Jane de la Vaudère

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Jane de la Vaudère

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Jane de la Vaudère d'après une gravure publicitaire d'E. de Lauda pour le vin Mariani.

Activités écrivain
Naissance 15 avril 1857
Drapeau de la France Paris
Décès 26 juillet 1908 (à 51 ans)
Drapeau de la France Paris

Jane de la Vaudère est le nom de plume de Jeanne Scrive, femme de lettres française (Paris le 15 avril 1857 ; id. le 26 juillet 1908). Son œuvre, à l'intersection du naturalisme et du mouvement décadent, est représentative de l'esprit et du style fin-de-siècle. Disposant d'un assez large public avant la Grande Guerre, traduite dans plusieurs langues (allemand, portugais[1], espagnol, tchèque, hongrois), elle tomba par la suite dans un oubli presque total, jusqu'à ce que son abondante production connaisse un regain d'intérêt, grâce au renouvellement des études sur la littérature de la fin du dix-neuvième siècle[2].

Sa vie[modifier | modifier le code]

Jane de la Vaudère à sa table de travail vers 1905

Jane de la Vaudère naquit à Paris, le 15 avril 1857. Flamande par son père, alsacienne par sa mère, elle était issue de la bonne société. Son père, Gaspard-Léonard Scrive, chirurgien militaire célèbre, avait été le médecin en chef de l'armée française durant la Guerre de Crimée. Son oncle maternel, Louis Loew (1828-1917), fut président de la chambre criminelle de la Cour de cassation de 1886 à 1899, et, à ce titre, fut mêlé de près à la révision de la condamnation de Dreyfus. Ajoutons qu'elle cousinait avec la famille Scrive de Lille, qui s'illustra dans diverses branches de l'industrie au XIXe siècle. Très tôt orpheline de père et de mère[3], elle fut placée au couvent de Notre-Dame de Sion, dont la supérieure, mère Marie-Emélie Lagarmitte, était une de ses cousines. A l'âge de 18 ans, elle épouse Camille Gaston Crapez (1848-1912), rencontré au Mans à l'occasion d'une visite chez sa soeur aînée Marie, mariée au médecin militaire Dauvais de Gerardcourt. Gaston Crapez héritera de sa mère le château de la Vaudère à Parigné-l'Évêque dans la Sarthe, propriété à laquelle elle empruntera son pseudonyme littéraire. Leur fils, Fernand Crapez, fut lui-même maire de cette petite ville. C'est toutefois à Paris qu'elle vécut, d'abord au 39, rue La Boétie, puis au 9, place des Ternes, où elle recevait le mercredi, dans un appartement savamment décoré à l'atmosphère fin-de-siècle. Dans Mon Paris et ses Parisiens, André de Fouquières rapproche Jane de La Vaudère de la baronne Deslandes, évoquant « des actrices sans théâtre, mais non sans rôle. »

Elle fut faite officier de l'Instruction publique (distinction honorifique que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de Palmes académiques). Elle mourut le 26 juillet 1908. Ses obsèques eurent lieu le 29 juillet 1908 en l'église Saint-Ferdinand-des-Ternes (Paris). Le quotidien Le Temps du 27 juillet 1908 faisait part de sa disparition en ces termes : « On annonce la mort d'un écrivain connu, Mme Jane de La Vaudère, auteur de plusieurs ouvrages où la hardiesse du sujet n'enlevait rien à la grâce littéraire. »

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Tombe de Jean-Jacques Weigel (1784-1856), grand-père maternel de Jane de La Vaudère au cimetière Sainte-Hélène de Strasbourg. Le médaillon est dû à André Friedrich

Elle est l'auteur d'une quarantaine d'œuvres. On compte plus de trente romans et recueils de nouvelles, quatre recueils de poésie et une dizaine de pièces, opérettes, comédies ou drames. Malgré le succès dont attestent ses tirages ainsi que le nom de ses éditeurs (Méricant, Ollendorff et Flammarion), malgré sa collaboration à de nombreux périodiques de l'époque, elle ne parvint pas à devenir membre du comité d'administration de la Société des gens de lettres[4]. Il est vrai que la Belle Époque fut riche en romancières de talent, et les "mâles" des lettres ne voyaient pas d'un bon œil cette concurrence. Elle fut proche cependant d'Émile Zola dont elle adapta un conte pour le théâtre du Grand-Guignol.

Sa poésie fut saluée par Leconte de Lisle, qui dit d'elle « qu'elle avait le charme et la vigueur, une palette abondante, composée des nuances les plus tendres et des tons les plus chauds »[réf. nécessaire].

