Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque

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Star Wars, épisode V :
L'Empire contre-attaque

Description de cette image, également commentée ci-après

Logo du film L'Empire contre-attaque.

Titre original Star Wars Episode V: The Empire Strikes Back
Réalisation Irvin Kershner
Scénario Adaptation :
George Lucas
Lawrence Kasdan
Histoire :
George Lucas
Acteurs principaux
Sociétés de production Lucasfilm
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-Fiction
Durée 124 minutes
127 min (édition spéciale)
Sortie 1980

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Empire contre-attaque (The Empire Strikes Back) est un film américain de science-fiction de type space opera sorti en 1980 co-écrit par George Lucas et Lawrence Kasdan et réalisé par Irvin Kershner. À partir de l'année 2000, il est exploité sous le nom Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque (Star Wars Episode V: The Empire Strikes Back).

C'est le deuxième opus de la saga Star Wars par sa date de sortie, mais le cinquième selon l'ordre chronologique de l'histoire. Il est le deuxième volet de la trilogie originale qui est constituée également des films Un nouvel espoir et Le Retour du Jedi.

L'histoire de cet épisode se déroule trois ans après les événements d’Un nouvel espoir. La guerre entre le maléfique Empire Galactique et son antagoniste, l’Alliance rebelle bat son plein. Les héros de l’Alliance, Luke Skywalker et Han Solo se séparent après la prise de la principale base rebelle par l’Empire. Luke part sur la planète Dagobah afin de suivre une formation de Jedi auprès du maître Yoda. Solo tente lui d’échapper à la chasse spatiale que lui mène Dark Vador, l’apprenti de l’empereur.

George Lucas commence l’écriture du scénario en 1977. La préproduction du film dure un an. Le tournage en lui-même se déroule de mars à , principalement aux studios d'Elstree, en Angleterre mais aussi en extérieur en Norvège. La musique du film est composée et dirigée par John Williams. Lucas profite du vingtième anniversaire du premier Star Wars pour remonter légèrement le film en 1997 en y ajoutant des effets numériques.

L'Empire contre-attaque est devenu au fil des années l'épisode le plus populaire de la saga Star Wars. Il est également un succès au box-office, rapportant plus de 538 millions de dollars à travers le monde en prenant en compte non seulement la version originale, mais aussi toutes les nouvelles éditions.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Toile de fond[modifier | modifier le code]

Vision depuis l'espace d'une planète noire avec beaucoup de points lumineux.
Vision d'artiste de la planète Coruscant.

L'univers de Star Wars se déroule dans une galaxie théâtre d'affrontements entre les Chevaliers Jedi et les Seigneurs Noirs des Sith, personnes sensibles à la Force, un champ énergétique mystérieux leur procurant des pouvoirs psychiques. Les Jedi maîtrisent le Côté Lumineux de la Force, pouvoir bénéfique et défensif, pour maintenir la paix dans la galaxie. Les Sith utilisent le Côté Obscur, pouvoir nuisible et destructeur, pour leurs usages personnels et pour dominer la galaxie[1].

Pour amener la paix, une République galactique a été fondée avec pour capitale la planète Coruscant. Mais, tout au long de son existence, elle est secouée par des sécessions et des guerres. Pour mettre fin à ceci, la République est remplacée en 19 av. BY[Note 1] par un Empire galactique autoritaire et discriminatoire. Cette nouvelle entité est dirigée par le Sith Palpatine et son apprenti Dark Vador[2].

Mais après plusieurs années, la brutalité du régime provoque l'apparition d'une opposition armée : l'Alliance rebelle. Sa première victoire se déroule en 1 av. BY, lorsque les rebelles parviennent à détruire l'arme absolue de l'Empire, la station spatiale Étoile noire[a 1]. Très contrarié par cet échec, l'empereur confie alors à son apprenti Dark Vador la tache de traquer et d'éliminer les rebelles[a 2].

Résumé[modifier | modifier le code]

Photo de maisons sous la neige.
Paysage de la planète Hoth[Note 2].

En 3 ap. BY, l'Empire galactique lance dans toute la galaxie des milliers de sondes spatiales pour débusquer les membres de l'Alliance rebelle. Ces derniers se sont réfugiés depuis plusieurs mois sur Hoth, une planète de glace, dans un complexe aménagé dans le flanc d'une montagne[3]. Alors qu'il patrouille autour de la base, Luke Skywalker, le héros rebelle qui a détruit l'Étoile noire, repère une météorite qui s'écrase non loin de sa position. Il s'agit en fait d'un droïde sonde impérial. Il prévient son ami Han Solo qu'il va inspecter le point d'impact avant de rentrer à la base. Malheureusement, en chemin, il est attaqué par une monstrueuse créature des neiges : le Wampa. Après l'avoir assommé, la bête l'emmène jusqu'à sa grotte pour le dévorer. Le jeune héros parvient cependant à se réveiller juste à temps. Il tranche le bras du monstre avec son sabre laser et s'enfuit. Mais une tempête de neige s'est levée et il se perd en tentant de regagner la base. Épuisé, il finit par s'écrouler. C'est alors qu'il voit l'esprit de son ancien mentor, le Jedi Obi-Wan Kenobi se matérialiser dans le blizzard. L'apparition fantomatique lui enjoint de se rendre dans le système Dagobah, où il pourra poursuivre son apprentissage de Jedi grâce à l'enseignement d'un ancien maître nommé Yoda[4].

Luke est bientôt secouru par Han, qui envoie un signal de détresse pour que son ami soit ramené à la base. Pendant que son compagnon se rétablit, Han débusque et détruit la sonde espionne avec l'aide de son copilote Chewbacca. Cependant, l'appareil ennemi a déjà envoyé des informations à la flotte impériale. Dark Vador ordonne alors une attaque immédiate. De leur côté, les rebelles se préparent à évacuer les lieux. Pendant que les soldats freinent l'avancée des troupes impériales, les équipes techniques s'échappent de la planète. Han Solo arrive à embarquer à temps à bord de son vaisseau, le Faucon Millenium, avec Chewbacca et la chef rebelle Leia Organa[5].

