Jayavarman VII

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Visage de Jayavarman VII à Angkor Thom.

Jayavarman VII (né vers 1120/1125, mort à une date indéterminée vers 1200/1220) est le dernier grand roi de l'Empire khmer. Il régna de 1181 à 1201 ou 1218 (?). Son nom posthume est Mahā Paramasangata Pada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tête présumée de Jayavarman VII, Musée Guimet, Paris.

Il était le fils de Dharanindra Varman II. Il était également un parent proche, frère cadet ou cousin du roi Yaçovarman II qui avait succédé à son père et dont il était un fidèle, ainsi que son propre fils aîné. Après le meurtre de Yaçovarman II en 1165 alors qu'il était absent du royaume, il s'exile avec sa famille au Champa. Il quitte ce pays lorsque les Chams, après avoir vaincu et tué l'usurpateur Tribhuvanâditya-Varman, occupent le Cambodge.

Il chassa les Chams du roi Jaya Indravarman IV qui avaient envahi le Cambodge et Angkor lors d'un combat décisif qui a lieu à l'endroit où il fait édifier plus tard le temple Preah Khan. Il se fait couronner « Monarque universel » et rétablit la puissance de la dynastie khmère. Un texte chinois dit de lui qu'il « avait juré de tirer de ses ennemis une vengeance éclatante, ce qu'il parvint à exécuter après dix-huit années de patiente dissimulation ».

Les troupes khmères s'emparent ensuite de la capitale cham vers 1190. Le roi vaincu est fait prisonnier et son royaume devient en 1203 une province khmère. L'empire sur lequel règne Jayavarman VII couvre outre l'actuel Cambodge, le sud du Laos jusqu'à Vientiane, le nord de la Thaïlande et l'ouest jusqu'à Kanchanaburi.

Jayavarman VII hisse le bouddhisme Mahāyāna au rang de religion d'État et les grands visages du « Bouddha souriant » font leur apparition pour orner sa nouvelle capitale, Angkor Thom. Il y réhabilite le Palais royal et remanie le Phimeanakas, élève le Bayon, son temple d'État, au centre de la cité, puis, à proximité des remparts, les temples Banteay Kdei et Ta Prohm à l'Est et Preah Khan au Nord.

Unions et postérité[modifier | modifier le code]

Statue de Jayavarman VII dans le cloître du That Luang de Vientiane (Laos).

Jayavarman VII épousa trois sœurs, filles de la princesse Hirani-Laskhmi et d'un prince de la famille royale inconnu :

  1. la princesse Jayarajadevî, sa 1re épouse, était réputée pour sa piété. Elle accompagna son époux au Champa lors de son exil. Ils eurent trois garçons :
    • Crîndrakumara, officier du roi Yaçovarman II ;
    • Suryakumara, prince héritier qui fit rédiger l'inscription de Ta Prohm ;
    • un troisième fils (ou peut-être le même que le précédent) lui succéda sous le nom d'Indravarman II ;
  2. la princesse Rajendradevî, dont l'inscription de Preah Khan précise qu'elle fut son épouse principale. De cette union est né :
  3. la reine Indradevî, épousée après la mort de la précédente.

Jayavarman VII fut également le père de :

  • Tamalinda, qui se fit moine et vécut à Sri Lanka, alors foyer d'une importante réforme bouddhique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]