La plupart de ses romans traitent avec habileté les thèmes naturalistes ou décadents ; ils font de Jane de la Vaudère un écrivain représentatif de l'esprit et du style fin-de-siècle. On peut citer, parmi ses œuvres les plus représentatives, L'Anarchiste, Le Droit d'aimer, Les Sataniques, ou encore Les Androgynes et Les Demi-Sexes, qui concentrent les représentations polymorphes du saphisme et de l'uranisme propres à la Belle Époque. Elle cultiva aussi le roman historique et l'exotisme ( Les Courtisanes de Brahma, Les Mystères de Kama, La Vierge d'Israël, La cité des sourires). Quant à son roman La Porte de félicité, il témoigne de son net engagement en faveur des Arméniens opprimés par l'Empire ottoman.

On lui doit aussi l'adaptation pour le théâtre d'un conte de Zola, Pour une nuit d'Amour, sous le nom de Jean Scrive, en collaboration, une comédie en vers, Les Statues, et une fantaisie japonaise, Les Trois Mousmés. Elle écrivit également en collaboration avec Félicien Champsaur un conte japonais, et avec Aurélien Scholl, une comédie en quatre actes : l'Eclosion.

Poèmes[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Jane de la Vaudère étant introuvables ou presque, nous offrons aux lecteurs de l'encyclopédie Wikipédia quelques-uns de ses vers.

La Couleur des baisers

Les mots ont leur couleur et les baisers aussi :

Les uns, du ton pâli des roses effeuillées,

S'envolent tristement vers les cimes brouillées

Où pleure le regret du souvenir transi.

D'autres, dernières fleurs, sur le chemin durci,

Aux pétales de givre, aux corolles fouillées

Dans des pleurs de cristal, sont aux âmes rouillées

D'un blanc immaculé, sous le ciel obscurci.

Quelques-uns ont le ton discret des violettes ;

D'autres, presque effacés, doux et frêles squelettes,

Me semblent un essaim de grands papillons gris.

Le baiser noir du mal mord ainsi qu'une gouge,

Mais le roi des baisers dont mon être est épris

Est ton baiser de sang, ton ardent baiser rouge !

(Évocation)

Fleurs d'eau

L'hybride nymphéa, calice d'or vivant,

Qui lève dans les joncs son éclatant visage,

Et paraît contempler le sombre paysage

Qui fait à sa splendeur un asile fervent.

Le nymphéa neigeux des rives taciturnes,

Dont le sein orgueilleux est un jardin d'amour

Où des souffles divins errent pendant le jour

Pour parfumer, là-haut, les nymphéas nocturnes.

Le mystique lotus qui semble un trou d'azur

Ouvert sur le vieux Gange en un ciel de mystère,

Un ciel transparaissant au travers de la terre,

Mais un ciel plus profond, plus ardent et plus pur.

Le grand nelumbium aux anthères vernies

Qui semblent rayonner en astrales clartés ;

Les iris plucheux des étangs attristés

Qui montrent leurs fronts bleus aux douceurs infinies.

Depuis la populage à la lentille d'eau,

Depuis la sagittaire à la valisnerie,

Mon rêve se repose en cette île fleurie

Dont le lac ténébreux porte le vert fardeau.

Hôte des fonds cachés, cher monde énigmatique,

Fleurs aux stigmates noirs comme des yeux pervers !

Vous créez, dans la nuit, les pâles univers

Où flotte vaguement votre âme romantique.

Tendant, au ras du sol, l'éventail de velours

De votre épais feuillage où l'humble animalcule,

S'éveille, vit et meurt, de l'aube au crépuscule,

Vous soutenez l'orgueil de vos pétales lourds.

Semblant dans un miroir réfléchir les planètes,

Vous étalez, sur l'eau, vos faces de clartés,

Et vos âmes de fleurs sont des affinités

Adorables avec les âmes des poètes !

Dans votre mare glauque où se brouille le ciel,

Sous la douve et la flambe aux haleines fiévreuses,

J'entends se réveiller mille voix amoureuses

Qui chantent leur bonheur dans le couchant de miel.

C'est une mélodie enivrante et divine :

Faites d'ardents sanglots et de tristes chansons ;

Et l'on croit voir monter d'ineffables frissons

Des noires profondeurs que le désir devine.

Dans votre air maladif mon esprit est moins seul,

Évoquant, en secret, d'étranges atavismes ;

Et, cédant éperdue, à vos doux magnétismes,

Je voudrais m'endormir sous votre vert linceul !