Maquette en Lego d'un vaisseau spatial gris.
Le vaisseau spatial Faucon Millenium[Note 3].

Luke, de son côté, prend place à bord de son chasseur X-Wing et se rend sur la planète Dagobah pour trouver Yoda[4]. La fuite du Faucon Millenium s'avère plus difficile car l'hyperpropulsion du vaisseau est en panne[6]. Han Solo parvient cependant à échapper aux chasseurs impériaux en se réfugiant dans un champ d’astéroïdes[7]. Malgré cela, il est dans l'impossibilité de rejoindre la flotte rebelle. Il lui faut réviser son vaisseau. Il décide donc d'effectuer les réparations sur Bespin, une planète proche. Il y retrouve Lando Calrissian, un de ses vieux amis qui est le gouverneur d'une cité[8]. Pendant ce temps dans les marais de Dagobah, Yoda soumet Luke à un entrainement intensif et le met en garde contre le Côté Obscur[4] Au même moment, l'Empereur Palpatine sent un grand trouble dans la Force et fait part de son inquiétude à son apprenti Dark Vador. Il lui révèle que Luke est son fils qu'Obi-Wan lui a caché pendant toutes ces années. L'Empereur demande à ce que Luke soit exécuté, mais Vador a un autre plan. Il souhaite convertir son fils au côté Obscur pour en faire un allié de l'Empire[8].

Luke a des prémonitions et voit ses amis en danger. Il décide alors de se rendre à son tour sur Bespin malgré les mises en garde de Yoda et de l'esprit d'Obi-Wan. Dans la cité de Lando, Han et Leia se rapprochent. Mais Vador et ses troupes sont en embuscade. Trahi par Lando, Han Solo est congelé dans de la carbonite. Vador le livre ensuite à Boba Fett, un chasseur de prime à la solde de Jabba le Hutt, l'ancien employeur mécontent de Solo[9]. Pris de remords, Lando libère cependant Leia et Chewbacca et les emmène à bord du Faucon Millenium. Luke débarque alors au cœur de la cité et se voit contraint d'affronter Vador en duel au sabre. Le seigneur Noir fait preuve de sa maîtrise du côté Obscur et prend l'ascendant sur le jeune homme en lui tranchant la main, le mettant hors-combat. Luke apprend alors enfin la terrible vérité sur son héritage. Vador lui avoue qu'il est son père. Horrifié en découvrant la vérité, Luke se jette dans le vide. Il est sauvé in extremis par Lando et Leia à bord du Faucon Millenium qui réussissent ensuite à quitter la planète sans encombre[10]. Lando et Chewbacca dépose alors Luke et Leia à bord d'un cargo de l'Alliance rebelle puis partent à la recherche d'Han Solo[11].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf mention contraire, les informations mentionnées proviennent de la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Source : Starwars-universe.com[13].

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Luke Skywalker : ancien fermier, il est devenu pilote de vaisseau spatial et apprenti du maître Jedi Obi-Wan Kenobi. Grâce à sa maîtrise de la Force, il a pu détruire la station spatiale Étoile noire. Il est devenu ainsi le héros de l'Alliance rebelle[14].
  • Han Solo : c'est un contrebandier qui s'est lié d'amitié avec Luke et est secrètement amoureux de la princesse Leia. Il s'est engagé plus ou moins malgré lui dans l'Alliance rebelle. Cependant sa tête est mise à prix par son ancien employeur, un trafiquant nommé Jabba le Hutt qui lui réclame une forte somme d'argent[15].
  • Princesse Leia Organa : elle est l'une des dirigeantes de l'Alliance rebelle. Elle est responsable de la base rebelle principale sur la planète Hoth. C'est en ce lieu qu'elle se rapproche sentimentalement du contrebandier Han Solo[16].
  • Lando Calrissian : ami de longue date de Han Solo, il est aussi l'ancien propriétaire du Faucon Millenium. Grand joueur et surtout tricheur aux jeux de cartes, il obtient lors d'une partie le poste de baron administrateur d'un cité sur la planète Bespin. Il se révèle par la suite être un très bon gestionnaire[17].
  • C-3PO : c'est un droïde de protocole conçu pour les relations entre les humains et les autres droïdes. Il appartient à Luke. Sur la base rebelle de la planète Hoth, il est chargé d'analyser les communications extérieures[18].
  • R2-D2 : il est le droïde astromécano du vaisseau spatial de Luke. Sur la base rebelle de la planète Hoth, R2-D2 est chargé de surveiller les équipements pendant les opérations d'excavation[19].
  • Dark Vador : c'est l'apprenti de l'empereur Sith qui dirige la galaxie. Il a participé à la bataille de l'Étoile noire et n'a pas pu empêcher la destruction de la station spatiale. Il traque depuis lors l'armée rebelle et plus particulièrement le pilote qui a détruit l'Étoile noire. Ses recherches lui permettent de découvrir le nom de ce dernier : Luke Skywalker[20].
  • Chewbacca : ce Wookiee est le copilote du Faucon Millenium, le vaisseau spatial de Han Solo. Sur la planète Hoth, Chewbacca s'occupe essentiellement de la réparation du Faucon qui a subi plusieurs avaries[21].
  • Obi-Wan Kenobi : maître Jedi du temps de la République galactique, il est tué par son ancien apprenti Dark Vador lors d'un duel au sabre laser sur l'Étoile noire. Il fusionne alors avec la Force ce qui lui permet de communiquer avec Luke, son nouvel apprenti. Il peut également lui apparaître de temps en temps sous la forme d'un esprit[22].
  • Boba Fett : il est le chasseur de primes le plus réputé de la galaxie. Il est engagé par Jabba le Hutt pour capturer Han Solo. Il est plusieurs fois très près de réussir cette mission[23].

