Janusz Palikot

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Janusz Palikot Katowice Kongres.jpg

Janusz Marian Palikot ('januʃ palikot), né le 26 octobre 1964 à Biłgoraj, non loin de Lublin, est un entrepreneur et homme politique polonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de philosophie, il se lance dans les affaire et fait fortune dans la distribution de vodka et de vins importés[1]. Il finance alors des actions culturelles mais aussi une revue réactionnaire Ozon.

Il se lance en politique en 2005 et est élu député de la Plateforme civique à la Diète dans la région de Lublin. Son langage populaire et ses manières volontiers provocatrices vont lui attirer rapidement l'attention des médias[1]. Son discours va alors devenir plus radical[1].

En 2007, il brandit un pistolet et un pénis en plastique pour dénoncer une affaire d'agression sexuelle commise par un policier[réf. nécessaire].

En janvier 2008, il préside une commission pour lutter contre la bureaucratie[1].

Il quitte en 2010 la Plateforme civique pour créer sa propre formation intitulée Ruch Palikota (Mouvement Palikot), notamment pour s'opposer aux ingérences de l'Église dans les affaires de l'État (il a ainsi demandé le retrait des croix et crucifix des bâtiments publics[1]) et pour soutenir la cause des femmes et celle des homosexuels. Il est partisan de la légalisation de l'avortement et de la marijuana[1]. En économie, c'est un libéral affirmé[1], qui prône par exemple la simplification des règlements pour les chefs d'entreprise, un taux d'imposition unique, ou encore la réduction de moitié des dépenses militaires. Il démissionne en janvier 2011 de son mandat de député.

Son mouvement obtient un succès relatif aux élections législatives d'octobre 2011, avec 10 % des voix[2]; il se prononce pour un soutien à un gouvernement de la Plateforme civique, qui a remporté les élections, à certaines conditions, avant que celle-ci choisisse de reconduire la coalition sortante. En 2013, il participe, avec l'ancien président Aleksander Kwaśniewski et d'autres personnalités de centre-gauche, au lancement d'un mouvement pro-européen, Europa Plus, pouvant se muer en un parti politique. Le mouvement se présente aux élections européennes de mai 2014, mais ne remporte que 3,57 %, seuil insuffisant pour obtenir des élus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]