(Évocation)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ses livres furent d'ailleurs, de 1926 à 1975, interdits au Portugal.
  2. Renouvellement largement dû, en France, aux stimulants travaux menés en Sorbonne, de 1979 à 1999, dans le séminaire du professeur Jean de Palacio.
  3. Sa mère, Barbe Elisabeth Scrive, était la fille du notaire et conseiller municipal de Strasbourg Jean-Jacques Weigel : elle mourut en 1870. Jane de La Vaudère avait une sœur, Marie Scrive (1849-1918), qui épousa un médecin militaire, J.-B. Dauvais de Gérarcourt (1820-1888).
  4. Elle en était sociétaire

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

À une exception près, aucune des œuvres de Jane de La Vaudère n'a été rééditée ; on a donc indiqué entre parenthèses, pour chaque titre, la cote de l'ouvrage tel qu'on peut le consulter à la Bibliothèque nationale de France.

POÉSIES

  • Les Heures perdues, Paris : A. Lemerre, 1889. (8-YE-2175)
  • L'Éternelle chanson, [mentionné par l'Académie française], Paris : P. Ollendorff, 1890. (8-YE-2478)
  • Minuit, Paris : P. Ollendorff, 1892. (8-YE-2971)
  • Évocation, Paris : P. Ollendorff, 1893.
  • Royauté morte, conte fantastique en 1 acte, Paris. Paru dans la Nouvelle Revue du 4 mars 1897 [1] disponible sur Gallica
  • Les Baisers de la Chimère, Paris. [Non mentionné par le catalogue Opale de la BnF]

ROMANS et NOUVELLES

  • Mortelle étreinte, Paris : P. Ollendorff, 1891. (8-Y2-44686)
  • L'Anarchiste, Paris : P. Ollendorff, 1893. (8-Y2-47547)
  • Rien qu'amante !, Paris : P. Ollendorff, 1893. (8-Y2-48932)
  • Ambitieuse, Paris : P. Ollendorff, 1894. (8-Y2-49654)
  • Le Droit d'aimer, Paris : P. Ollendorff, 1895. (8-Y2-49166)
  • Le Centenaire d'Emmanuel, Genève : Impr. suisse, 1896. (8-Y2-51305) Le centenaire d'Emmanuel dans La nouvelle revue
  • Les Sataniques (recueil de nouvelles), Paris : P. Ollendorff, 1897.
  • Les Demi-Sexes, Paris : P. Ollendorff, 1897. (8-Y2-23416)
  • Le Sang, Paris : P. Ollendorff, 1898. (8-Y2-51324)
  • Les Frôleurs, roman dialogué, Paris : P. Ollendorff, 1899. (8-Y2-52037)
  • Trois fleurs de volupté, roman javanais, Paris : E. Flammarion, 1900. (8-Y2-52450)
  • Le Mystère de Kama, roman magique indou, Paris : E. Flammarion, 1901. (8-Y2-53162)
  • L'Amazone du roi de Siam, Paris : E. Flammarion, 1902. (8-Y2-53495)
  • La Mystérieuse, Paris : E. Flammarion, 1902. (8-Y2-40971 (421))
  • Les Androgynes, roman passionnel, illustré de 25 compositions de Maurice Neumont, Paris : A. Méricant, 1903. (8-Y2-54016) [Ce roman sera repris par Méricant, dans la collection "Roman-Bibliothèque", sous le titre Folie d'opium ; voir le catalogue du Centre Joseph-Sablé de l'Université de Toronto]
  • Les Courtisanes de Brahma, Paris : E. Flammarion, 1903. (8-Y2-55230) [2] disponible sur Gallica
  • L'Expulsée, Paris : E. Flammarion, 1903. (8-Y2-54663)
  • Le Harem de Syta, roman passionnel, Paris : A. Méricant, 1904. (8-Y2-21589)
  • L'Amante du Pharaon (mœurs antiques). [Illustrations de Ch. Atamian] Paris : J. Tallandier, 1905.
  • Confessions galantes, en collaboration avec Théo-Critt (pseudonyme de Théodore Cahu) ; illustré de 60 compositions de Préjelan ; Paris : A. Méricant, 1905. (8-Y2-55230)
  • Le Peintre des frissons, roman parisien, Paris : E. Flammarion, 1906. (8-Y2-56316)
  • La Sorcière d'Ecbatane, roman fantastique, Paris : E. Flammarion, 1906.
  • Le Crime d'aimer, Paris : A. Méricant, 1908. (8-Y2-56942)
  • L'Élève chérie, roman parisien, Paris : Bibliothèque générale d'édition, 1908. (8-Y256821)
  • Sapho, dompteuse, Paris : A. Méricant, 1908. (2000-79351) disponible sur Gallica
  • Les Audacieux, Paris : A. Méricant, 1909. (8-Y2-57932) : P.U.F., 2004.
  • La Cité des sourires, roman japonais, Paris : Librairie des publications modernes, (s. d.). (8-Y2-56310.) Réédition à Paris : Kwok On, 1993.
  • L'Invincible amour ! roman..., Paris : A. Méricant, (s. d.). (8-Y2-57892)
  • Le Jardin du péché, Paris : A. Méricant, (s. d.). (8-Y2-22938)
  • La Porte de félicité, Paris : E. Flammarion, (s. d.). (8-Y2-56311)
  • Les Prêtresses de Mylitta, roman babylonien, Paris : A. Méricant, (s. d.). (8-Y2-56309)
  • Le Rêve de Mysès, roman d'amour de mœurs antiques, Paris : Librairie d'art technique, (s. d.). (8-Y2-56316)
  • La Vierge d'Israël, roman de mœurs antiques, Paris : A. Méricant, (s. d.). (8-Y2-56315)

