Je sais où je vais

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Je sais où je vais

Titre original I Know Where I'm Going!
Réalisation Michael Powell
Emeric Pressburger
Scénario Michael Powell
Emeric Pressburger
Acteurs principaux
Sociétés de production The Archers
The Rank Organisation
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Drame
Sortie 1945
Durée 91 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Je sais où je vais (I Know Where I'm Going!) est un film britannique réalisé par Michael Powell et Emeric Pressburger, sorti en 1945. Il a pour interprètes principaux Wendy Hiller et Roger Livesey.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Joan Webster, fille d'un banquier londonien, annonce à son père qu'elle va se marier à un homme qu'elle n'a jamais vu, Sir Robert Gellinger, un industriel ayant fait fortune dans les produits chimiques. Elle doit le rejoindre sur l'île de Kiloran, située dans les Hébrides, en Écosse, pour l'épouser.

Le soir de son arrivée, à Port Erraigh, sur l'île de Mull, dernière étape avant d'embarquer pour Kiloran, le brouillard la contraint de rester. Un jeune officier de la marine en permission, Torquil Mac Neil, devant se rendre également à Kiloran, lui propose de l'héberger, dans un vieux manoir, chez des gens qu'il connaît. Joan refuse tout d'abord, disant qu'elle attendra l'arrivée du bateau, puis se rendant à l'évidence que le bateau n'arrivera pas, elle rejoint le manoir.
Le lendemain, le brouillard fait place à la tempête. Joan décide de s'installer dans l'hôtel du port. Torquil lui propose d'utiliser la radio du garde-côte pour communiquer avec son futur époux. Mais le ton de la voix de Robert Gellinger, à la fois autoritaire et détaché, refroidit brusquement Joan.
Torquil raconte à Joan la légende de Corryvreckan, un maelström, situé près de Kiloran, dont les terribles remous sont l'effroi des marins : un prince de Norvège avait demandé en mariage la fille du seigneur des îles. Le seigneur la lui accorda à condition qu'il ancre sa galère à Corryvreckan pendant trois jours. Mais, à marée haute, personne ne résiste au maelström.

La tempête semble perdre de la vigueur, mais Joan ne veut pas attendre un jour de plus. Elle propose à un propriétaire de pêche, contre un supplément d'argent, de l'emmener à Kiloran. Ce dernier refuse. Elle demande à Torquil de trouver un bateau, lui aussi refuse. En désespoir de cause, elle convainc le fils du propriétaire d'entreprendre la traversée. Malgré la colère de Torquil, Joan embarque avec le mousse. Torquil les rejoint et monte dans le bateau. Au milieu de la traversée, les vagues déferlantes noient le moteur. Le courant emporte le bateau vers les remous de Corryvreckan. Torquil et le mousse parviennent à assécher le moteur qui repart. Ils peuvent s'éloigner du maelström. Joan consciente que son orgueil et sa vanité déraisonnable a failli causer la mort de deux hommes, accepte de revenir au port.

Le lendemain, le calme revenu, Joan renonce à rejoindre Kiloran. Quant à Torquil sa permission étant achevée, il renonce également à son séjour dans l'île. Au moment de se dire adieux, Joan et Torquil s'embrassent[1]...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

L'idée du titre vient de Frankie, l'épouse de Michael Powell, lui rappelant les paroles d'une chanson irlandaise intitulée « I know where I'm going ! » :
« Je sais où je vais
Et je sais qui vient avec moi
Je sais celui que j'aime
Mais mon amour sait qui j'épouserai.
 »

Michael Powell : « Emeric me dit un jour : « J'ai toujours eu envie de faire un film sur une jeune fille qui veut aller dans une île. À la fin de son voyage, elle est si près qu'elle peut distinguer les gens sur l'île, mais une tempête l'empêche de débarquer, et quand la tempête est passée, elle n'a plus envie d'y aller, parce que sa vie a changé brusquement, comme cela arrive souvent aux jeunes filles. - Pourquoi a-t-elle envie d'aller dans cette île au début ? demandai-je, estimant la question raisonnable. - Faisons le film pour le savoir. »[2]

Autour du film[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après le récit, tiré du film, paru dans la revue "Radio cinéma Télévision" en 1952 et reproduit dans le livret de présentation du DVD, pages 16 à 25.
  2. Livret de présentation du DVD, page 7.