Jean-André Soulié

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Le père Jean André Soulié, né le 6 octobre 1858 à Saint-Juéry dans l'Aveyron et décédé en 1905 à Yaregong, est un missionnaire et botaniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fit ses études au petit séminaire de Belmont-sur-Rance puis au grand séminaire de Rodez. Le 13 septembre 1884, il entra comme diacre aux missions étrangères de Paris, il y reçut le sacerdoce le 5 juillet 1885, et partit le 7 octobre pour la mission du Thibet, actuel diocèse de Kangding.

Le missionnaire au Tibet[modifier | modifier le code]

Son premier poste est à Bathang (district de Batang tib : ‘Ba’-thang), puis il est nommé à Cha-pa. Il rencontre avec ses confrères[1] l'expédition scientifique de Gabriel Bonvalot et du prince Henri d'Orléans, en juin 1890 à Ta-tsien lou[2]. En 1891, il est nommé à Tse-kou (actuellement Yanmen), au Yunnan, village situé dans une vallée sur la rive droite du Mékong où il resta avec Jules Dubernard jusqu'en 1896[3].

Puis il est en poste à Yaregong où il devient vite populaire en soignant les malades ce qui lui permit de se faire accepter par la population. Il est fusillé le 14 avril 1905 par des Tibétains révoltés, après dix jours de tortures[4].

Le botaniste[modifier | modifier le code]

Il recueillit plus de 7 000 espèces. On lui doit entre autres fleurs, une rose tibétaine, l'espèce Rosa soulieana[5]dont il envoya des graines à Maurice de Vilmorin et au Muséum de Paris[6] et qui est étudiée par François Crépin en 1896. Nombre des spécimens du père Soulié sont étudiés par Adrien Franchet qui les définit dans ses publications.

En 1895, les premiers semis français du Buddleia de David ou arbre aux papillons sont faits dans la propriété de la famille Vilmorin à Verrières-le-Buisson. Maurice de Vilmorin avait reçu des graines du père Soulié. La plante sera largement cultivée à partir de 1916[7].

Décoration[modifier | modifier le code]

En 1904, il reçut une médaille d'argent de la Société de géographie de Paris pour avoir relevé des routes peu connues, lors de ses déplacements.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mgr Félix Biet, le P. Dejean et d'autres
  2. Gabriel Bonvalot, L'Asie inconnue: à travers le Tibet, Paris, 1896, p. 375
  3. Missions étrangères de Paris : Jean-André Soulié
  4. Missions étrangères de Paris : Un missionnaire massacré au Thibet
  5. Une rose chinoise
  6. Gilles van Grasdorff La nouvelle histoire du Tibet, page 220 édition Perrin, octobre 2006
  7. Serge Muller (coord.), Plantes invasives en France, Publications scientifiques du MNHN,‎ 2004 (réimpr. Muséum national d’Histoire naturelle), 168 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Fauconnet-Buzelin, Les Martyrs oubliés du Tibet. Chronique d'une rencontre manquée (1855-1940), éd. du Cerf, coll. Petit Cerf, Paris, 2012, 656 pages
J.Soulié est l’abréviation botanique officielle de Jean-André Soulié.
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