Jamphel Yeshe Gyaltsen

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Jamphel Yeshe Gyaltsen
Image illustrative de l'article Jamphel Yeshe Gyaltsen
Réting Rinpoché (1938-39)

Durée du mandat 1934-1941

Jamphel Yeshe Gyaltsen (1911-1947), habituellement appelé Gyaltsap (Gyetsap) Rinpoché, est le 5e Réting Rinpoché, abbé du monastère de Réting, au nord de Lhassa, dans le Tibet central. Il fut régent de 1934 à 1941, cédant provisoirement la place à Taktra Rinpoché, avant le terme de sa régence. Lorsqu'il voulut revenir au pouvoir en 1947, il fut accusé de complot contre Taktra, jeté en prison et mourut brusquement (tué, dit-on, par le gouvernement tibétain). Sa résidence fut démolie, ses biens vendus à l'encan, ses partisans au monastère de Séra emprisonnés ou tués, et le monastère de Réting détruit.

Pendant son inter-règne, il fit bâtir le gros-œuvre du stupa du 13e dalaï-lama. Il fut aussi à l'origine de la découverte et du choix du 14e dalaï-lama, dont il fut le premier précepteur. Il permit l'établissement à Lhassa d'un bureau de la commission des affaires mongoles et tibétaines du Kuomintang. Il possédait la société commerciale tibétaine Retingsang qui s'occupait du commerce du thé entre le Sichuan et le Tibet.

Si la situation économique favorable valut au régent d'être très apprécié des Tibétains, par contre il n'était pas armé pour affronter la rouerie politique de ses ennemis.

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Le monastère de Réting en 2009.

Jamphel Yeshe Gyaltsen, de son nom de naissance Gonpo Tseten, est né en 1911 à Dagpo, dans l'Ü-Tsang (dans ce qui est aujourd'hui la région autonome du Tibet), de parents de condition modeste. Il montre des signes de sagesse dès son plus jeune âge et est identifié comme étant la 5e incarnation de Réting Rinpoché[1] à la suite d'indications données au monastère de Réting par le 13e dalaï-lama en 1915[2]. Son nom de réincarnation est Réting Thubden Jamphel Yeshe Tenpai Gyaltsen (rwa-skreng thub-bstan ‘jam-dpal ye-shes bstan-pa’i rgyal-mtshan).

Études[modifier | modifier le code]

Il étudie au collège monastique de Séra Jé, dont il obtient le diplôme de guéshé (docteur)[3].

Son monastère[modifier | modifier le code]

Le monastère de Réting (ou Radreng) (tibétain : རྭ་སྒྲེང་དགོན།, Wylie : rwa sgreng dgon pa , chinois : 热振寺 ; pinyin : rèzhèn sì) est situé dans la vallée de Réting Tsampo, dans le district de Chengguan, dans le xian de Lhünzhub, à une centaine de kilomètres au nord de Lhassa (région autonome du Tibet).

Son portrait[modifier | modifier le code]

Réting Rinpoché

Une description du 5e Réting Rinpoché nous a été laissée par Freddie Spencer Chapman (en), le secrétaire particulier de Basil Gould (en) lors de la mission de ce dernier au Tibet de juillet 1936 à février 1937. Le régent n'a guère de présence. C'est un moine chétif, de petite taille, aux traits presque émaciés, âgé de 23 ans environ, et aux oreille décollées. Il a le menton fuyant et, au-dessus de l'arête du nez, de curieux plis qui, lorsqu'il fronce les sourcils, font penser à des cornes. Il porte les cheveux coupés à ras[4]. Il est toujours flanqué d'un garde du corps, un moine gigantesque baptisé du nom de Simple Simon par les membres de la mission Gould[5].

Sa régence (1934-1941)[modifier | modifier le code]

La mort d'un dalaï-lama entraîne normalement la nomination d'un régent qui doit veiller au choix d'un successeur et régner pendant la minorité de ce dernier. Depuis la fin du 18e siècle, ce rôle est dévolu à un lama réincarné ou tulku[6].

Nomination[modifier | modifier le code]

À la mort du 13e dalaï-lama, de vifs débats agitent les membres du Kashag à propos de l'élection du régent. Après l'élimination de Thupten Kunphel-la, l'ancien conseiller du 13e, sous le prétexte qu'il ne s'est pas préoccupé assez tôt de l'état de santé défaillant du Pontife, les ministres tombent d'accord sur le choix de l'abbé de Réting pour lequel le 13e s'était pris d'intérêt lors de son séjour de 1933 à son monastère (il lui avait donné son manuscrit et ses dés de divination en lui disant, à ce qu'on rapporte, « J'en ai fait usage et ils m'ont bien servi et si vous en faites usage, ils vous seront utiles à vous aussi »)[7]. Le jeune abbé, toutefois, exige un tirage au sort entre trois tulkus pour prévenir d'éventuelles critiques sur sa désignation. Il en sort vainqueur[8].