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

L'immense succès critique et commercial de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir pousse la société de production 20th Century Fox à demander au scénariste-réalisateur George Lucas de mettre en chantier une suite au film[24]. Cependant, Lucas décide de produire le film en total indépendance en autofinançant le film avec un emprunt à sa banque. 20th Century Fox se contente seulement de distribuer le film dans les salles de cinéma. George Lucas s'aperçoit alors qu'il ne peut humainement pas s'occuper du financement, de la production et de la réalisation en même temps. Il décide donc d'engager un réalisateur confirmé. Son choix se porte sur Irvin Kershner qui vient de réaliser Les Yeux de Laura Mars en 1978[24].

Femme blanche avec des cheveux noirs coupés courts.
La scénariste Leigh Brackett en 1941.

En 1975, alors qu'il rédige la troisième ébauche de scénario du premier Star Wars, Lucas décide de consacrer du temps pour développer une trame de fond assez élaborée pour faciliter son futur processus d'écriture sur les autres films[25]. Reprenant ces éléments, il rédige le premier manuscrit de L'Empire contre-attaque le 28 novembre 1977. Dans la première scène, le héros Luke Skywalker est attaqué et frappé au visage par une créature des neiges. Cette scène est ajoutée car en janvier de la même année, Mark Hamill, l'interprète du héros a eu un accident de voiture qui l'a obligé à subir une reconstruction du visage[26].

Lucas confie ensuite à la romancière et scénariste de science-fiction Leigh Brackett l'écriture du scénario[26]. Elle en termine la première ébauche le 17 février 1978[27] mais décède d'un cancer le 18 mars de la même année[28]. George Lucas, qui trouve son scénario incohérent par rapport à sa vision d'ensemble de la saga, décide alors de reprendre le travail d'écriture à zéro. Il engage donc Lawrence Kasdan qui vient de terminer le scénario d'un autre production de Lucasfilm, Les Aventuriers de l'arche perdue. Comme le créateur de la saga a déjà toute l'histoire en tête, Kasdan n'a plus qu'à écrire le script[29]. Le réalisateur Irvin Kershner de son côté se consacre essentiellement sur la psychologie des personnages[30]. Durant plusieurs semaines, les trois hommes se réunissent régulièrement pour des séances de réflexion suivi de réécriture du scénario par Kasdan[29].

Plusieurs idées sont examinées puis abandonnées par le trio. Ils envisagent notamment comme quartier général de Dark Vador, un château dans les neiges puis optent ensuite pour un vaisseau spatial gigantesque, le Super Destroyer Stellaire. Lucas pense également explorer le milieu d'où provient le personnage de Chewbacca en situant certaines scènes sur sa planète d'origine[31].

Préproduction[modifier | modifier le code]

Norman Reynolds est choisi pour être le chef décorateur du film. Avec son équipe, il réalise de nombreux dessins préparatoires à partir des différentes versions du scénario. Ils sont aidés par le dessinateur Ralph McQuarrie qui peint sur acrylique de nombreuses scènes clés du films[31]. En février 1978, le directeur artistique Joe Johnston réalise également un storyboard pour les premières scènes sur la planète Hoth[30] et des douzaines d'illustrations pour trouver l'apparence d'un nouveau personnage baptisé Minch[31].

Le réalisateur Irvin Kershner passe ensuite un an aux studios d'Elstree dans la banlieue de Londres pour la réalisation des storyboards des autres scènes puis pour la mise en chantier du film avec les responsables de production, les costumiers et les acteurs. Il réalise la première version de l'histoire au brouillon puis charge un dessinateur de le mettre en image. Il ne le produit que deux exemplaires du storyboard final, un pour lui à Londres et un pour la société d’effets spéciaux Industrial Light & Magic (ILM) en Californie[30]. ILM est la société que George Lucas crée en 1975 pour réaliser les effets spéciaux du premier Star Wars. Et contrairement à ce film, la société bénéficie d'un budget conséquent pour effectuer son travail sur L'Empire contre-attaque. Cela lui permet de réaliser des trucages de meilleure qualité[24].

Le nouveau personnage Minch, rebaptisé ensuite Yoda est un défi technique en raison de sa petite taille de moins d'un mètre. Lucas et ses techniciens envisagent la possibilité d'utiliser un singe, un nain, un enfant maquillé ou une figurine filmée image par image[24],[32]. Et c'est finalement une marionnette, créée par Wendy Froud, qui est choisie en juillet 1978[31],[33]. Plusieurs visages sont également envisagés pour Yoda. C'est le maquilleur Stuart Freeborn qui lui donne son aspect définitif d'après un mélange de ces propres traits et de ceux d'Albert Einstein. Convaincu par l'aspect, George Lucas lance la construction d'un système de mécanismes pour animer les muscles faciaux du personnage. La manipulation de la marionnette est ensuite confiée à Frank Oz, un spécialiste conseillé à Lucas par Jim Henson, le créateur de la série télévisée de marionnettes Le Muppet Show[24],[32].

Tournage[modifier | modifier le code]

Créature humanoïde à fourrure blanche.
Costume du monstre des neiges qui attaque Luke Skywalker.

Le tournage débute le 5 mars 1979 par une température de moins trente degré Celsius à Finse, un village située dans un glacier norvégien. Les premiers jours l'équipe du film ne peut même pas sortir car les portes de l'hôtel où elle réside sont bloquées par cinq mètres de neige. Le réalisateur Irvin Kershner décide néanmoins de débuter le tournage. Il place donc une caméra devant la porte arrière du bâtiment. Puis demande à Mark Hamill de s'enfoncer dans la neige pour les plans où son personnage s'enfuit pour échapper au monstre des neiges[24],[34].

