Japonologie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La japonologie, ou études japonaises, est une discipline de l'orientalisme scientifique (voir également Études Asiatiques (en) et Études de l'Asie de l'Est) qui étudie le Japon, son histoire et sa culture à travers diverses disciplines scientifiques issues des humanités et des sciences sociales telles que la sociologie ou l'anthropologie.

Une personne qui étudie le Japon peut être japonologue ou spécialiste du Japon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Trois époques semblent caractériser l’histoire de la japonologie : l’éloignement, la gloire, et l’ignorance.

  • Jusqu’au début du XXe siècle, les voyages lointains ne sont pas faciles, et la japonologie demeure le fait de fins lettrés. De rares parutions se consacrent au sujet.
  • Dans les années 1980, au cœur du « miracle économique japonais », la presse française qualifie les Japonais de « maîtres du monde » (L'Express Spécial Japon, 1988) : l’intérêt de l’Occident pour le Japon est à son comble.
  • De nos jours, toute référence aux réalisations exemplaires des Japonais paraît suspecte aux yeux d’un milieu intellectuel fortement connoté à gauche (voir article sur Toyota)[non neutre]

Cette ignorance intentionnelle ou fortuite, et cette passion soudaine relèvent du même manque d’intérêt pour une civilisation originale, même si le Japon tire sa force de la solidité de ses racines chinoises qu’il préserve par un système linguistique spécifique également original : cette solidité et cette conscience de leur patrimoine permettent aux Japonais de s’ouvrir au monde moderne avant d’autant plus de force.

Chercheur(e)s[modifier | modifier le code]

Parmi les francophones contemporains, quelques spécialistes reconnus sont le journaliste Philippe Pons, le sociologue Jean-François Sabouret, les géographes Philippe Pelletier et Augustin Berque ou encore Christian Sautter.

Parmi les chercheurs enseignant à l'université en France :

  • A Bordeaux 3 : Eddy Dufourmont et Christine Lévy en histoire, Makoto Asari en philosophie, Edwige Fujimoto de Chavanes en littérature, Anne Gossot en art, Eri Suzuki en didactique.

La Maison Franco-Japonaise de Tokyo abrite également quelques chercheur(e)s habituellement en poste pour quelques années.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Associations :

Instituts d'Études japonaises :