En 1934, un an après la mort du 13e, Jamphel Yeshe Gyaltsen, à peine âgé de 23 ans, est donc nommé régent et se retrouve chargé du gouvernement du Tibet pour les années à venir[9]. Il doit toutefois partager le pouvoir avec un civil, le neveu du 13e, le noble Langdun, qui est depuis 1926 premier ministre (Kalon Tripa) du gouvernement.

L’affaire Lungshar[modifier | modifier le code]

En 1934, après l'éviction de Thupten Kumphel-la, Lungshar, ancien commandant en chef de l'armée et ancien responsable du ministère des finances sous le 13e dalaï-lama, est accusé de conspirer pour renverser le Kashag et prendre le pouvoir[10]. Informé par Rimshi Kashopa, le ministre Trimön Norbu Wanggyel, auquel Lungshar a reproché d'être partial dans la conduite des affaires publiques, fait arrêter et emprisonner son détracteur[11]. Selon Claude Arpi, c'est Réting Rinpoché qui, mis au courant, ordonne l'arrestation[12]. L'ancien dignitaire est condamné à l'énucléation et à la prison à vie. Ses domaines sont confisqués et sa progéniture interdite de tout poste gouvernemental[13].

Rapports avec le gouvernement chinois[modifier | modifier le code]

Que ce soit dans la recherche de la réincarnation du 13e dalaï-lama, son transport à Lhassa, sa sélection par tirage au sort dans l'urne d'or, sa tonsure et son installation, Réting Rinpoché en rend compte au gouvernement central selon la coutume[14].

En avril 1934, une mission chinoise, conduite par Huang Musong, est autorisée à se rendre à Lhassa pour présenter ses condoléances[15]. Les discussions entre les deux parties se soldent par la décision d'établir à Lhassa un bureau de la commission des affaires mongoles et tibétaines[16]. Réting Rinpoché autorise les responsables chinois à installer une station de radio permanente[17] tandis que la mission aide le nouveau bureau à mettre sur pied une station météo, une école primaire et une clinique[18].

Recherche de la réincarnation du 13e dalaï-lama[modifier | modifier le code]

La plus urgente des tâches qui incombaient au 5e Réting Rinpoché était la quête de la réincarnation du 13e dalaï-lama[19]. En 1935, il se rend en compagnie de différents dignitaires sur les rives du lac sacré de Lhamo-Latso, le lac des visions, non loin du monastère Chokhorgyal, à la recherche des signes de la réincarnation[20]. Il voit à la surface de l’eau trois syllabes : Ah, Ka et Ma. Il voit aussi apparaître un monastère aux toits de tuiles dorées et vertes ainsi qu’une petite ferme aux ardoises bleu turquoise. Il note ces informations par écrit et en garde le secret[21].

Deux ans plus tard, lorsqu'une mission est envoyée dans le nord-est de la province du Qinghai (l'Amdo) pour trouver la réincarnation, elle emporte le récit de la vision du régent ainsi que des lettres de recommandation au 9e panchen-lama, au gouverneur Ma Bufang, à l'abbé de Kumbum et aux administrateurs des monastères et aux responsables civils de la région[22]. Kwetsang Rinpoché, un lama du monastère de Séra, identifie deux bâtiments comme correspondant à la vision du régent : le monastère de Kumbum avec ses toitures dorées et vertes, puis un peu plus loin, dans un hameau du nom de Taktser en tibétain et de Hongya en chinois, une ferme couverte de tuiles turquoises.

À l'hiver de 1939, le Kashag notifie le gouvernement du Kuomintang de la découverte de la réincarnation du 13e, à la suite de quoi le gouvernement central envoie au Tibet, en février 1940, une délégation conduite par Wu Zhongxin, président de la Commission des affaires mongoles et tibétaines de la République de Chine, ayant pour mission de superviser les formalités de la confirmation du 14e dalaï-lama et d'organiser la cérémonie de remise d'un titre honorifique à Réting Rinpoché, en plus de distribuer des présents[23].

Velléités de démission (1936)[modifier | modifier le code]

En 1936, Reting Rinpoché exprime par deux fois le désir de démissionner de sa fonction de régent. On le persuade de rester en fonctions, en l’assurant qu’on ne discuterait pas ses ordres[24].

