Je suis d'ailleurs

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Je suis d'ailleurs
Auteur H. P. Lovecraft
Genre Fantastique, horreur
Version originale
Titre original The Outsider
Éditeur original Weird Tales
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution originale avril 1926
Version française
Traducteur Yves Rivière
Éditeur Denoël
Date de parution 1961

Je suis d’ailleurs (titre original : The Outsider) est une nouvelle fantastique de l’écrivain américain H. P. Lovecraft. Écrite entre mars et août 1921, elle est publiée pour la première fois en avril 1926 dans le magazine Weird Tales[1]. Elle raconte l’histoire d’un personnage mystérieux qui est complètement seul et qui essaye de rentrer en contact avec ses semblables.

Cette nouvelle combine des éléments de fantastique et d’horreur dans une atmosphère cauchemardesque. Elle est par ailleurs l’un des rares travaux de Lovecraft à être principalement construits autour des émotions humaines.

Inspiration[modifier | modifier le code]

Portrait d'Howard Phillips Lovecraft, entouré d'éléments du mythe de Cthulhu.

Lovecraft raconte dans une lettre que, de tous ses récits, celui-ci est celui qui s’approche le plus du style de son idole, Edgar Allan Poe[2]. Les premiers paragraphes font écho à ceux de Bérénice tandis que l’horreur qui met fin aux festivités rappelle la scène du levé de masque dans Le Masque de la Mort Rouge[3].

Certains critiques pensent que la nouvelle est autobiographique, car ils ont en tête ce que Lovecraft dit de sa vie d’écrivain : « Je sais que j’ai toujours été d’ailleurs ; un étranger dans ce siècle parmi ceux qui sont toujours des hommes »[4]. L’auteur de An H. P. Lovecraft Encyclopedia pense que cette analyse est exagérée, mais ajoute « qu’il est possible que l’histoire soit révélatrice de l’image qu’avait Lovecraft de lui-même, de l’image d’une personne qui s’est toujours trouvée repoussante et dont la mère a parlé au moins une fois à un tiers du visage "hideux" de son fils »[5].

Résumé[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup d’autres textes de Lovecraft, Je suis d’ailleurs est écrit à la première personne. L’histoire est celle d’un personnage qui mène une vie malheureuse et a priori solitaire. Celui-ci ne semble avoir été en contact avec personne pendant de très nombreuses années. Il ne se souvient que peu de ses semblables et semble ne pas savoir qui il est ni d’où il vient. Il vit dans un château, incroyablement grand et vieux, duquel il semble n’être jamais sorti. Ce qu’il sait du monde extérieur vient des livres.

Le narrateur parle de sa détermination à vouloir enfin se libérer de ce qu’il considère être une prison. Il grimpe en haut d’une très grande tour en ruines du château et tombe nez à nez avec une grille. Il l’enlève et poursuit sa progression. Il se rend finalement compte que, au lieu d’être à une altitude élevée, il est au niveau du sol. Il évolue alors dans un cimetière puis dans la campagne jusqu’au moment où un autre château se dessine devant lui.

Attiré par des bruits de festivités, il entre dans la bâtisse d’où tout le monde s’enfuit mais il ne comprend pas ce qui a terrorisé les convives. Il se retrouve, encore une fois, seul. Il s’approche de ce qu’il pense être un encadrement de porte et aperçoit une silhouette hideuse, en putréfaction. Il tend alors une main vers la créature avant de comprendre qu’il est devant un miroir.

Recueil homonyme[modifier | modifier le code]

Le recueil Je suis d'ailleurs publié par Présence du futur en 1961 (et réédité par Folio SF en 2001) outre Je suis d'ailleurs comprend les nouvelles La Musique d'Erich Zann, L'Indicible, Air froid, Le Molosse, La Maison maudite, La Tourbière hantée, Arthur Jermyn, Le Modèle de Pickman, La Cité sans nom et La Peur qui rôde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Straub, Peter (2005). Lovecraft: Tales The Library of America. p. 823.
  2. (en) S. T. Joshi, notes sur The Outsider, The Call of Cthulhu and Other Weird Stories.
  3. (en) S. T. Joshi and David E. Schultz, An H. P. Lovecraft Encyclopedia, p. 199.
  4. « I know always that I am an outsider; a stranger in this century and among those who are still men. »
  5. Ibid. : « ...may possibly be indicative of HPL's own self-image, particularly the image of one who always thought himself ugly and whose mother told at least one individual about her son's 'hideous' face. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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