Jaume Plensa
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Jaume Plensa est né en 1955 à Barcelone, il est actuellement l’un des sculpteurs les plus importants de la scène artistique contemporaine.
Depuis 1980, année où il se fait connaître par sa première exposition à Barcelone, Plensa a vécu et travaillé à Berlin, Bruxelles, au Royaume-Uni (il fut l’invité du Henry Moore Institute) et en France (où il a été invité par l’Atelier Alexandre Calder). Il vit à présent entre Barcelone et Paris où il fut professeur à l’École nationale des Beaux-Arts.
Il a obtenu divers prix nationaux et internationaux témoignant de la reconnaissance qui lui est accordée, parmi lesquels on peut rappeler sa nomination comme Chevalier des Arts et des Lettres par le ministère de la Culture (1993), le premier prix de la sculpture au 39e Salon Montrouge (France, 1994), le prix de la Fondation Atelier Calder (Saché, France, 1996), le prix national d’Arts Plastiques, le prix national de la Culture de la Généralité de Catalogne (1997), le Prix de l’Association des Critiques d’Art (Asociación de Críticos de Arte) pour la meilleure œuvre présentée à l’ARCO (Madrid, 1998), le prix Koinè-Seat per l’Arte (Verone, Italie, 1998), le prix Mariano Benlliure de Sculpture 2002 (Madrid, 2002), et plus récemment il a été fait Doctor Honoris Causa par la School of Art Institute de Chicago (Chicago, États-Unis, 2005).
Son oeuvre a été exposée dans de nombreux musées et galeries en Europe, aux États-Unis et au Japon : la Fundació Joan Miró à Barcelone, la Galerie nationale du Jeu de Paume à Paris, la Henry Moore Sculpture Trust à Halifax, au Royaum-Uni, au Malmö Konsthall à Malmö en Suède, au Städtische Kunsthalle de Mannheim en Allemagne, au Musée d’Art Contemporain de Lyon, au Musée de Prato en Italie, au Kestner Gesellschaft d'Hanovre en Allemagne ; au Museum Moderne Kunst Stiftung Ludwig de Vienne, au Palais Velázquez – Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid, au BALTIC Centre for Contemporary Art à Gateshead au Royaume-Uni, au Arts Club Center for Contemporary Art de Chicago, au Musée des Beaux-Arts de Caen, au Wilhelm Lehmbruck Museum de Duisburg en Allemagne, au IVAM Institut Valencia d’Art Modern de Valencia et au Musée d’Art Contemporain de Nice.
L’oeuvre sculpturale de Jaume Plensa est passée par différentes étapes. Au début des années 1980, le matériau protagoniste de son travail était le fer forgé ; les sculptures étaient travaillées en grande partie avec des éléments et matériaux de récupération – fer, bronze, cuivre, etc. – pour créer des personnages et des formes anthropomorphiques à travers des collages et découpages.
En 1986, Plensa entame une série de sculptures en fer, travaillées directement avec une des techniques les plus anciennes de fonte de métal. Ses pièces se transforment ainsi en de grandes sculptures qui entretiennent des rapports forts avec la terre, les rochers et le magma.
Abandonnant presque complètement toute trace de figuration, Plensa, qui a toujours intégré le fer dans son travail, utilise par la suite la lumière, qui, combinée avec le fer, se matérialise par des créations d’une grande beauté. C’est à ce même moment que Plensa associe à ses sculptures des textes écrits en relief, des textes poétiques, des phrases ou simplement des mots, qui agissent sur l’oeuvre comme en en devenant le matériau.
Depuis, Jaume Plensa n’a jamais cessé de travailler avec la lumière et la fonte, bien qu’il ait varié les matériaux – aluminium, bronze, laiton, verre, acier, résine etc. – en fonction des conditions de la pièce ou de l’espace qui les abrite. Souvent réalisées à échelle humaine, ses sculptures nous montrent des réceptacles, des cabines, des cavités. Au cours des dernières années, et de manière quasi-simultanée, ses matériaux ont été la résine synthétique et le verre fondu, mais aussi l’albâtre, translucide et mystérieux, qui l’a souvent aidé à construire ces « maisons » qui ont des âmes propres et personnelles, destinées à accueillir des émotions. La lumière, parfois inquiétante, le son et le texte – utilisés comme un matériau de plus, comme une piste à suivre, une porte à ouvrir – octroient à son oeuvre le sentiment poétique d’un langage à la fois lyrique et matériel, qui le caractérise et le différencie.
Parallèlement à son oeuvre sculptée, et au même degré d’importance, l’artiste a créé une oeuvre importante sur papier – surtout constituée de dessins et de collages – toujours dans un rapport étroit avec la sculpture. Il ne s’agit pas d’ébauches, ce sont au contraire des oeuvres pensées pour un travail en deux dimensions, réalisées le plus souvent en noir et blanc mais avec aussi, bien que de manière éparse, des touches colorées. Les collages de photos, les textes aux lettres en plastique, les superpositions, les manipulations et le relief qu’il réussit à donner au papier confèrent à son travail un sens matériel qui le rapproche inévitablement de la sculpture. Il convient de souligner aussi, dans cette même perspective ludique et toujours à l’affût de nouveaux moyens, avec laquelle il aborde la sculpture et les oeuvres sur papier, son incessant travail graphique dans lequel est clairement reflété une volonté constante de recherche et d’originalité.
Dans le domaine de la sculpture publique – à laquelle l’artiste dédie une importante partie de sa production – on trouve des oeuvres permanentes de Plensa en Espagne, en France, au Japon, au Royaume Uni, en Corée, en Allemagne, au Canada, aux États-Unis etc. Un de ses projets les plus récents, et indéniablement l’un des plus brillants, est The Crown Fountain (2006) situé dans le Millennium Park de la ville de Chicago ; on peut citer aussi son oeuvre intitulée Breathing qui vient compléter l’édifice de la BBC de Londres et Conversation à Nice, une grande installation commandée dans le cadre de l’accompagnement artistique du tramway, sur la place Masséna à Nice,
[modifier] Liens externes
Jaume Plensa est représenté à Paris par la Galerie Lelong
"Il faut produire du silence" Entretien Jaume Plensa Henri-François Debailleux nov. 2006