La même année, alors que le 9e panchen-lama, escorté par une troupe militaire chinoise, fait route vers le Tibet, Réting Rinpoché se rend à Samyé, à 50 km au sud-est de Lhassa, pour y présider une cérémonie de consécration à la réouverture du monastère qui vient de subir des réparations importantes[25]. Pendant son absence, qui dure six semaines, aucune décision politique importante n'est possible, d'autant plus qu'il a emmené avec lui deux des quatre shap-pé (ministres)[26]. À son retour de Samyé, où il a pu se donner de l'exercice, il est un autre homme. D'après le témoignage de Chapman, il n'a plus l'air souffrant ni émacié, il n'est plus tendu ni indécis, il semble requinqué physiquement et mentalement[27].

Rapports avec la mission Gould (juillet 1936 - février 1937)[modifier | modifier le code]

En août 1936, les Britanniques envoient sir Basil Gould (en) en mission à Lhassa, accompagné de Hugh Richardson et de Freddie Spencer Chapman (en), son secrétaire particulier, sous escorte d'une troupe de soldats et de deux officiers du Royal Corps of Signals. Ces derniers sont chargés d'établir une station radio sans fil, en réponse à l'établissement d'une station similaire à la mission chinoise[28]. Hugh Richardson devait devenir, à partir de 1936, le chef de la première mission britannique établie à Lhassa[29],[30].

Démission de Langdun (1939)[modifier | modifier le code]

En avril 1939, en raison de différends chroniques avec Réting Rinpoché, notamment concernant la quête de la réincarnation du 13e, le co-régent Langdun est amené à démissionner mais garde son salaire de premier ministre[31],[32],[33]. Si cette démission rend la prise de décisions plus facile pour Réting, elle a aussi pour effet d'isoler celui-ci politiquement[34].

Rapports avec l’expédition allemande au Tibet[modifier | modifier le code]

Le régent du Tibet Reting Rinpoché bénissant l'anthropologue allemand Bruno Beger à Lhassa en 1939.

Selon Christopher Hale, les membres de l’expédition allemande présente au Tibet en 1939 établissent de bons rapports avec le régent. Leur chef, Ernst Schäfer, a de longs entretiens avec ce dernier, qui est toujours prêt à le rencontrer. Lors d'un entretien, Réting lui demande à brûle-pourpoint si l'Allemagne est intéressée à vendre des armes au Tibet[35]. Selon l'essayiste italien Claudio Mutti, « Pour Himmler, il importait d'établir le contact avec l'abbé Reting, devenu régent du pays en 1934, un an après la mort du treizième Dalaï-lama »[36]. Schaefer et son expédition rentrent en Allemagne munis de deux lettres de courtoisie du régent destinées à Hitler et à Himmler ainsi que de cadeaux pour le Führer (un habit de lama et un chien de chasse)[37].

Rencontre avec Theos Bernard[modifier | modifier le code]

En 1939, Réting Rinpoché rencontre le chercheur américain Theos Bernard (en), un des rares Occidentaux autorisés à se rendre à Lhassa grâce à sa connaissance de la langue tibétaine et à l'appui du ministre Tsarong Shapé. Bernard, qui souhaite constituer en Occident un centre de recherche et de traduction du canon bouddhiste tibétain, repart avec les exemplaires du Kangyour et du Tengyour dont le ministre Tsarong lui a fait don ainsi qu'avec les œuvres complètes de nombreux auteurs tibétains que Réting lui a fournies. Ces ouvrages sont aujourd'hui conservés pour une partie à l'université Yale et pour le reste à l'université de Californie à Berkeley (fonds tibétain Theos Bernard)[38].

Installation du 14e dalaï-lama au Potala[modifier | modifier le code]

Après la découverte du jeune Lhamo Dhondrub comme possible réincarnation du 13e dalaï-lama, Réting Rinpoché envoie un télégramme au gouvernement central le 12 décembre 1938, lui demandant d'envoyer à Lhassa un représentant au tirage au sort, dans l'urne d'or, d'un des trois enfants pressentis (les deux autres sont recommandés par le 9e panchen-lama). Le choix du gouverment nationaliste se porte sur le président de la commission des affaires mongoles et tibétaines, Wu Zhongxin, lequel arrive à Lhassa le 15 janvier 1940. Réting Rinpoché lui ayant demandé à ce que Lhamo Dondrub soit reconnu directement, sans tirage au sort, Wu Zhongxin transmet la requête au gouvernement central, lequel donne son accord le 3 février 1940 et affecte 400 000 yuans au paiement des frais de la cérémonie d'installation[39].