Une fois les plans en extérieur fini, le tournage se continue aux studios d'Elstree à partir du 13 mars[24]. Malheureusement, le réalisateur ne dispose que de sept plateaux pour filmer les soixante-quatre décors. En, effet le huitième plateau du studio brule quelques semaines plus tôt lors du tournage du film Shining de Stanley Kubrick[30].

Kershner bloque rapidement sur la scène où Han Solo est plongé dans la chambre de congélation. Il n'est pas satisfait du dialogue écrit par Kasdan. Leia doit dire « Je vous aime » et Solo lui répondre « moi aussi ». Le réalisateur trouve que la réplique ne colle pas au caractère mauvais garçon de Solo. Il demande alors à Harrison Ford, son interprète, d'improviser une nouvelle réponse. Ford se contente alors de répliquer « Je sais » à la déclaration d'amour de sa partenaire. Kershner trouve cela génial et décide de garder cette phrase[24].

Durant plusieurs mois, Mark Hamill est le seul acteur présent sur le plateau de tournage entouré de fumé, de serpents, de robot et de monstres. En effet son partenaire de jeu, le marionnettiste Frank Oz est dissimulé sous le sol. Pour lui permettre de travailler, le plateau de tournage est surélevé d'environ un mètre. Il s'y glisse dessous et donne ainsi la réplique à Mark Hamill. Cela s’avère physiquement très fatigant pour Oz. Il est aussi aidé par trois autres marionnettistes qui s'occupent respectivement des oreilles, des yeux et de la main gauche quand il y a besoin. Pour George Lucas, la prestation de Yoda est très importante. Selon lui si la marionnette n'est pas crédible, le « film se serait cassé la figure à cause de ça »[24].

Lucas ne vient d'ailleurs que deux fois sur le plateau en Angleterre. Une de ces visites se déroule alors que se tourne la scène où le vaisseau de Luke sort de l'eau grâce au pouvoir de Yoda. Tout semble marcher correctement jusqu'au moment où les deux ailes du vaisseau tombent. Composées uniquement de bois, elles n'ont pas supporté le poids de l'eau. Les techniciens sont obligés de renforcer la structure par de l'acier et dix heures après la première prise, Kershner parvient a réalisé le plan souhaité. Pour les scènes se déroulant dans le marais, le plateau est couvert d'un mètre d'eau. Tous les techniciens sont obligés de porter des bottes. Et comme le sol est glissant, plusieurs font des chutes et se fracturent le bras. Kershner lui même fait un début de malaise à cause de la fumée introduite sur le plateau. Il est par la suite obligé de porter un masque à gaz pour réaliser les scènes du marais[30].

Les acteurs ne connaissent pas l’intégralité du scénario, notamment certains passages importants comme les origines du personnage de Luke Skywalker. Même les principaux concernés, Mark Hamill et David Prowse ne sont pas au courant. Hamill ne l'apprend que juste avant de tourner la scène où le secret est dévoilé. Prowse déclame « Tu ignores la vérité, Obi-Wan a tué ton père » sans se douter que sa réplique n'est pas la bonne. Kershner enregistre surtout les réactions d'Hamill. Ce n'est qu'en postproduction, que le bon dialogue est prononcé par la voix de Dark Vador, l'acteur James Earl Jones. Même-lui est stupéfié quand il découvre que la vrai réplique est « Non, je suis ton père ». Il pense alors que Vador ment à Luke[24].

Le 5 septembre, l’acteur Alec Guinness arrive sur le plateau pour reprendre son rôle d'Obi-Wan Kenobi[35]. Il tourne ses scènes en six heures et se voit attribuer pour cela un quart de pour cent des futures recettes. Le tournage se termine quelques jours plus tard, le 24 septembre par quelques plans de la caverne habitée de Dagobah. Mark Hamill ayant fini son contrat, c'est une doublure qui tient le rôle de Luke Skywalker pour ces derniers plans[36].

Le producteur Gary Kurtz engage le français Michel Parbot pour qu'il réalise un documentaire pour le compte de Lucasfilm. Il suit ainsi le tournage pendant six mois à Angleterre aux studios d'Elstree mais aussi à Finse. Le documentaire n'est cependant jamais diffusé en intégralité. Seuls quelques extraits sont utilisés pour la promotion du films[37].

Postproduction[modifier | modifier le code]

A la fin du tournage, George Lucas s'aperçoit qu'il dépasse déjà son budget de 10 millions de dollars. Il négocie alors avec la 20th Century Fox un prêt d'argent mais sans pour autant céder les droits. En effet, les dirigeants de la Fox ont aussi intérêt à voir sortir le film le plus tôt possible[24].

Le plus gros travail de postroduction est la création des effets spéciaux par la société ILM. Pour cela, de nombreux modèle réduits sont construit. Il y a de nombreux vaisseaux spatiaux à réaliser. Notamment, le Slave 1, vaisseau du chasseur de prime Boba Fett[31]. L'assistant artistique Nilo Rodis-Jamero s'inspire pour sa création d'une antenne parabolique[38]. Les techniciens se servent entre autres de pièces de modèle réduit de Porsche pour fabriquer la maquette du vaisseau. Le Faucon Millenium, le vaisseau d'Han Solo est également construit à nouveau bien qu'il apparaisse déjà dans Un nouvel espoir. La maquette de premier film est en effet trop grande pour réaliser les cascades prévues pour L'Empire contre-attaque. Le nouveau vaisseau construit représente en proportion la moitié de celui du premier film[31].

Vehicule gris avec quatre jambes.
Maquette d'un TB-TT utilisée pour le film.

