Jan Konopka

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jan Konopka
Naissance 27 décembre 1777
Skolodycze (près de Slonim) (Drapeau de la Biélorussie Biélorussie)
Décès 12 décembre 1814 (à 37 ans)
Varsovie
Origine Polonais
Allégeance Drapeau de la République des Deux Nations République des Deux Nations
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Cavalerie
Grade Général de brigade
Années de service 17921812
Conflits Insurrection de Kościuszko
Campagne d'Italie (1796-1797)
Campagne d'Italie (1799-1800)
Guerres napoléoniennes
Commandement 7e régiment de chevau-légers lanciers
Lanciers polonais de la Garde impériale
Lanciers lituaniens de la Garde impériale
Faits d'armes Bataille de Zieleńce
Bataille de Friedland
Bataille d'Albuera
Bataille de Slonim
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de l'ordre de la Virtuti Militari
Baron de l'Empire

Jan Konopka, né le 27 décembre 1777 à Skolodycze (près de Slonim) et mort le 12 décembre 1814 à Varsovie, est un officier polonais qui est lieutenant dans les armées de Tadeusz Kościuszko, capitaine dans les légions polonaises en Italie, colonel d'un régiment de la légion de la Vistule et général de brigade au service de Napoléon Ier pendant les guerres napoléoniennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans l'armée polonaise[modifier | modifier le code]

Lanciers polonais de la Vistule en Espagne (peinture de Juliusz Kossak, 1875).

Jan Konopka est le fils d'Anna, un parent éloigné des princes de Condé, et de Franciszek Konopka, major dans l'armée de la République des Deux Nations. En 1792, il devient sous-lieutenant dans une brigade de cavalerie ukrainienne et prend part à la guerre russo-polonaise de 1792. Il combat à la bataille de Zieleńce à la suite de laquelle il est décoré. Lors de l'insurrection de Kościuszko, il se bat comme lieutenant à la bataille de Maciejowice où il est blessé et une nouvelle fois décoré. Après l'échec de l'insurrection, il émigre en France et s'engage comme volontaire dans l'armée française. En 1797, Konopka rejoint les légions polonaises en Italie avec le grade de capitaine et participe à plusieurs affrontements.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Après la dissolution des légions, il reprend du service en France comme major. Il devient colonel du régiment des lanciers de la Vistule. Il combat dans la guerre de la quatrième coalition et il est décoré de la Légion d'honneur pour sa participation à la bataille de Friedland. Par la suite, il part pour la guerre d'indépendance espagnole, où il connaît des alternatives de succès (comme par exemple lors de la bataille de Ciudad-Real)[1] et de revers (à la bataille de Yévenes). Il est fait général de brigade le 6 août 1811, après la bataille d'Albuera[2] puis baron de l'Empire.

Au cours de l'invasion de la Russie par Napoléon en 1812, il est placé à la tête du 3e régiment de lanciers de la Garde impériale. Suite à une série d'erreurs, il est surpris et attaqué à Slonim par les troupes du général Eufemiusz Czaplic. Certaines sources indiquent qu'il serait resté trop longtemps dans Slonim dans le but de former des volontaires, tandis que d'autres affirment qu'il aurait décidé d'attaquer une force numériquement supérieure. La plupart de ses hommes sont capturés et le reste dispersé, et seules les unités de Tartares lituaniens en patrouille réussissent à s'échapper. Konopka lui-même est blessé et fait prisonnier par les Russes qui l'envoient à Chersonèse. Après avoir été libéré de prison en 1814, il se voit offrir le commandement de la 1re brigade de cavalerie du Royaume du Congrès, mais il refuse. Épuisé par ses blessures, la prison et la fatigue, il meurt la même année à Varsovie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stefancic 2005, p. 103
  2. Smith 2007, p. 95

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Digby Smith, Charge ! : Great Cavalry Charges of the Napoleonic Wars, MBI Publishing Company,‎ 2007.
  • (en) David Stefancic, Armies in exile, East European Monographs,‎ 2005.