Jean-Armand Dieskau

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Jean-Armand Dieskau
baron de Dieskau
Tableau de Benjamin West qui montre le général Johnson épargnant la vie du baron Dieskau après la bataille du lac George.
Tableau de Benjamin West qui montre le général Johnson épargnant la vie du baron Dieskau après la bataille du lac George.

Naissance
Saxe
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Années de service 17331755
Conflits Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Faits d'armes Bataille de Fontenoy
Bataille de Rocourt
Bataille du lac George


Jean-Armand Dieskau, baron de Dieskau, né en 1701 en Saxe, mort en 1767 à Suresnes, est un officier français d'origine saxonne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière militaire à titre d'aide de camp de Maurice de Saxe, qui avait pris du service en France, où Maurice fut promu maréchal de camp en 1720. J. Armand l'accompagna dans ses victorieuses campa­gnes (1733-44). En 1744, Maurice fut promu par Louis XV maréchal de France et remporta sur les Anglais, en 1745 la victoire de Fontenoy et, en 1746, celle de Rocourt: il fut promu maréchal général et connu en 1747, de nouvelle victoires en Hollande. Le baron J. Armand Dieskau, officier d'état-major qui l'avait accompagné, fut nommé maréchal de camp et gouverneur militaire de Brest, la plus importante base navale française sur l’Atlantique[1]. Par la suite il est nommé en 1755 commandant des troupes régulières françaises et de leurs alliés indiens au Canada,il passe en Nouvelle-France avec le gouverneur Vau­dreuil et les premières troupes régulières françaises. Il combat à la Bataille du lac George; est défait et capturé à Fort Edward le 10 septembre 1755 par William Johnson[2].

Il n'est pas apprécié des alliés indiens. « À vrai dire, sa nomination ne fut pas l'une des décisions les plus inspirées de Versailles, comme la suite des événements va le prouver[3] ». Quand il fut aux mains des Anglais, il passa son temps à lancer des accusations de trahison contre les Indiens de Kahnawake, ses alliés. Ce que le général Johnson démentit, dans une lettre. Précisons que le commandant français avait ordonné à ses bataillons, soit un du Régiment de la Reine et un du Régiment de Languedoc, soit 200 hommes en lignes de bataille d'attaquer 3 000 ennemis retranchés avec quatre canons. Ces hommes périrent presque tous.

Le total des pertes Franco-indiennes est de 120 morts et 150 blessés. Du côté des Britanniques les pertes sont de 122 tués, 812 blessés et 67 hommes portés disparus et que leurs alliés, les Agniers et les Onneiouts de la Ligue ont 32 tués et 12 blessés.

Prisonnier, il fut transporté en Angleterre en 1757. Rendu à la liberté à la fin du conflit, il reçoit une pension et se retire à Suresnes, près de Paris, où il meurt des suites de ses blessures, en 1767. Après sa capture, le commandement du Canada passe, en 1756, sous les ordres de Louis-Joseph de Montcalm.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire biographique du Canada J. R. Turnbull
  2. James R. Turnbull, « Dieskau, Jean-Armand, baron de Dieskau », dans le Dictionnaire biographique du Canada en ligne, University of Toronto/Université Laval, 2000. Consulté le 11 juillet 2011.
  3. D. Peter MacLeod, Les Iroquois et la guerre de Sept Ans, VLB Éditeur, 2000 (ISBN 2-89005-713-5), p. 90.

Liens extérieurs[modifier | modifier le code]

http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/encyclopedia/Jean-ArmandbarondeDieskau.html