Jarhead : La Fin de l'innocence

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Jarhead : La Fin de l'innocence

Titre québécois Jarhead
Titre original Jarhead
Réalisation Sam Mendes
Scénario William Broyles Jr.
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film de guerre dramatique
Sortie 2005
Durée 123 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Jarhead[1] : La Fin de l'innocence (Jarhead) est un film de guerre américain réalisé par Sam Mendes et sorti en 2005, dont l'action se déroule pendant la Guerre du Golfe (1990-1991).

Sommaire

Synopsis [modifier]

Été 1990, Anthony Swofford, fils et petit-fils de militaires, est envoyé dans le désert saoudien alors qu'il vient de fêter ses 20 ans. Alors que la Guerre du Golfe vient d'éclater, son bataillon de Marines est l'un des premiers à se déployer dans cet immense désert.

Mais commence alors une attente longue et interminable pour ces jeunes déracinés, qui ne cessent de se gaver d'images et d'idéologie guerrières et de bière ! Face à un “ennemi fantôme”, des tensions extrêmes se créent en interne malgré une amitié inaltérable entre les Marines.

Fiche technique [modifier]

Producteurs délégués : Bobby Cohen et Sam Mercer
Co-producteur : Pippa Harris
  • Sociétés de production : Universal Pictures, Red Wagon Productions, Neal Street Productions et Motion Picture KAPPA Produktionsgesellschaft
  • Distribution :
Drapeau des États-Unis États-Unis : Universal Pictures
Drapeau des États-Unis États-Unis : 4 novembre 2005
Drapeau de France France : United International Pictures
Drapeau : Suisse Suisse alémanique : 5 janvier 2006
Drapeau belge Belgique, Drapeau de France France, Drapeau : Suisse Suisse romande : 11 janvier 2006

Distribution [modifier]

Sources : VF[3] / VQ[4]

Production [modifier]

Genèse du projet [modifier]

L'histoire est basée sur les mémoires de l'ancien Marine Anthony Swofford, et nous entraîne en pleine Guerre du Golfe dans le quotidien des soldats durant l'opération « Bouclier du désert ».

Le réalisateur Sam Mendes a été d'emblée séduit par le livre de Swofford :

« À ma première lecture du livre d'Anthony Swofford, j'ai surtout été sensible à son approche subjective de la guerre, vue à travers les yeux d'un homme à la recherche de lui-même. J'ai été passionné par le mélange de machisme, d'humour, de situations surréalistes, et d'observations politiques très pointues. Ce récit de guerre, qui ne ressemblait à aucun autre, nous parle d'une guerre qui ne ressembla à aucune autre. Pouvait-il donner naissance à un film de guerre qui ne ressemblait à aucun autre ? [...] Nos souvenirs de la Guerre du Golfe ce sont ces minuscules images télévisées, parfaitement propres, de frappes “chirurgicales” sur des villes en modèle réduit, dont on ne pouvait même pas concevoir qu'elles fussent habitées. Sur le terrain, les militaires n'avaient aucune idée de la situation. Nous non plus, d'ailleurs, puisque nous n'y avions pas accès. C'est pour cela que j'ai eu envie de découvrir ce conflit à travers les yeux d'un fantassin. Les expériences de Tony dans le désert révèlent la face cachée de la Guerre du Golfe, elles sont à l'exact opposé de ce que nous croyons être “normal” dans le déroulement de toute guerre [5] »

— Sam Mendes

Casting [modifier]

Tournage [modifier]

Le tournage a débuté aux Studios Universal à Los Angeles puis s'est déroulé à Brawley, Comté d'Imperial, El Centro, Holtville, Los Angeles, Mexico, Santa Clarita, la Vallée impériale, White Sands et Yuma, aux États-Unis[6]. Aucune scène n'a été tournée au Moyen-Orient. Cependant, l'équipe a été confrontée à des conditions climatiques difficiles, similaires à celles du désert saoudien (tempêtes de sables, intempéries, température nocturne glaciale,…). Par ailleurs, l'équipe technique était majoritairement composée d'hommes, comme tout le casting[5].