L'installation du jeune dalaï-lama, âgé de cinq ans, au palais du Potala, a lieu le 22 février 1940. Autour de l'enfant se tiennent le régent, qui est également son premier précepteur, et Taktra Rinpoché, son second précepteur[40]. Dans son autobiographie, son ancien élève, qui déclare avoir apprécié énormément Réting Rinpoché, se remémore celui-ci comme étant une personne très imaginative, décontractée, qui aimait les pique-niques et les chevaux (cette dernière passion l'avait conduit à se rapprocher du père du dalaï-lama, lui aussi amateur de chevaux). Comme le veut la coutume, le jeune dalaï-lama incorpore le nom du régent – Jamphel Yeshe – en même temps que d'autres, au sien propre, en remplacement de Lhamo Thondup : Jamphel Ngawang Lobsang Yeshe Tenzin Gyatso[41].

Démission[modifier | modifier le code]

Au début de l'année 1940, les ennemis de Réting Rinpoché, les éléments pro-britanniques de l'élite tibétaine, se répandent en calomnies contre lui, l'accusant d'avoir eu une liaison avec sa belle-sœur, Tseyang Drolma. Le but visé n'est pas tant de dévoiler la vie privée du régent que de pousser celui-ci à démissionner. Ces calomnies, qui risquent d'empêcher Réting de présider la cérémonie de prise de vœux du 14e dalaï-lama, plongent le régent dans une profonde dépression. De la bouche de l'oracle qu'il consulte, il apprend que son insistance à rester à son poste serait mauvaise pour la santé du dalaï-lama et pour la sienne propre[11].

Un accord est passé entre Réting et Taktra Rinpoché : celui-ci, qui est septuagénaire, est censé remplacer Réting pendant deux ou trois ans avant de lui rendre son poste. Un document officiel de l'Assemblée tibétaine (en quatre exemplaires, un pour Réting, un pour Taktra, un pour le Kashag et un pour l'Assemblée) entérine l'accord[42].

Le 16 janvier 1941, Jamphel Yeshe Gyaltsen démissionne et se retire au monastère de Réting[43]. Il est remplacé par Taktra Rinpoché en tant que régent et principal instructeur du 14e dalaï-lama[44]. La démission de Réting est notifiée par télégramme au gouvernement central ansi que la nomination de son successeur[11].

Selon certains, Réting aurait été contraint à la démission à la suite des mauvais traitements qu'il avait infligés au conservateur Khyungram Theji qui critiquait sa rapacité[45]. Celui-ci s'était opposé à ce que des domaines appartenant au gouvernement tibétain soient offerts à Réting : victime d'une campagne de diffamaton, il avait été arrêté, fouetté en public puis banni (en juin 1940) tandis que ses biens étaient confisqués et que sa famille perdait ses droits nobiliaires[46].

Arrivée de Taktra au pouvoir[modifier | modifier le code]

Une fois au pouvoir, le nouveau régent démet les proches de Réting de leurs fonctions et les remplace par des éléments pro-britanniques. En juillet 1942, le Kashag crée un bureau des affaires étrangères et fait savoir au bureau du Tibet de la commission des affaires mongoles et tibétaines qu'il doit désormais passer par celui-ci. Cette demande est rejetée par le gouvernement nationaliste. Inquiet de cette évolution, l'ancien régent quitte son monastère de Réting pour celui de Séra à Lhassa en 1944 et évoque auprès de Taktra l'éventualité de retrouver son poste de régent. Il essuie un refus[47].

L'affaire Réting[modifier | modifier le code]

En mai 1945, Jamphel Yeshe Gyaltsen est élu membre du 6e Comité exécutif central du Kuomintang. L'année suivante, il est élu député à l'Assemblée nationale mais le Kashag refuse de le laisser partir, prétextant qu'il n'est plus régent[48]. Réting fait alors parvenir au gouvernement central une lettre demandant à celui-ci d'exiger la démission de Taktra. Apprenant la chose, Hugh E. Richardson, le représentant de l'Inde britannique à Lhassa, se rend auprès de Taktra en février 1947 et lui confie que le Kuomintang s'apprête à fournir à Réting un soutien militaire et à envoyer des avions bombarder Lhassa[49].

Arrestation[modifier | modifier le code]

Avec ses principaux collaborateurs, Réting se retrouve accusé de conspiration et de tentative d’assassinat contre Taktra[44], lequel vient d'échapper à l'explosion d'un paquet qu'on lui a envoyé. Le 18 avril 1947, il est arrêté au monastère de Réting par le ministre Surkhang escorté d'une troupe de 30 soldats[50]. Ramené à Lhassa, il dément toute implication dans le complot. Jeté en prison, il meurt brusquement le 8 mai, à l'âge de 36 ans[51],[52] malgré le fait que le gouvernement nationaliste ait télégraphié à Taktra pour lui demander de veiller à ce que Réting reste sain et sauf[53].

Selon Lobsang Gyatso, un moine tibétain, son emprisonnement serait en partie lié à l’attirance qu’il aurait manifestée pour les enseignements de la lignée Nyingma, une orientation qui était mal vue, et la rumeur courait que toute l’affaire avait été montée de toutes pièces par le ministre Kashopa[54],[55].

