Jan Jambon

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Jan Jambon
Jan Jambon en 2010.
Jan Jambon en 2010.
Fonctions
Vice-Premier ministre
Ministre fédéral de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé des Grandes Villes et de la Régie des bâtiments
En fonction depuis le 11 octobre 2014
(2 mois et 10 jours)
Monarque Philippe
Premier ministre Charles Michel
Gouvernement Michel
Législature 54e
Prédécesseur Melchior Wathelet (Intérieur)
Jean-Pascal Labille (Grandes Villes)
Servais Verherstraeten (Régie des bâtiments)
Bourgmestre de Brasschaat
En fonction depuis le 1er janvier 2013
Prédécesseur Dirk de Kort
Biographie
Date de naissance 26 avril 1960 (54 ans)
Lieu de naissance Genk (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Nieuw-Vlaamse Alliantie
Diplômé de Vrije Universiteit Brussel
Résidence Brasschaat

Jan Jambon
Ministres belges de l'Intérieur

Jan M.J. Jambon (né le 26 avril 1960 à Genk) est un homme politique belge, membre de la Nieuw-Vlaamse Alliantie. Il est actuellement Vice-Premier ministre et Ministre fédéral de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé des Grandes Villes et de la Régie des Bâtiments, au sein du Gouvernement Michel. Il est, en outre, bourgmestre de la commune de Brasschaat.

Études et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Diplômé en informatique de la Vrije Universiteit Brussel, il obtient un master en administration des affaires à Anvers. Il débute sa carrière professionnelle chez IBM puis se tourne vers la gestion des ressources humaines, travaillant notamment pour l'éditeur du Standaard, du Nieuwsblad et du Volk mais aussi comme sous-directeur régional de Creyfs. En 2002, il est directeur de Bank Card Company ; il a de bons contacts avec le Voka et la Vlaamse Management Associatie.

Engagement dans le mouvement flamand[modifier | modifier le code]

Jan Jambon débute en politique dans le Volksuniejongeren et dans l'aile droite de la Volksunie. Il quitte ce parti en 1988 après l'élargissement voulu par Hugo Schiltz et Jaak Gabriëls, et passe avec Peter De Roover au Vlaamse Volksbeweging (VVB). Au milieu des années 1990, il participe à la politisation du pèlerinage annuel de Dixmude.

En 1992, il est co-auteur avec Peter de Roover du livre Vlaanderen staat in Europa et devient membre du groupe de réflexion indépendantiste.

Durant plusieurs années, il a été président du Centre de réflexion des associations flamandes (en néerlandais : Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen) ainsi que membre de la direction du Vlaamse Volksbeweging (Mouvement populaire flamand), un mouvement séparatiste revendiquant l'indépendance de la Flandre dont il a été élu trésorier en octobre 1998 avant d'en devenir secrétaire administratif et politique. Le 5 mai 2001, il prend la parole au nom du Vlaamse Volksbeweging lors d'une réunion jubilaire du Sint-Maartensfonds, organisation fondée par d'anciens volontaires flamands de la Légion flamande (partis se battre sur le front de l'Est avec les troupes allemandes) ; la présence du ministre Johan Sauwens à cette même réunion, mise en évidence par les médias flamands, force ce ministre à démissionner du Gouvernement flamand en mai 2001 alors même qu'il est établi qu'il avait quitté la séance après avoir entendu Jan Jambon affirmer que les Flamands n'ont pas à présenter des excuses pour leur collaboration avec l'occupant allemand.

Le 18 février 2006, Jan Jambon quitte le Vlaamse Volksbeweging afin de s'engager pour l'indépendance de la Flandre au sein du parti nationaliste et séparatiste Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA). Il a fondé la section locale de ce parti à Brasschaat et en devient en 2007 échevin des finances et de l'économie. La même année, il est candidat sur la liste CD&V/N-VA au Parlement fédéral et obtient 9099 voix de préférence.

Il succède à la Chambre à Kris Peeters à partir du 28 juin 2007. Lors des élections de juin 2010 et de mai 2014, il est réélu en tant que leader de la N-VA pour Anvers et devient chef de ce parti au Parlement.

Il a cumulé les mandats à diverses reprises ; c'est un membre essentiel des groupes de réflexion Res Publica et Libera ! et il est membre du Marnixring, un club de service dont il a été pendant un temps membre du conseil d'administration.

Nommé bourgmestre de Braschaat en 2012, il devient le 11 octobre 2014, vice-premier ministre et Ministre fédéral de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé des Grandes Villes et de la Régie des Bâtiments dans le gouvernement Michel, premier gouvernement fédéral à intégrer la N-VA.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Trois jours après cette nomination comme ministre fédéral, il essuie - comme son collègue Theo Francken, mais pour des raisons différentes - les critiques de l'opposition où certains vont jusqu'à la demande de démission[1] : étant amené à parler de la collaboration dans une interview à La Libre Belgique, il ne la condamne pas mais la qualifie d'erreur, affirmant que les collaborateurs avaient leurs raisons : « La collaboration a été une erreur. Le mouvement flamand a été isolé pendant des dizaines d’années. Mais c’est plus facile à dire après. Les gens qui ont collaboré avec les Allemands avaient leurs raisons. Moi, je ne vivais pas à cette époque-là. »[2]

Par communiqué à l'agence Belga, Jan Jambon présente des excuses[3] mais les propos tenus passent mal chez les francophones et sont épinglés tant par les organisations juives[4] que par la Ligue des droits de l'homme[5], créant un vrai malaise que note la presse étrangère[6]. La presse belge relève aussi le fait que le frais émoulu chef de cabinet de Jan Jambon au ministère de la Sécurité et de l'Intérieur, roulant avec une fausse plaque d'immatriculation, a froissé et jeté au sol, en public, un procès-verbal d'infraction routière placé sur le pare-brise de son véhicule[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « PS et FDF réclament aussi la démission de Jan Jambon » dans LaLibre.be, quotidien belge du 14 octobre 2014, consulté le 18 octobre 2014.
  2. Frédéric Chardon et Vincent Rocour, Jan Jambon : « Les gens qui ont collaboré avec les Allemands avaient leurs raisons », La Libre Belgique 13/10/2014.
  3. « Jan Jambon condamne l'exploitation « malhonnête » de ses propos sur la collaboration » dans LaLibre.be, quotidien belge du 13 octobre 2014, consulté le 18 octobre 2014.
  4. « Les organisations juives demandent des explications sur les déclarations de Jan Jambon » dans LaLibre.be, quotidien belge du 14 octobre 2014, consulté le 18 octobre 2014.
  5. J.-C.M., « Jan Jambon : pour la Ligue des droits de l'homme « l’incident n’est pas clos » », loin de là dans LaLibre.be, quotidien belge du 14 octobre 2014, consulté le 18 octobre 2014.
  6. R.T., Collaboration avec les nazis : le nouveau gouvernement belge tangue déjà, Le Parisien 13/10/2014.
  7. « « L'ami à la Porsche » de Bart de Wever chef de cabinet : « Pourquoi ne pourrait-il pas le devenir ? » » dans LaLibre.be, quotidien belge du 14 octobre 2014, consulté le 18 octobre 2014.

Sources[modifier | modifier le code]

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