Pour filmer les maquettes, les techniciens utilisent la technique d'image par image. C'est le maquettiste Jon Berg qui conçoit les véhicules quadripodes TB-TT d'après les visuels réalisés par Ralph McQuarrie et Joe Johnston. Il en réalise deux versions, l'une animée de cinquante centimètre et une autre fixe de plus d'un mètre. Pour leur démarche, Berg s'inspire de celle d'un éléphant d'Asie qu'il filme dans un parc animalier. La substance qu'il utilise pour figurer la neige dans la scène des quadripodes est du bicarbonate de soude. Cela permet de voir la trace de leur passage et ainsi accréditer leurs apparence grande et lourde[39].

Le monolithe figurant Han Solo figé dans la carbonite est également une création d'ILM. Pour le construire, les techniciens moulent le visage et les mains de l'acteur Harrison Ford qu'ils combinent avec le moulage du corps de l'un d'eux[31].

Pour la fin de la postproduction, Lucas fait appel à deux techniciens ayant déjà travaillé avec lui sur Un nouvel espoir et ayant remporté un Oscars pour ce travail. Il s'agit de Ben Burtt pour les effets sonores et de Paul Hirsch pour le montage[40].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Comme pour le premier Star Wars, la musique est composée et réalisée par John Williams[41]. Il débute la composition en novembre 1979. Et, comme Dark Vador à une place plus importante dans le film, Williams lui écrit un thème dédié, The Imperial March. L'enregistrement à lieu en Angleterre avec l'orchestre symphonique de Londres durant dix-huit séances de trois heures chacune, réparties sur une période de deux semaines[42]. C'est la cinquième bande annonce que Williams enregistre avec cet orchestre. Pour le morceau « The Battle of Hoth », le compositeur fait appel à cinq piccolos, cinq hautbois, une batterie de huit percussions, deux pianos, trois harpes supplémentaires. Avec cet ajout, il souhaite rendre plus mécanique le son brutal et bizarre des quadripodes impériaux avançant à travers le paysage enneigé[41].

Début avril 1980, Williams est nommé chef résident de l'orchestre symphonique de Boston. Le 29 avril, lors de sa première représentation avec cet orchestre, Williams joue pour la première fois deux des nouvelles compositions de L'Empire contre-attaque : « Yoda's Theme » et « The Imperial March »[43].

La bande originale du film sort en double disque microsillon le 16 mai 1980 chez RSO Records[44]. Le 31 août de la même année, elle atteint le million d'exemplaires vendus[45]. Une version longue de la bande originale est rematricée en 1996 par Dan Hersch sous la direction de Michael Matessino. Cette nouvelle version est commercialisée en 1997 pour accompagner la sortie de l'édition spéciale du film[46].

Liste des morceaux du premier disque
No Titre Durée
1. Fanfare de la 20th Century Fox 0:22
2. Main Title and The Ice Planet Hoth[Note 8] 8:09
3. The Wampa's Lair, Vision of Obi-Wan and Snowspeeders Take Flight [Note 9] 8:48
4. The Imperial Probe and Aboard the Executor [Note 10] 4:24
5. The Battle of Hoth (The Ion Cannon, Imperial Walkers, Beneath the AT-AT and Escape in the Millennium Falcon)[Note 11] 14:48
6. The Asteroid Field [Note 12] 4:15
7. Arrival on Dagobah[Note 13] 4:54
8. Luke's Nocturnal Visitor [Note 14] 2:35
9. Han Solo and the Princess [Note 15] 3:26
10. Jedi Master Revealed and Mynock Cave [Note 16] 5:44
11. The Training of a Jedi Knight and The Magic Tree [Note 17] 5:16
77:22
Liste des morceaux du second disque
No Titre Durée
1. The Imperial March (Darth Vader's Theme)[Note 18] 3:02
2. Yoda's Theme[Note 19] 3:30
3. Attacking a Star Destroyer[Note 20] 3:04
4. Yoda and the Force[Note 21] 4:02
5. Imperial Starfleet Deployed and City in the Clouds[Note 22] 6:04
6. Lando's Palace[Note 23] 3:53
7. Betrayal at Bespin[Note 24] 3:46
8. Deal with the Dark Lord[Note 25] 2:37
9. Carbon Freeze, Darth Vader's Trap and Departure of Boba Fett[Note 26] 11:50
10. The Clash of Lightsabers and The Stormtroopers are Coming[Note 27] 4:18
11. Rescue from Cloud City and Hyperspace [Note 28] 9:10
12. The Rebel Fleet and End Title[Note 29] 6:28
61:44

Accueil[modifier | modifier le code]

Sortie[modifier | modifier le code]

Homme désignant du pouce un masque.
L'acteur Mark Hamill, lors de la promotion du film aux Pays-Bas en 1980.

En novembre 1979, la première affiche annonçant L'Empire contre-attaque est distribuée aux cinémas américains. Elle est l'oeuvre de Tony Seiniger et David Reneric qui sont également les créateurs du logo du film[42]. L'affiche du film est quant à elle, dévoilée début mai 1980. Il s'agit d'une peinture de Roger Kastel qui s'inspire de celle de la reprise en 1967 d’Autant en emporte le vent[43].

Le 17 mai, le film est projeté lors d'une avant-première américaine caritative au Kennedy Center de Washington[44]. L'avant-première européenne, elle, a lieu le 20 mai à Londres en présence des acteurs Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Billy Dee Williams, Anthony Daniels, David Prowse, du producteur Gary Kurtz et du réalisateur Irvin Kershner. La presse est également conviée aux studios de Pinewood où des éléments de décor sont reconstitués pour l'occasion. La sortie est notamment couverte pour la France par les animateurs Igor et Grichka Bogdanoff pour l'émission de science et science-fiction Temps X[37].