Controverse sur sa mort[modifier | modifier le code]

Selon certaines sources[56], sa mort ne serait pas naturelle. Des rumeurs d’empoisonnement ou d’émasculation se sont répandues[57]. D'après Hisao Kimura, un agent secret japonais présent au Tibet entre 1945 et 1950, Réting serait mort dans d'atroces souffrances d'après les dires d'un geolier: on l'aurait frappé sur les testicules, préalablement attachées, jusqu'à ce que mort s'ensuive[58].

L'homme politique tibétain Tsepon W. D. Shakabpa rapporte que de nombreuses personnes disaient qu'il avait été tué de cette manière, mais qu'une enquête avait été diligentée par l'Assemblée tibétaine. Le comité dont il était membre, comprenait Tsarong, Khenchen Lobsang Tashi, Gyetakba, ainsi que d'autres personnes représentant les monastères de Réting et de Séra. « Tsarong déclara à l'Assemblée qu'il n'y avait aucun indice que Réting ait été étranglé et qu'il n'y avait ni blessure, ni quoi que ce soit »[59]. Le gouvernement fit placarder sur les murs de Lhassa des affiches menaçant d'un châtiment sévère toute personne qui laisserait entendre que la mort du régent n'était pas naturelle[60]. Les historiens Wang Jiawei et Nyima Gyaincain affirment pour leur part que Shakabpa en personne conduisit l'interrogatoire de Réting[61].

Lhalu Tsewang Dorje et Surkhang Wangchen Gelek, deux ministres tibétains, auraient joué un rôle actif dans l'arrestation de l'ancien régent après que ce dernier eut été inculpé pour tentative d'assassinat sur la personne de Taktra[62]. Anna Louise Strong rapporte que vers 1959, lors d'une réunion de masse à Lhassa, Lhalu y fut accusé d'être responsable de la mort de Reting et du « bouddha vivant » Géda[63].

Dans ses mémoires, Diki Tsering, la mère du 14e dalaï-lama, affirme que Réting Rinpoché, qui était très proche de sa famille et l'ami de son mari (dont il partageait l'amour des chevaux), n'aurait pas été arrêté et assassiné aussi facilement si celui-ci avait été encore en vie. Certains étaient convaincus, ajoute-t-elle, que son mari avait été empoisonné pour cette raison[64].

Répression contre ses partisans[modifier | modifier le code]

Révoltés par l'arrestation de Réting Rinpoché et mécontents d'avoir eu à mettre sous scellés son labrang (sa résidence monastique) à Séra et sa résidence personnelle à Lhassa, les moines de Séra tuent leur abbé et menacent de descendre sur Lhassa pour délivrer Réting[65].

Le gouvernement entreprend alors de réprimer les partisans de l'ex-régent : le monastère de Séra est bombardé par les mortiers de l'armée tibétaine et pris d’assaut, ce qui coûte la vie à 200 moines, tués par les mitrailleuses. Les bâtiments sont entièrement pillés par les soldats, si bien que pendant des semaines des objets précieux réapparaissent dans les boutiques de Lhassa[66],[67],[68],[69]. La plupart des moines de Séra s'enfuient en Chine.

Les anciens protégés de Réting Rinpoché sont renvoyés de leur poste. Toutes les propriétés des rebelles sont confisquées par les autorités et vendues à l'encan. Les maisons et pavillons du régent sont démolis, ses arbres fruitiers sont transplantés dans d'autres jardins. La vente de ses biens rapporte au Trésor tibétain plusieurs millions de roupies. Au nombre de ses effets, figurent des centaines de balles de laine et 800 costumes de soie et de brocart[70].

Destruction du monastère de Réting[modifier | modifier le code]

Le monastère de Réting, l'un des plus anciens (XIe siècle) et des plus beaux du Tibet, est saccagé et pillé par les soldats envoyés par le gouvernement tibétain : statues fracassées, thangkas arrachées de leur support, livres précieux arrachés de leur reliure et éparpillés au sol. À l'instar du temple de Tengyeling trente ans auparavant, tous les bâtiments sont détruits[71],[72].

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Construction du stupa du 13e dalaï-lama[modifier | modifier le code]

Pendant son inter-règne, il fait bâtir le gros-œuvre du stupa du 13e dalaï-lama[73]. La dépense se monte à 18 870 onces d'or sur deux ans. C'est le plus beau des huit stupas construits depuis le 5e dalaï-lama [74]. Haut de 14 m (soit 86 cm de moins que le stupa du Grand 5e), il est couvert d'or et de pierres précieuses[75].

