Jane Marcet

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Jane Marcet

Description de l'image  Marcet Jane.jpg.
Nom de naissance Haldimand
Activités Écrivaine
Naissance 1er janvier 1769
Genève (Suisse)
Décès 28 juin 1858
Londres
Langue d'écriture Anglais
Genres Vulgarisation scientifique

Jane Marcet (née Haldimand à Genève le 1er janvier 1769 et décédée le 28 juin 1858 à Londres) a écrit plusieurs livres de vulgarisation scientifiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille aînée d'Antoine François Haldimand, riche banquier et marchands de biens suisse, et d'une mère anglaise. Elle reçoit la même instruction très poussée que ses frères, dispensée par des précepteurs qualifiés.

Elle a quinze ans au décès de sa mère et doit assurer la responsabilité de la vie familiale (nombreux frères et sœurs) ainsi que des réceptions organisées chaque semaine par son père. Elle fait la connaissance de savants comme les chimistes Jöns Jacob Berzelius, William Hyde Wollaston, Humphry Davy, le botaniste Augustin de Candolle, le mathématicien Horace Bénédict de Saussure, le physicien Auguste de la Rive.

Marié à 30 ans avec Alexandre John Gaspard Marcet, de Genève, banni pour cinq ans après les événements de 1794 (réclamation de l'égalité aux habitants du canton), qui part étudier la médecine à Édimbourg. Il est le premier à montrer l'intérêt de la chimie pour le développement des connaissances et de la pratique médicales. Naturalisé citoyen britannique en 1800, il aura avec Jane trois enfants.

Réunissant sa passion pour les questions scientifiques et l'éducation des jeunes filles, Jane Haldimand Marcet publie des ouvrages de vulgarisation dans pratiquement tous les domaines.

Ces ouvrages ont de nombreuses rééditions et traductions, les deux les plus connus étant : Conversations sur la chimie (fin 1805) et Conversations sur l'économie politique (1816) qui fera l'objet de 16 éditions et de traductions en français, néerlandais, allemand et espagnol. En 1819 elle publie Conversations sur la philosophie naturelle.

Le contenu de ces textes ne s'adresse pas seulement à des adolescents : ils tentent de mettre à la portée d'un large public les connaissances les plus avancées de l'époque. Elle rencontre les économistes Thomas Malthus et David Ricardo, entre autres.

Ses activités l'amènent à se lier avec des femmes actives de son temps, comme Mary Somerville, Maria Edgeworth et Harriet Martineau.

Veuve en 1822, elle meurt en 1858 après avoir publié une trentaine d'ouvrages dont Rich and Poor (1851), qui intervient dans le grand débat social de l'époque sur la Loi sur les Pauvres.

Impact de son œuvre[modifier | modifier le code]

Son impact est important, populaire avec plusieurs dizaines de milliers de livres imprimés, mais aussi attesté dans la formation des savants de la génération suivante : Michael Faraday, George Darwin (fils de Charles), Clara Immerwahr, Robert Sanderson Mulliken mentionnent qu'ils ont lu ou étudié les Conversations… de Jane Marcet. Thomas Jefferson et Thomas Cooper aux États-Unis, recommanderont la lecture des Conversations sur la chimie.

Ses ouvrages servent de support à l'introduction en chimie, en physique ou en économie à l'université, puis dans des lycées d'Europe et des États-Unis.

Elle réalise elle-même les illustrations qui représentent des expériences, ce qui lui permet de présenter la chimie de manière expérimentale, dans la terminologie de Lavoisier.

Le dispositif narratif que Jane Marcet utilise, une gouvernante célibataire et deux jeunes filles aux caractères différents, lui permet d'agir tout à la fois sur la place des femmes dans la société et sur leur rapport au savoir. Son objectif est d'instruire (ne pas séparer les connaissances scientifiques de la culture qui les produit) et d'éduquer (ne pas dissocier les connaissances scientifiques du monde des valeurs, qui en détermine les usages sociaux).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Conversations on Chemistry, Intended More Especially for the Female Sex, London, 1806
  • Conversations on Political Economy, London, 1816
  • Conversations on Evidences of Christianity, 1826
  • Conversations on Vegetable Physiology, London, 1828
  • Conversations on Intellectual Philosophy : or, a familiar explanation of the Nature and Operations of the Human Mind, London, 1829
  • Bertha's Visit to Her Uncle in England, London, 1830
  • A History of Africa, London, 1830
  • Essays, 1831
  • John Hopkins's Notions on Political Economy, London, 1833
  • The Seasons. Stories for very young children, 1835
  • Mary's grammar, interspersed with stories and intended for the use of children, London, 1835
  • Willy's Holidays ; or Conversations on Different Kinds of Government, London, 1836
  • Conversations on nature and art, London, 1838
  • The Ladies' companion to the Flower Garden, 1841
  • Conversations on the History of England, 1842
  • Conversations on Land and Water, London, 1843
  • Conversations on Language for Children, 1844
  • Willy's Travels on the Railroad. Intended for Young Children, 1847
  • Rich and Poor, 1851

Source[modifier | modifier le code]

  • Daniel Dufourt, Une étude de cas d'épistémologie politique : la réception de l'œuvre de Jane Marcet, (GREPH-IEP de Lyon), janvier 2006.