Le film sort aux États-Unis le 21 mai au format 70 mm dans cent vingt-sept cinémas. Cent vingt-cinq d'entre eux battent leur record d'entrées pour un premier jour d'exploitation. A partir du 18 juin, une diffusion plus large est organisée au format 35 mm[44].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Cette section est en cours de réécriture ou de restructuration importante. Les informations peuvent être modifiées à tout moment par le ou les utilisateurs ayant apposé ce bandeau. mai 2015

Gerald Clarke du magazine Time juge que le film est « à bien des égards... un meilleur film » qu’Un nouvel espoir[44].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film rapporte 10 000 000 US$ lors de son week-end d'ouverture[47]. Et, après trois mois d'exploitation, George Lucas récupère les 33 000 000 $ investis dans le budget et peut même distribuer 5 000 000 $ de prime à ses salariés[24]. Le 17 août 1980 les recettes du film dépassent les 145 000 000 US$[45]. Le film fini sa course aux États-Unis fin 1980 avec 209 000 000 $ et se hisse à la première place annuelle en Amérique du Nord. La ressortie de 1982 rapporte, elle, 13 000 000 $. L'« édition spéciale » de 1997 engrange enfin 68 000 000 $ et porte l'exploitation totale américaine à 290 000 000 $[47].

Au niveau mondiale, le film se place également à la première place des recettes de l'année 1980. Toutes années confondues, il engrange 248 000 000 $ hors d'Amérique du Nord et porte ainsi le total des recettes mondiales à 538 000 000 $[47]. En France avec 4 051 000 entrées, le film se classe en deuxième position du box-office derrière La Boum[48].

Résultats au box-office par région/pays
Pays Box-office
(1980)
Classement de l'année
(1980)
Monde Monde 538 000 000 US$ 1er
Drapeau des États-Unis États-Unis 209 000 000 US$ 1er
Drapeau de la France France 4 051 000 entrées 2e

Rééditions[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, L'Empire contre-attaque ressort dans les salles de cinéma le 31 juillet 1981 avec une nouvelle affiche dessinée par Tom Jung[49] puis le 19 novembre 1982[50].

En , le film sort au cinéma dans une version « édition spéciale »[51], un mois après la réédition d’Un nouvel espoir[51]. George Lucas profite de ces ressorties pour inclure de nouveaux passages aux films et en améliorer les effets spéciaux[52].

Dans la scène de l'attaque du monstre des glaces, le costume du monstre, mal préparé, n'a pas pu être utilisé en 1980. C'est la petite marionnette créée par Phil Tippett qui sert finalement pour deux plans. Le restant de la scène les spectateurs entendent le Wampa sans vraiment le voir. Or, Lucas souhaite que le monstre apparaisse dans la nouvelle version du film. Un tout nouveau costume est donc construit et de nouveaux plans sont tournés dans un décor à échelle réduite représentant une caverne[52],[53]. La bataille dans la neige est également améliorée. Dans cette scène, les maquettes filmées sur un fond bleu sont incrustées dans un paysage blanc. Le signe révélateur d'un tel procédé est une ligne noire autour de la maquette. Sur un fond noir cela est presque invisible mais sur un fond blanc, la moindre ligne noire devient très visible. Pour la ressortie, les lignes sont donc effacées par ordinateurs[52].

La cité des nuages est aussi particulièrement retouchée numériquement. Les trucages de l'époque ne plaisent pas à Lucas. Il trouve le décor très confiné et claustrophobe. Il le souhaite plus ouvert sur la ville. De nombreux plans pour mieux voir la ville et les véhicules sont donc ajoutés. De plus, quand les personnages marchent dans le palais, il y a plus de fenêtres où l'agitation extérieure est visible[53],[52]. Le trajet de Dark Vador de la cité des nuages jusqu'à son vaisseau qui dans la première version n'est que suggéré, est intégralement montré dans la nouvelle édition. De nouveaux plans sont donc ajoutés. Sa réplique « Amenez ma navette » est également remplacée par « Prévenez mon destroyer interstellaire, qu'il se prépare à mon arrivée ». Pour cette occasion c'est l'ancien animateur d'effets spéciaux Andrew Nelson qui revêt le costume de Vador[53]. De nouveaux plans du vaisseau du chasseur de prime Boba Fett sont aussi ajoutés[54]. La chute de Luke dans la cité des nuages qui dans la première version est silencieuse s'accompagne dans l'édition spéciale d'un cri[53].

Comme Lucas, le réalisateur Irvin Kershner s'est plaint durant le tournage que la cité des nuages n'est pas assez visible. Selon lui, cela « ressemble à un décor bon marché ». Il trouve que le travail de l'édition spéciale sur ce point est sensationnel. En revanche, il déclare qu'« on n'avait pas besoin du monstre des neiges, mais ça va cela ne gâche rien ». Kershner trouve que la scène où Vador marche à sa navette « est pas mal ». Il conclut que le film reste essentiellement le même[30].

Distinctions[modifier | modifier le code]

L'Empire contre-attaque remporte deux Oscars sur quatre nominations[55]. Le film gagne aussi sur huit nominations, quatre Saturn Awards dont celui du meilleur film[56]. Il est également récompensé par plusieurs autres prix comme le Grammy Awards de la meilleure musique de film, le Prix Hugo[57] du meilleur film dramatique et le BAFTA de la meilleure musique de film[58].