Construction d'un palais d'été[modifier | modifier le code]

Dès sa nomination, le 5e Réting Rinpoché se fait construire un palais d'été. Situé à la périphérie de Lhassa, à environ 1,2 km à l'est nord-est du palais du Potala, c'est, d'après la description qu'en laisse Freddie Spencer Chapman, un bâtiment petit mais agréable à l'œil, à un seul étage et à l'ordonnance symétrique. Il se dresse dans un jardin bordé de murs et orné de pelouses bien entretenues et de parterres de fleurs anglaises. Le rez-de-chaussée est occupé par des magasins, et l'étage, auquel on accède par un escalier en pignon, est un vaste salon. L'édifice jouit d'une belle décoration : tourelles dorées sur le toit plat, emblèmes dorés classiques au sommet des murs périphériques. La menuiserie des fenêtres est finement sculptée et peinte de couleurs vives. Chaque appui de fenêtre est garni de bacs de fleurs, protégés du soleil par un auvent de toile blanche. La salle de l'étage est une pièce des plus agréables, très lumineuse et aux couleurs gaies. Les parois en étaient couvertes de fresques représentant des scènes profanes ou religieuses. Il y avait aussi des vitrines pleines de vases de porcelaine et de cloisonné. Les seuls éléments qui déparaient le tout étaient une table et des chaises européennes[76].

Chapman note que le régent aime énormément la compagnie des animaux domestiques. Il possède plusieurs cages à oiseaux, un étourneau qui parle et une grive rieuse ainsi qu'un singe, un renardeau, un jeune léopard, des faisans d'ornement dans une volière et des chiens de diverses races[77].

Mesures économiques[modifier | modifier le code]

Durant ses sept années de règne, Réting Rinpoché accorda des réductions et des remises d'impôts et prit des mesures économiques en faveur de la noblesse tibétaine. La production agricole et pastorale augmenta, les prix des denrées restèrent faibles et stables, la paix régna à l'intérieur et aux frontières, ce qui valut au Régent d'être très apprécié des Tibétains[78].

Position par rapport à la modernisation du Tibet[modifier | modifier le code]

Réting Rinpoché était favorable à la modernisation du Tibet. Il possédait lui-même plusieurs motocyclettes, et de jeunes Tibétains en importèrent sous sa régence. Son successeur, Taktra Rinpoché, un conservateur, s’opposa en 1943 à toute modernisation et notamment à l’usage de motocyclettes et de vélos[79]. Taktra Rinpoché et le clergé conservateur croyaient que les roues des véhicules laisseraient des cicatrices à la surface sacrée de la terre[80].

Intérêts commerciaux[modifier | modifier le code]

Le régent possédait l'une des trois plus grandes sociétés commerciales du Tibet, la société Retingsang, qui contrôlait, conjointement avec la société Heng-Sheng-Gong, une société Han établie dans le Yunnan, le commerce du thé entre le Sichuan et le Tibet, soit 10 000 ballots de thé annuellement[81].