THÉÂTRE

  • Le Modèle, comédie en 1 acte, en vers, Paris : A. Lemerre, 1889.
  • Pour une nuit d'amour ! drame en 1 acte, d'après le conte d'Émile Zola [Paris, Grand-Guignol, 16 mai 1898], Paris : P. Ollendorff, 1898. (8-YTH-28561)
  • Pour le flirt ! saynètes mondaines, [15 comédies et fantaisies lyriques] Paris : E. Flammarion, 1905. (8-YF-1436) disponible sur Gallica
  • Dupont sera élu ! comédie électorale en 1 acte. Paris : G. Ondet, 1906. (8-RF-63707)
  • Mademoiselle de Fontanges, pièce en 4 actes, en vers..., Paris : A. Méricant, 1909. [Lu au Théâtre Fémina] (8-YTH-33008)

DIVERS

  • La Photographie du nu, par C. Clary, avec la collaboration d'écrivains français et étrangers [Gleeson White, Gustav Fritsch, Will. A. Cadby et Gabriely]. Préface de Jane de La Vaudère. Paris : C. Klary, 1902. (4-V-5439)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études consacrées à Jane de la Vaudère

  • Patrick Chadoqueau, « Maupassant plagié », Histoires littéraires, no 16, octobre-décembre 2003, p. 69.
  • Guy Ducrey, « Jane de la Vaudère. Le sang et la science », Cahiers de Littérature française, Décadents méconnus, VII-VIII, mars 2009, p. 144-160.
  • Jean de Palacio, « La postérité d'À Rebours, ou le livre dans le livre », dans Figures et formes de la décadence, Paris : Séguier, 1994, p. 194-202.
  • Joëlle Prungnaud, Gothique et Décadence. Recherches sur la continuité d'un mythe et d'un genre en Grande-Bretagne et en France, Paris : Honoré Champion, 1997 [chap.« Le cas de Marie Corelli et Jane de la Vaudère », p. 222-239].
  • Geneviève De Viveiros, Jane de la Vaudère (1857-1908) : une femme de lettres fin-de-siècle, Mémoire de maîtrise, Université de Toronto, 2003.
  • Geneviève De Viveiros, « Lettres inédites de Jane de La Vaudère à Émile Zola : de la société des gens de lettres à Pour une nuit d'amour ! », Les Cahiers naturalistes, no 81, septembre 2007, p. 231-242.

Pour aller plus loin

Anthologies et dictionnaires

  • Claudine Brécourt-Villars, Écrire d'amour : anthologie érotique féminine 1789-1984, Paris : Ramsay, 1985.
  • Philippe Hamon et Alexandrine Viboud, Dictionnaire thématique du roman de mœurs 1814-1914, Paris : Presses Sorbonne Nouvelle, 2008.
  • Alphonse Séché, Les Muses françaises. Anthologie des femmes-poètes 1200-1891, 2 volumes, Paris : Louis-Michaud, 1909.