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous sont issues de la page Awards du film sur l'Internet Movie Database[59]. Ici sont listés les principaux prix.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Le film obtient les récompenses suivantes :

Principales récompenses du film
Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1981 Oscars Meilleur son Gregg Landaker, Steve Maslow, Peter Sutton et Bill Varney
Meilleurs effets spéciaux Richard Edlund, Brian Johnson, Dennis Muren et Bruce Nicholson
BAFTA Meilleure musique de film John Williams
Saturn Awards Meilleur film de science-fiction
Meilleur acteur Mark Hamill
Meilleure réalisation Irvin Kershner
Meilleurs effets visuels Richard Edlund et Brian Johnson
Grammy Awards Meilleure musique de film John Williams
Prix Hugo Meilleur film dramatique Leigh Brackett, Lawrence Kasdan, Irvin Kershner et George Lucas
People's Choice Awards Film préféré

Nominations[modifier | modifier le code]

Le film obtient les nominations suivantes :

Principales nominations du film
Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1981 Oscars Meilleure direction artistique Leslie Dilley, Michael Ford, Harry Lange, Norman Reynolds et Alan Tomkins
Meilleure musique John Williams
Golden Globes Meilleure musique de film John Williams
BAFTA Meilleurs décors Norman Reynolds
Meilleur son Ben Burtt, Peter Sutton et Bill Varney
Saturn Awards Meilleur acteur dans un second rôle Billy Dee Williams
Meilleur scénario Leigh Brackett et Lawrence Kasdan
Meilleure musique John Williams
Meilleurs costumes John Mollo
Grammy Awards Meilleure performance instrumentale John Williams
Writers Guild of America Awards Meilleur scénario adapté Leigh Brackett et Lawrence Kasdan

Analyse[modifier | modifier le code]

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Le scénario prend une nouvelle direction en mettant l'accent sur les émotions des personnages, avec notamment l'installation du début d'une idylle entre Han Solo et la princesse Leia. L'action démarre dans une atmosphère plus sombre qui met rapidement les protagonistes dans des situations cauchemardesques[24].

Le récit de ce nouveau Star Wars n'est plus linéaire comme dans le précédent volet, mais se concentre sur des intrigues multiples (comme Luke suivant l'enseignement Jedi pendant que Han Solo et la princesse Leia s'unissent en tentant d'échapper à l'Empire).

Inspirations[modifier | modifier le code]

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Exploitation[modifier | modifier le code]

Éditions en vidéo[modifier | modifier le code]

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Dans l'édition DVD de 2004, la scène de la conversation avec l'Empereur Palpatine a subie un grand changement : le visage original a été remplacé par celui d'Ian McDiarmid, celui-ci ayant même enregistré sa voix à la place de celle de Clive Revill, faisant désormais raccord avec La Revanche des Sith[60]. C'est désormais Temuera Morrison qui prête sa voix au chasseur de primes Boba Fett, permettant ainsi d'être plus en raccord avec L'Attaque des clones dans lequel l'acteur incarnait Jango Fett (dont Boba est le clone parfait) puis d'autres clones d'avantage à son effigie dans La Revanche des Sith. Le générique de fin comporte une petite modification : James Earl Jones n'apparait plus dans la distribution artistique.

Promotion commerciale et produits dérivés[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Postérité de Star Wars.

Une réplique tenue à fin du film est devenue avec le temps une phrase culte. C'est Dark Vador qui la prononce quand il avoue être le père du jeune Luke Skywalker. La phrase « Je suis ton père » est par la suite reprise dans de nombreux films comme Austin Powers 2 (1999), Toy Story 2 (1999)[61], Le Règne du feu (2002)[62], Mais qui a tué Pamela Rose ? (2003), Jarhead (2005), Arthur 3 : La Guerre des deux mondes (2010), Megamind (2010)[61], Cowboys et Envahisseurs (2011)[63], Low Cost (2011) ou Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté (2012)[61].

En 2010, Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque est sélectionné par le Bureau national du film américain pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès à Washington pour son « importance culturelle, historique ou esthétique »[64]. En 2014, le film est élu « plus grand film de tous les temps » par le magazine anglais Empire suite au dépouillement d'un sondage d'opinion effectué auprès de 250 000 de ses lecteurs cinéphiles[65].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le point de référence (point zéro de la chronologie Star Wars) est la bataille de Yavin dans l'épisode IV de la saga.
  2. Le village de Finse en Norvège sert de lieu de tournage à des scènes se déroulant sur Hoth.
  3. Maquette du Faucon Millénium en briques Lego.
  4. La mention d’ « épisode » est présente dans le texte du prologue dès 1980. Le film est cependant commercialisé avec cette mention qu’à partir de l’an 2000.
  5. Voir le paragraphe « Version française de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir » pour l’explication des différences de nom de personnages entre ce film et les autres films de la saga Star Wars.
  6. Robert Guilmard pour la scène supplémentaire de l'édition spéciale de 1997 et Saïd Amadis pour la scène modifiée de l'édition DVD de 2004.
  7. Depuis la version modifiée de l'édition DVD de 2004.
  8. « Musique du générique et La planète de glace Hoth » en français.
  9. « La tanière du Wampa, vision d’Obi-Wan et Les speeders des neiges prennent leur envol » en français.
  10. « La sonde impériale et A bord de l’Exécuteur » en français.
  11. « La bataille de Hoth (Le canon à ions, Quadripodes impériaux, Sous le TB-TT et Fuite dans le Faucon Millénium » en français.
  12. « Le champ d’astéroïdes » en français.
  13. « Arrivée à Dagobah » en français.
  14. « Le visiteur nocturne de Luke » en français.
  15. « Han Solo et la princesse » en français.
  16. « Le maître Jedi révélé et La grotte des Mynocks » en français.
  17. « L’entrainement d’un chevalier Jedi et L’arbre magique » en français.
  18. « La marche impériale (Thème de Dark Vador » en français.
  19. « Thème de Yoda » en français.
  20. « Attaque d'un destroyer stellaire  » en français.
  21. « Yoda et la Force » en français.
  22. « Deployment de la flotte impériale et Cité des nuages » en français.
  23. « Palais de Lando » en français.
  24. « Trahison à Bespin » en français.
  25. « Négociation avec le seigneur noir » en français.
  26. « Congélation carbonique, Le piège de Dark Vador et Départ de Boba Fett » en français.
  27. « Le choc des sabres lasers et Les troupes impériales arrivent » en français.
  28. « Sauvetage à la cité des nuages et Hyperespace » en français.
  29. « La flotte rebelle et Générique de fin » en français.