Pour Xiong Ji, le 5e Réting Rinpoché était un haut lama honnête mais désarmé devant la rouerie politique. Il ne faisait pas le poids face à ceux qui tiennent de deux discours différents, l'un en public, l'autre en privé[82].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Fifth Reting Hutuktu Thubden Jampal Yeshe Tenpai Gyaltsen (1912-1947), sur le site HH RETING HUTUKTU : « Already when he was at a very young age, Gyalwa Thudben Gyatso [...] [i.e. the 13th Dalai Lama] had ascertained and resolved that he was the Tulku of the previous incarnation Ngawang Lobsang Yeshe Tenpai Gyaltsen [...] and installed him on the throne of his seat. »
  2. (en) Sir Charles Bell, Portrait of a Dalai Lama. The Life and Times of the Great Thirteenth, First Published in 1946, Wisdom Publications, pp. 221-222 : « The Tibetan biography mentions how, during 1915, the Dalai Lama gave indications for the discovery of the new Incarnation of the Abbot of the Reting Monastery, a very high incarnate lama. »
  3. The Fifth Reting Hutuktu Thubden Jampal Yeshe Tenpai Gyaltsen (1912-1947), op. cit. : « Then he entered the Serje [...] Monastic College, where he brought his studies and contemplation of the textual tradition of the five groupings of the word of the Buddha [...] to full completion and was awarded the title of Lharampa Geshe. »
  4. (en) Frederick Spencer Chapman, Lhasa the Holy City. With and Introduction by Sir Charles Bell, Chatto & Windus, Londres, 1940 : « The interview was impressive, although the Regent himself has little presence. He is a frail, undersized, almost emaciated-looking monk of about twenty-three years of age, with very prominent ears. He has a receding chin and peculiar creases above the bridge of his nose which when he frowns assume the shape of rudimentary horns. He wore ordinary monk’s clothes, with a braided undercoat, stiff pinkish turned-up boots, and red habit, leaving his thin arms bare. No hat was worn over his closely-cropped hair. »
  5. Frederick Spencer Chapman, op. cit., p. 253.
  6. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet, vol. 2, The Calm Before the Storm: 1951-1955, University of California Press, 2009, p. 7 : « The Dalai Lama's death required the appointment of a regent to oversee the selection of the new Dalai Lama and rule in his minority. Since the late eighteenth century, this had been an incarnate lama, but in 1933 there was some sentiment favoring the appointment of Langdün, a lay aristocrat, to perform this function. »
  7. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet, Vol. 1, The Demise of the Lamaist State: 1913-1951, University of California Press, 1989, p. 188 : « The young and inexperienced Reting […] was also seriously considered [as a candidate for the regency] because of the unusual interest the Dalai Lama had taken in him when he visited Reting monastery in 1933. At that time he gave the young Reting his own divination manuscript and dice, supposedly telling him, ‘I have been using these and they have proved good and if you use them it will prove useful for you, too’. Reting’s supporters argued that this was a sign that the late Dalai Lama wanted him to become regent. »
  8. (en) Xiong Ji, Radreng the regent, in Tibet Studies 199001, China Tibet Information Centre, 2005-07-04.
  9. The Fifth Reting Hutuktu Thubden Jampal Yeshe Tenpai Gyaltsen (1912-1947) : « At the age of 23, in the Wood-Dog year of the 16th cycle, which is the Western year 1934, he became the acting regent of the Kashag [...] government and was in charge of the administration of Tibet for seven years. »
  10. (en) Reting Rinpoche, The Tibet Album, Pitt Rivers Museum  : « on the charge (which appears to be well grounded) of conspiring to overturn the existing Government and to seize power for himself. »
  11. a, b et c Xiong Ji, Radreng the regent, op. cit..
  12. Claude Arpi, Tibet : le pays sacrifié (Livre numérique Google), Bouquineo, p. 215 : « L'un des conspirateurs, Rimshi Kashopa, rapporta ces plans au kalon Trimon, ministre du cabinet, qui en informa le régent. Celui-ci ordonna l'arrestation immédiate de Lungshar. La résidence de Lungshar fut perquisitionnée et des documents compromettants furent trouvés sur place. Il fut également prouvé qu'il avait prévu d'assassiner le kalon Trimon. »
  13. Xiong Ji, Radreng the regent, op. cit. : « the ringleader, Lungshar, was arrested and punished by having his eyes gouged out, put in jail life-long, his property confiscated, and his descendants could never take any post in the government. »
  14. Xiong Ji, Radreng the Retring, op. cit. : « In the process of seeking the incarnation, moving him to Lhasa, drawing lots in the golden urn, his tonsure and enthronement - in all these important matters Radreng had reported to the central government in accordance with the old institution. »
  15. (en) Robert Barnett, Lhasa: Streets with Memories, Columbia University Press, 2006, (ISBN 9780231136808), p. 21.
  16. (en) Xiong Ji, Radreng the Retring, op. cit. : « In April of 1934 the Kuomintang government sent a mission headed by Huang Musong to Tibet to pay homage to the Thirteenth Dalai Lama's memory. Arriving in Lhasa in August, the Huang mission was accorded a warm welcome. Talks between the central government emissary and the Tibetan representative resulted in the decision of establishing a Lhasa office under the Commission for Mongolian and Tibetan Affairs. »
  17. Thomas Laird, avec le Dalaï-Lama, Christophe Mercier, Une histoire du Tibet : Conversations avec le Dalaï Lama, Plon, 2007, (ISBN 2259198910), p. 293.
  18. (en) Xiong Ji, Radreng the Retring, op. cit. : « As a sign of goodwill, the mission supplied the Lhasa office a transmitter and helped set up a weather station, a primary school, and a clinic. »
