Jan Peder Syse

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Jan Peder Syse
Illustration.
Fonctions
32e ministre d'État norvégien
Monarque Olav V de Norvège
Gouvernement Syse
Coalition H-KrF-SP
Prédécesseur Gro Harlem Brundtland
Successeur Gro Harlem Brundtland
Ministre de l'Industrie
Premier ministre Kåre Willoch
Prédécesseur Jens-Halvard Bratz
Successeur Petter Thomassen
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nøtterøy, Norvège
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès Oslo, Norvège
Nationalité norvégienne
Parti politique Parti conservateur (Høyre)
Conjoint Else Walstad
Diplômé de Université d'Oslo
Profession Juriste

Jan Peder Syse
Ministres d'État norvégiens

Jan Peder Syse, né le à Nøtterøy et décédé le à Oslo, est un homme politique norvégien, membre du Parti conservateur (Høyre).

Après avoir été membre du conseil municipal d'Oslo, il devient secrétaire d'État à la Justice en 1970, et entre au Storting trois ans plus tard. Il est nommé ministre de l'Industrie dans le gouvernement de coalition dirigé par Kåre Willoch, en 1983, mais doit le quitter au bout de deux ans. En 1989, il prend la tête d'un gouvernement minoritaire de centre-droit, qui s'effondre à peine un an plus tard, du fait de la rupture de la coalition.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Il achève ses études secondaires en 1949, et entreprend des études supérieures de droit à l'université d'Oslo. Il les achève huit ans plus tard et commence alors à travailler au département de gestion de Wilh. Wilhelmsen, une société de la marine marchande.

En 1967, il est choisi comme secrétaire particulier de Kåre Willoch, alors ministre du Commerce et de la Marine marchande de Norvège et conserve ce poste pendant trois ans.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Son père, Peter Syse, était un homme politique local et un dentiste. Il a rencontré sa femme, Else Walstad, lors de ses études à l'université d'Oslo, en 1955, et l'a épousée quatre ans plus tard. Ils ont eu deux enfants : Henrik et Christian.

Il est décédé d'une hémorragie intra-cérébrale le , à 66 ans.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Au cours des ses études, il est élu président de l'Association des étudiants conservateurs (DKS) en 1952, puis de la société des étudiants norvégiens (DNS) un an plus tard. Au sein de cette dernière, il a présidé le comité pour la construction du Chateau Neuf, qui accueille désormais le siège de la DNS.

En 1963, il est élu membre du conseil municipal d'Oslo, et y siège pour deux mandats de quatre ans.

Du gouvernement au Parlement[modifier | modifier le code]

Il entre au gouvernement le , en tant que secrétaire d'État du département de la Justice, sous la direction d'Egil Endresen. Contraint de quitter son poste avec l'arrivée au pouvoir du travailliste Trygve Bratteli le , il est élu député au Storting sous les couleurs du Parti conservateur (Høyre, H) lors des élections du . Il siégera au sein de nombreux comités et sera désigné délégué à l'assemblée générale de l'ONU, à l'Union interparlementaire (UIP) et d'autres organisations internationales.

Ministre et chef des conservateurs[modifier | modifier le code]

Il est nommé ministre de l'Industrie de Norvège le , dans le gouvernement de coalition minoritaire de Kåre Willoch. Malgré le fait que la coalition remporte 78 députés sur 157 aux élections du , et qu'elle soit reconduite au pouvoir, il quitte le cabinet le 3 octobre suivant.

Il retourne en effet au Storting, pour prendre la présidence du groupe parlementaire conservateur, qu'il conserve même après la démission de Willoch le du fait du rejet d'une question de confiance. Il succède deux ans plus tard à Kaci Kullmann Five à la présidence du Parti conservateur, étant ainsi le premier à cumuler la direction du parti et de ses députés.

Il s'attache alors, dans un contexte de sondages défavorables, qui montrent les conservateurs dépassés par le Parti du progrès (FrP), à relancer l'alliance du centre-droit, constitué à l'époque de son parti, du Parti populaire chrétien (KrF) et du Parti du centre (SP).

Ministre d'État[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives du , travaillistes et conservateurs connaissent un fort recul, notamment au profit du FrP et du Parti socialiste de gauche (SV). Dans leur ensemble, les trois formations du centre-droit recueillent 37,2 % des suffrages et 62 députés sur 165, contre 63 aux travaillistes. Ayant obtenu le soutien sans participation des 22 parlementaires du FrP, Jan Peder Syse est nommé ministre d'État de Norvège le 16 octobre et prend la tête d'un gouvernement minoritaire.

Dès le départ, des tensions apparaissent entre les trois partis concernant les relations avec l'Espace économique européen (EEE) et la Communauté économique européenne (CEE). Ces dissensions conduisent au retrait des centristes, qui disent préférer un gouvernement travailliste minoritaire, et à la démission du cabinet le .

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Deux mois avant sa démission, les médias d'Oslo révèlent le « problème Blaasenborg », à savoir des accusations selon lesquelles Syse, en tant que principal propriétaire et président du conseil syndical d'un groupe d'immeubles de la capitale norvégienne, n'avait pas respecté la date limite pour soumettre certains documents au fisc. Une enquête conclura que ces faits, bien qu'ils soient avérés, étaient sans gravité, mais il en est resté politiquement affaibli.

Au cours de son dernier mandat de député, à partir de 1993, il prendra régulièrement ses distances avec l'orientation politique de son parti. Il refuse, en 1997, d'être de nouveau candidat aux élections législatives, prévues le 15 septembre, et décède deux jours plus tard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]