Références[modifier | modifier le code]

  • Sources primaires
  1. George Lucas, La Guerre des étoiles, Paris, Presses Pocket,‎
  2. Donald Glut, L'Empire contre-attaque, Paris, G. P.,‎
  • Sources secondaires
  1. Patrice Girod, « L'Histoire : Toutes les grandes étapes du film », Lucasfilm Magazine : Le Guide officiel du film La Menace fantôme, no hors série no 1,‎
  2. Patrice Girod, « L'Histoire », Lucasfilm Magazine : Le Guide officiel du film La Revanche des Sith, no hors série no 3,‎
  3. Allanson 2002-2004, Hot1 et Hot2 : La bataille de Hoth
  4. a, b et c Allanson 2002-2004, Jed3 et Jed4 : La formation de Luke Skywalker
  5. Allanson 2002-2004, Hot5 et Hot6 : La bataille de Hoth - La force blizzard
  6. Allanson 2002-2004, Hot7 et Hot8 : La bataille de Hoth - Les évadés de Hoth
  7. Allanson 2002-2004, Hot9 et Hot10 : La bataille de Hoth - Bataille dans les astéroïdes
  8. a et b Allanson 2002-2004, Vad1 et Vad2 : Fuite vers Bespin
  9. Allanson 2002-2004, Vad3 et Vad4 : Fuite vers Bespin - Trahison sur Bespin
  10. Allanson 2002-2004, Vad5 et Vad6 : Fuite vers Bespin - Duel entre père et fils
  11. Allanson 2002-2004, Vad7 et Vad8 : Fuite vers Bespin - L'héritage de Bespin
  12. (en) Ian Nathan, « Tales from the Dark Side », sur EmpireOnline.com,‎ (consulté le 18 mai 2015)
  13. a et b « Les doubleurs de Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque », sur Starwars-universe.com (consulté le 18 janvier 2015).
  14. Allanson 2002-2004, Ski7 et Ski8 : Luke Skywalker - Un héros émerge
  15. Allanson 2002-2004, Sol9 et Sol10 : Han Solo - Héros malgré lui
  16. Allanson 2002-2004, Lei9P et Lei10P : Princesse Leia Organa - Vador attaque
  17. Allanson 2002-2004, Cal7 et Cal8 : Lando Calrissian - La rédemption d'un rebelle
  18. Allanson 2002-2004, C3P13 et C3P14 : C-3PO : Une nouvelle maison
  19. Allanson 2002-2004, R2D23 et R2D24 : R2-D2 - Trouver sa place
  20. Allanson 2002-2004, Vad7 et Vad8 : Dark Vador - A la recherche de Skywalker
  21. Allanson 2002-2004, Che11 et Che12 : Chewbacca - Epreuve de courage
  22. Allanson 2002-2004, Ken35 à Ken37 : Obi-Wan Kenobi - Confrontation Jedi et Obi-Wan Kenobi - Guide spirituel
  23. Allanson 2002-2004, Fet15 et Fet16 : Boba Fett - La chasse se poursuit
  24. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Star Wars - L'Empire des rêves ((en) Empire of Dreams: The Story of the Star Wars Trilogy) documentaire d'Edith Becker et Kevin Burns, 2004
  25. Kaminski 2008, p. 134
  26. a et b Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 61
  27. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 64
  28. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 65
  29. a et b Scott Chernoff, « Lawrence Kasdan, scénariste », Lucasfilm Magazine : Spécial 20ème anniversaire de L'Empire contre-attaque, no no 23,‎
  30. a, b, c, d, e et f Scott Chernoff, « Irvin Kershner, réalisateur », Lucasfilm Magazine : Spécial 20ème anniversaire de L'Empire contre-attaque, no no 23,‎
  31. a, b, c, d, e, f et g Catalogue d'exposition : Star Wars Identités, Lucasfilm,‎ , 132 p.
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  33. (en) « The Empire Strikes Back », sur WorldOfFroud.com (consulté le 22 mai 2015)
  34. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 75
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  36. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 81
  37. a et b Patrice Girod, « Envoyés spatiaux sur L'Empire contre-attaque », Lucasfilm Magazine, no no 77,‎
  38. Daniel Wallace, « Les Vaisseaux », Lucasfilm Magazine : Spécial 20ème anniversaire de L'Empire contre-attaque, no no 23,‎
  39. Daniel Wallace, « Jon Berg - L'animation image par image de l'épisode V », Lucasfilm Magazine : Spécial 20ème anniversaire de L'Empire contre-attaque, no no 23,‎
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  44. a, b, c et d Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 86
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  59. (en) « Distinctions de Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque », sur l'IMDb (consulté le 25 mars 2015)
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  61. a, b et c « Je suis ton père » la vanne pourrie., sur SensCritique.com,‎ (consulté le 8 avril 2015)
  62. « Les références cinéma dans Le Règne du feu », sur CineClap.Free.fr (consulté le 8 avril 2015)
  63. « Cowboys et envahisseurs…et déceptions », sur BrainDamaged.fr,‎ (consulté le 8 avril 2015) :

    « Seul Harrison Ford se démarque un peu en ancien colonel bourru. Il est le seul à apporter un peu d’humour au film. En effet, son « je suis ton père », arrachera un sourire aux fans de Star Wars. »

  64. (en) « National Film Preservation Board », sur Library of Congress (consulté le 3 mars 2015)
  65. « Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque élu plus grand film de tous les temps », sur LeFigaro.fr,‎ (consulté le 8 avril 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]