Jan Kiepura

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Jan Wiktor Kiepura (Sosnowiec, 16 mai 1902 - Harrisson, 15 août 1966). Ténor polonais, naturalisé américain en 1946.

Jan Kiepura (1933)
Affiche : Jan Kiepura à l’Opéra de Lyon dans « La vie de Bohème » avec Michel Leduc (1932).Coll. Michel Leduc

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études au conservatoire de Varsovie, il fait ses débuts à Lwów dans Faust en 1924. Il chante alors à Varsovie et Poznań.

En 1926, il débute à l'Opéra de Vienne en Cavaradossi, aux côtés de Maria Jeritza. L'année suivante, il participe à la création de Das Wunder der Heliane d'Erich Korngold, aux côtés de Lotte Lehmann, à Hambourg. Il débute à l'Opéra d'État de Berlin en 1929, en duc de Mantoue.

Il paraît au Royal Opera House de Londres en 1927, au Palais Garnier de Paris et à La Scala de Milan en 1928.

Il chante ensuite à Buenos Aires et São Paulo, et débute aux États-Unis au Lyric Opera de Chicago en 1931, et au Metropolitan Opera de New York en 1938.

Il s'illustre dans les rôles de ténor lyrico spinto des répertoires italien et français, notamment dans le duc, dans Rigoletto, Alfredo dans La Traviata, Cavaradossi dans Tosca, Calaf dans Turandot, Des Grieux dans Manon, Don José dans Carmen, Rodolphe dans La Bohème[1], etc.

Parallèment à sa carrière à l'opéra, il entame en 1931 une spectaculaire carrière cinématographique, qui lui valut une immense popularité, notamment La ville chantante (Carmine Gallone, 1931), La chanson d'une nuit (Anatol Litvak, 1932), Mon cœur t'appelle (Gallone, 1934), où il rencontre la soprano Martha Eggerth, qu'il épouse en 1936, Valse brillante (Jean Boyer, 1948), Le Pays du sourire (Hans Deppe, 1952). D'après Jean Tulard[2], « [l]es films sont ineptes mais l'on va entendre Kiepura ».

Sa voix éclatante, à l'aigu impressionnant, à la fois ample et souple, lui permettait d'aborder avec égal succès l'opéra, l'opérette et la comédie musicale.

Entre ses tournées Jan Kiepura séjournait à Krynica où il avait fait édifier un palace, l'Hôtel Patria par l'architecte Bohdan Pniewski.

En 1939, après l'invasion de la Pologne par Hitler, il quitte momentanément la scène pour s'engager comme volontaire dans l'armée polonaise en France. En septembre, iI est à Lille pour encourager ses compatriotes, nombreux dans la région, à faire de même. De son côté, sa femme, Martha Eggerth s'engage à servir dans la Croix Rouge Polonaise[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Historical Recordings from 1927-42 : Hamburger Archiv für Gesangskunst. CD Audio EAN : 0883629243474. Jan Kiepura : Bizet, Flotow, Puccini, Verdi, Wieniawski, Rutkowski.

(Ce CD d'une qualité tout à fait exceptionnelle comporte des interprétations de Jan Kiepura et de son compatriote Marian Nowakowski, basse)


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Notamment à l'Opéra de Lyon en 1932 avec Michel Leduc dans le rôle de Colline.
  2. Tulard, 1984, p. 533.
  3. Grand Écho du Nord de la France du 10 septembre 1939.