« J'avais déjà travaillé au milieu de groupes exclusivement masculins, où se nouent de forts liens de solidarité. Mais ici, c'est toute l'équipe, à l'exclusion de la scripte et de deux ou trois autres femmes, qui était masculine. Même les coiffeurs et maquilleurs étaient des hommes. Cela devient vite insupportable car on se lasse des grosses blagues machistes qui tournent autour de la violence et du sexe. Des factions se forment, des bagarres éclatent. Je n'avais jamais vu autant de disputes — ni autant d'amour — sur un tournage[5]. »

— Peter Sarsgaard

Durant le tournage, Sam Mendes a décidé de cadrer tous ses plans d'une certaine manière :

« J'ai délibérément omis les sacro-saints “master shots” d'exposition. Chaque scène démarre par un plan rapproché de Swofford pénétrant en un lieu donné, agissant ou observant. C'est à partir de lui que l'ensemble du film s'articule, “au ras du sol”, puisque nous ne voyons à l'écran que ce que lui et ses camarades sont en mesure de voir. Donc, aucun plan de survol du “point de vue de Dieu”, aucun mouvement de grue géant, aucun plan pris d'hélico sur ces “fourmis” perdues dans l'immensité du désert. Le cadreur se déplace avec les acteurs, à leur rythme, et chaque mouvement d'appareil est motivé[5]. »

— Sam Mendes

Clins d’œil [modifier]

  • Au cours d'une scène, les marines assistent à la projection du film Apocalypse Now, sur lequel le chef monteur Walter Murch avait déjà officié[5]. Par ailleurs, les soldats pensent également recevoir une cassette vidéo de Voyage au bout de l'enfer mais c'est en réalité une vidéo “coquine” d'une femme d'un soldat du régiment.
  • La première scène du film pourrait rappeler Full Metal Jacket de Stanley Kubrick.

Bande originale [modifier]

Distinctions [modifier]

San Diego Film Critics Society Awards 2005[7]
Prix Spécial pour Jake Gyllenhaal (également récompensé pour Le Secret de Brokeback Mountain et Proof)
Satellite Awards 2005
Nomination au Satellite Award du meilleur acteur dans un film dramatique pour Jake Gyllenhaal
Nomination au Satellite Award du meilleur second rôle masculin dans un film dramatique pour Peter Sarsgaard
Nomination au Satellite Award du meilleur montage pour Walter Murch
Nomination au Satellite Award du meilleur scénario adapté pour William Broyles Jr.
Visual Effects Society Awards 2005
Nomination au Visual Effects Society Award des meilleurs effets spéciaux secondaires dans un film
Washington D.C. Area Film Critics Association Awards 2005
Nomination au prix du meilleur second rôle masculin pour Peter Sarsgaard
Art Directors Guild 2006
Nomination au Prix d'Excellence en direction artistique pour Dennis Gassner, Stefan Dechant, Christina Wilson, Marco Niro, A. Todd Holland et Christopher Tandon
Black Movie Awards 2006
Nomination au Black Movie Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Jamie Foxx
Satellite Awards 2006
Nomination au Satellite Award du meilleur coffret DVD

Box-office [modifier]

  • Crystal Clear app package network.png Mondial : 96 889 998 dollars[8]
Drapeau des États-Unis États-Unis : 62 658 220 dollars
hors Drapeau des États-Unis États-Unis : 34 231 778 dollars

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Jarhead, littéralement « Tête de bocal », est le surnom donné aux Marines dès qu'ils ont été tondus après leur incorporation au contingent.
  2. a et b Titres et dates de sortie - Internet Movie Database
  3. Doublage français - Voxofilm
  4. Doublage québécois - Doublage.qc.ca
  5. a, b, c, d, e, f et g Secrets de tournage - AlloCiné
  6. Lieux de tournage - Internet Movie Database
  7. (en) Award - Internet Movie Database
  8. (en) Box-office - Box Office Mojo
  9. Fiche du film - AlloCiné