À propos de la décadence

  • Nicole G. Albert, Saphisme et décadence dans Paris fin-de-siècle, Paris : La Martinière, 2005.
  • Nicole G. Albert, Du mythe à la pathologie. Les perversions du genre dans la littérature et la clinique fin-de-siècle, Diogène no 208, Paris : P.U.F., 2004.
  • Liz Constable, Matthew Potolsky, Dennis Denisoff (sous la dir. de), Perennial Decay : On the Aesthetics and Politics of Decadence, Philadelphie : Penn Press, 1998.
  • Peter Cryle, Reading Sexuality in French Publishers' Catalogue of the Late Nineteenth Century : the Challenge of Using Foucault, Center for History of European Discourses, Université de Queensland (Australie), 2004.
  • Peter Cryle, Foretelling Pathology : The Poetics of Prognosis, French Cultural Studies, vol.17, no 1, Université de Queensland (Australie), 2006.
  • Guy Ducrey, Corps et Graphies. Poétique de la danse de la danseuse à la fin du XIXe siècle, Paris : Honoré Champion, 1996.
  • Jean Libis, Le Mythe de l'androgyne, Paris : Berg international, 1980.
  • Frédéric Monneyron, L'Androgyne décadent. Mythe, figure, fantasmes, Grenoble : Ellug, 1996.
  • Alain Montandon, Mythes de la décadence, Clermont-Ferrand : Presses de l'Université Blaise-Pascal, 2001.
  • Jean de Palacio, Le Silence du texte. Poétique de la décadence, Louvain : Peeters Publishers, 2003.
  • Nathalie Prince, Les Célibataires du fantastique. Essai sur le personnage célibataire dans la littérature de la fin du XIXe siècle, Paris : L'Harmattan, 2002.
  • Julia Przysboś, Zoom sur les décadents, Paris : José Corti, 2002.
  • Évanghélia Stead, Le monstre, le singe et le fœtus : tératologie et décadence dans la l'Europe fin-de-siècle, Genève : Droz, 2004.

Bibliographies de personnages de la Belle Epoque

  • Claude Francis et Fernande Gontier, Mathilde de Morny. 1862-1944. La Scandaleuse Marquise, Paris : Perrin, 2000.[Voir aussi l'article consacré à Mathilde de Morny]
  • Teresa Ransom, Miss Mary Corelli. Queen of Victorian Bestsellers, Gloucestershire : Sutton Publishing, 1999. [Pour la comparaison faite par Joëlle Prungnaud, op. cit., entre Jane de la Vaudère et Marie Corelli]

Féminisme et romancières de la Belle Époque

  • Ellen Constans, Ouvrières des lettres, Limoges : Presses universitaires de Limoges, 2007.
  • Gabrielle Houbre, A belle époque das romancistas, Revista Estudos Feministas, Université de Rio de Janeiro, vol. 10, no 2, juillet/décembre 2002.
  • Jean Rabaut, Féministes à la Belle Époque, Paris : France-Empire, 1985.

Témoignages des contemporains

  • Liane de Pougy, Les Sensations de Melle de La Bringue, Paris : Albin Michel, 1904.[Voici ce qu'écrit Claudine Brécourt-Villars, op. cit. p. 148, de cet intéressant roman : « Les Sensations de Melle de La Bringue sont présentées comme un roman à clé. Les noms peuvent apparaître obscurs aujourd'hui, mais il s'agit de personnages connus à l'époque. On y rencontre, en effet, Cléo de Mérode sous le nom de : Méo de la Clef ; Colette : Paulette ; Caroline Otero : Caramanjo ; Émilienne d'Alençon : Juliette de l'Orne ; Sarah Bernhardt : Rachel la Rose ; Jane de La Vaudère : Vaude de la Janère. Voilà pour les femmes. Parmi les hommes, ce sont les écrivains : Marcel Schwob : Sarcelle Sobj ; Jean Lorrain, sous le nom de Lebreton (...) ; Paul Adam devient Paul Eve, Pierre Loti : Pierre de Loto ; Félicien Champsaur : Félicien Saurien des Champs ; Edmond Rostand est baptisé Renoy. On y rencontre aussi des artistes et des musiciens : Fauré devient Nazillard de Saint ; Lavallière : des Variétés, Cravate des « Fixités » ; le comédien de Max : Ajax. Enfin Léopold II est baptisé quant à lui Monsieur du Congo... »]
  • Han Ryner, Le Massacre des Amazones, Paris : Chamuel, 1899.[Partant du douteux principe que les "genres de l'imagination" ne conviennent pas aux femmes, le célèbre anarchiste éreinte ici près de deux cents femmes de lettres ; Jane de la Vaudère, classée avec Rachilde parmi les "cygnes noirs", n'échappe pas à ses coups de griffes]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]