Jean-Émile Charon

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Jean Émile Charon, né le 25 février 1920 et mort en juin 1998, était physicien et philosophe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur de l'École supérieure de physique et de chimie, Jean Émile Charon s'est d'abord spécialisé dans la recherche nucléaire, au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Saclay. Dans les années soixante, il s'oriente définitivement vers la physique théorique fondamentale, où il cherche à prolonger les idées einsteiniennes.

Il fait ses études au collège de Cosne-sur-Loire dans la Nièvre, puis au lycée Carnot, à Paris. Il est reçu en 1941 au concours d'entrée de l'École supérieure de physique et de chimie de Paris, dont il sort avec le diplôme d'ingénieur-physicien en 1944.

Il poursuit alors à l'étranger des études plus complètes de physique théorique, notamment aux États-Unis d'Amérique où il reste jusqu'en 1951, occupant un poste d'attaché scientifique auprès de l´ambassade de France à Washington.

De retour en France en 1952 il se consacre à des recherches fondamentales de physique théorique: structure de l'univers, théories unitaires des champs physiques, modèles cosmologiques. Il entre en 1955 au Commissariat à l'énergie atomique, à Saclay.

Les recherches d'un modèle unitaire du monde matériel conduisent graduellement Jean É. Charon à se poser de plus en plus impérativement le problème fondamental de la connaissance humaine, celui des méthodologies de pensée, puis enfin le problème de l'homme lui-même dans sa totalité. Il publie à partir de 1961 à la fois des œuvres de philosophie scientifique (La connaissance de l'univers, Du temps, de l'espace et des hommes ou L'homme à sa découverte) et des ouvrages de science pure (Éléments d'une théorie unitaire de l'univers, Relativité générale, La Crise actuelle de la physique). Il se fait connaître au cours de ces années dans les milieux scientifiques internationaux par son travail sur une « théorie unitaire » de l'univers, prolongement des travaux d'Albert Einstein sur ce sujet. Il reçoit en 1961, pour ce travail, le prix Galabert international d'astronautique, puis en 1962 la médaille d'argent d´Encouragement au Progrès. Par ailleurs, son ouvrage La Connaissance de l'univers se voit décerner en 1962 le prix Nautilus, qui couronne le meilleur livre d'information scientifique de l'année.

Il est nommé en 1963 directeur du Centre international culturel d'Aigremont, puis en 1964 président de l'Association pour la Coopération de la Jeunesse mondiale. Jean Charon dit de lui-même: « Je suis sorti de ma caverne pour regarder au-dehors ; et j'ai aperçu le monde et tout particulièrement l'Homme, sous l'angle et dans la perspective qui m'étaient offerts depuis mon antre de physicien : je déclare que ce que j'ai alors vu des paysages souvent nouveaux [...] »

Depuis sa théorie de la « relativité complexe » (1977)[1], il est conférencier sur ce sujet dans plusieurs universités, notamment Stanford, Yale, Montréal et Paris, où il enseigne une nouvelle discipline scientifique, désignée comme « psychophysique », à ne pas confondre avec la psychophysique traditionnelle.

Parallèlement à ses ouvrages de physique, Jean Émile Charon a publié de nombreux ouvrages philosophiques. Il introduit la notion d'infrapsychisme : pour Charon, toute particule a deux regards, un de conscience (onde psi), un de mémoire (onde sigma). En mécanique quantique, l'onde psi (on parle plutôt de fonction d'onde, notée Ψ) permet de dire que cette particule possède telle probabilité de se trouver à tel instant en tel point précis de l'espace. Mais en mécanique quantique, elle n'admet aucune interprétation en rapport avec la conscience ou la philosophie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Physique[modifier | modifier le code]

  • Éléments d'une théorie unitaire d'Univers, Éditions René Kister, Genève, Éditions de la Grange Batelière (Paris) 1962.
  • Relativité générale, Éditions René Kister (Genève), Éditions de la Grange Batelière (Paris), 1963.
  • La Crise actuelle de la physique, Éditions René Kister (Genève), Éditions de la Grange Batelière (Paris), 1966.
  • Cours de théorie relativiste unitaire, Albin Michel (Paris), 1969.
  • Théorie unitaire: analyse numérique des équations, Albin Michel (Paris), 1974.
  • Théorie de la Relativité complexe, Albin Michel (Paris), 1977.
  • L'Esprit et la Relativité complexe, Albin Michel (Paris), 1983.
  • Les Lumières de l'Invisible, Albin Michel (Paris), 1985.

Philosophie[modifier | modifier le code]

  • la Connaissance de l'univers, Collections Microcosme "le Rayon de la science" no 11, Le Seuil, Paris, 1961.
  • Du temps, de l'espace et des hommes, Seuil, 1962.
  • L'Homme à sa découverte, Seuil, 1963.
  • De la physique à l'homme, Gonthier, 1964.
  • L'Être et le Verbe, Planète, Paris 1965.
  • Récentes découvertes sur la matière et la vie, Plon 1966.
  • Les Grandes Énigmes de l'astronomie, Planète-Denoël, 1967.
  • Pourquoi la Lune ?, Planète-Denoël, 1968.
  • Les Conceptions de l'Univers depuis 25 siècles, Hachette, Paris 1970.
  • L'Âge de l'ordinateur, Hachette, Paris 1971.
  • Treize questions pour l'homme moderne, Albin Michel, Paris 1972.
  • L'Homme et l'Univers, Albin Michel, 1974.
  • L’Esprit, cet inconnu, Albin Michel, Paris, 1977.
  • Mort, voici ta défaite, Albin Michel, Paris, 1979.
  • Le Monde éternel des Éons, Stock, Paris, 1980.
  • J'ai vécu quinze milliards d'années, Albin Michel, Paris, 1985.
  • Le Tout, l’Esprit et la Matière, Albin Michel, Paris, 1987.
  • Et le divin dans tout ça ?, Testament spirituel d'un grand physicien. Entretiens avec Erik Pigani, Paris, Albin Michel, 1998, 148 pp.

Roman (Science et Fiction)[modifier | modifier le code]

  • La Femme de la Genèse, Ed. du Rocher, Paris, 1983.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site parlant de la relativité complexe

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]