Jardin de Fin

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Vue du pavillon central du jardin de Fin en 2005
Vue d'un des bassins

Le jardin de Fin (en persan: Bāgh-e Fin باغ فین) est un jardin persan situé à côté du village de Fin, à quelques kilomètres au sud-ouest de la ville de Kachan. Il réunit des éléments architectoniques des périodes safavide, zand et qadjare. Avec ses nombreux bassins, fontaines et cours d'eau, ses grands et vieux arbres, il compte parmi les jardins les plus beaux d'Iran.

Dans la partie ouest du jardin se trouve le musée national de Kachan comprenant des fonds archéologiques, comme ceux provenant des sites de Sialk, de Tchogha Zanbil, de Hasanlu, de Khorvin et de la province du Lorestan. On y trouve aussi des artefacts ethnographiques, des calligraphies (nastaliq) d'artistes de l'époque qadjare, ainsi que de nombreux objets d'artisanat.

Historique[modifier | modifier le code]

Les origines du jardin remontent à la période safavide. Il existe des sources indiquant qu'un jardin plus ancien se trouvait à proximité, mais son emplacement n'a pas encore été trouvé. Il existe une description du jardin effectuée en 1504 au moment de la réception ici du souverain safavide Ismaïl. Le jardin a été dessiné sous sa forme actuelle sous le chah Abbas Ier (1571-1629), comme un jardin traditionnel persan. Il a été décrit sous Abbas II, mais cette description ne subsiste plus. Le jardin devait donner une vision paradisiaque, comme un jardin d'Eden.

Le jardin a été agrandi et en partie reconstruit sous Abbas II et sous Fath Ali (1799-1834). Les pavillons visibles aujourd'hui datent pour la plupart du règne de ce dernier souverain. C'est ici en 1852 qu'a été exécuté sur ordre impérial le chancelier Amir Kabir. Le jardin a été ensuite livré à l'abandon jusqu'en 1935, subissant des dommages. Il a été inscrit cette année-là à la liste du patrimoine protégé d'Iran et en 2011 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Description[modifier | modifier le code]

Le jardin de Fin s'étend sur 2,3 hectares. Il est entouré d'un mur protégé d'une tour à chacun des quatre angles. Il est parcouru de plusieurs bassins et petits canaux irrigués pour la plupart à partir de la source de Soleymaniyeh avec l'aide d'un système de qanats. La pression est si forte qu'il n'y a pas besoin de pompe pour alimenter certains bassins et certaines fontaines.

On trouve un grand nombre de cyprès plantés dans ce jardin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Donald N. Wilber, Bāgh-e Fīn near Kashan, in Ars Orientalis 2, 1957, pp. 506–508

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]