chez UBC Press, lui a mérité de prix Lionel-Groulx du meilleur livre d’histoire (1986) et le prix John-Porter du meilleur livre canadien en sciences sociales