  19. Khemey Sonam Wangdu, Discovery of the Dalai Lama, in Khemey Sonam Wangdu, Sir Basil J. Gould and Hugh E. Richardson, Discovery, Recognition and Enthronement of the 14th Dalai Lama, Library of Tibetan Works and Archives, Dharamsala, 2000, pp. 1-52, en part. pp. 9-10 : « Among his many responsibilities, Regent Reting treated the search for the next incarnation as the most urgent. »
  20. The Tibet Album, op. cit. : « In 1933 he visited the Cho-Kor-Gye lake in search of signs of the re-incarnation of the Dalai Lama. »
  21. Khemey Sonam Wangdu, op. cit. : « the regent saw in the lake three groups of dbu can letters, “A”, “KA” and “MA”. He also saw a three-storied monastery, with its second floor in a turquoise colour and the rooftop adorned with rgya phib in golden colour; and a threadlike path leading towards the east from the monastery reaching up to the foot of a hill where there was a one-storied house with a blue roof. The regent noted all these visions in writing, keeping the information confidential. »
  22. Khemey Sonam Wangdu, op. cit., pp. 9-10 : « Also included [among the objects given to the search party that would ultimately find the 14th Dalai Lama] was a copy of the confidential account of the Regent’s lake vision and his introductory letters to the them Panchen Lama, Governor Ma, the head lama of Kumbum, and monastery administrators and civil officials in those regions. »
  23. Xiong Ji, Radreng the regent, op. cit. : « In the winter of 1939, the kashag government reported the discovery of the incarnation of the Thirteenth Dalai Lama to the central government. In February 1940 the Kuomintang government dispatched a delegation headed by Wu Zhongxin to sponsor the performance of formalities for the confirmation of the Fourteenth Dalai Lama and hold a title-granting ceremony for Radreng Rinpoche, and gave gifts as well. »
  24. The Tibet Album, op. cit. : « In 1936 he expressed his desire to resign the office of Regent but was persuaded to remain, on the understanding that his orders would be unquestioningly obeyed. »
  25. The Tibet Album, op. cit. : « In 1936 he visited Samye in order to perform the consecration ceremony at the re-opening of the monastery after extensive repairs. »
  26. Spencer F. Chapman, Lhasa the Holy City, With and Introduction by Sir Charles Bell, Chatto & Windus, Londres, 1940, p. 121 : « Although there were rumours that the Tashi lama, together with his controversial Chinese escort, had reached Jyekundo on his way to Tibet, the Regent set off on 6th October [1936] to visit Samye Monastery, to the south-east of Lhasa, on the Tsang-po river. This incident is only too typical of the happy-go-lucky Tibetan outlook. The political situation was as bad as it could be, yet he took two of the four Shap-pes with him and – to take photographs – the only depön who had any knowledge of machine-gunnery. So that during his absence – and he was away for six weeks – no important decision could be made; the army was even weaker than usual, and, for all the Tibetans knew, the British Mission might have had to return at short notice to India.  »
  27. Spencer F. Chapman, op. cit., p. 253 : « After his return from his visit to Samye in November the Regent became a different man. Whereas before he had been nervous and irresolute and had looked emaciated and ill, now he seemed very much stronger both in mind and body. When he was away from Lhasa he could ride and take a certain amount of exercise, whereas in his Palace this was impossible. »
  28. (en) Christopher Hale, Himmler's crusade: the Nazi expedition to find the origins of the Aryan, John Wiley & Sons, 2003 : « in August 1936 the British sent the new political officer, Sir Basil Gould, on a mission to Lhasa. He was accompanied by Hugh Richardson and F. Spencer Chapman, his private secretary, and a military contingent [...]. With him were Lieutenants E. Y. Nepean and S. G. Dagg of the Royal Corps of Signals. It was their job to set up a British wireless station in Lhasa to counter the Chinese radio left by Huang. »
  29. (en) Alex. C. McKay, The Establishment of the British Trade Agencies in Tibet: A Survey, in Journal of the Royal Asiatic Society (1992), Third Series, 2, pp. 399-421 : « After 1936 a mission was stationed in Lhasa. The last British official in Lhasa, Hugh Richardson, departed in 1950 following the Chinese invasion of Tibet ».
  30. (en) Heather Spence, British Policy and the 'development' of Tibet 1912-1933, Doctor of Philosophy thesis, Department of History and Politics, Faculty of Arts, University of Wollingong [Australia], 1993, x + 362 p. : « He remained in Lhasa, the first white representative to function in the capital, from 1936-1940 and again from 1946, having held a number of offices in the intervening years. (...) He returned to Lhasa after the end of the war as British representative [...]. »
  31. (en) Melvyn C. Goldstein, Gelek Rimpoche, Lobsang Phuntshog, Essentials of modern literary Tibetan: a reading course and reference grammar, University of California Press, 1991, (ISBN 0520076222 et 9780520076228), p. 382 : « After they worked jointly for about 5 years, Reting and Langdün had differences when they were conferring back and forth about government and individual matters. [...] The Assembly said a number of things, such as that because Reting and Langdün do not have harmonious relations, if this makes makes difficulties and problems for finding the Dalai Lama it is not acceptable to have joint responsibility. (Consequently), Langdün Kunga Wangchuck withdrew from power. (He) received the position of ex-Prime Minister and was given salary as before. »
  32. Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet, Vol. 2, op. cit., p. 7.
  33. Xiong Ji, Radreng the regent, op. cit. : « But on the problem of seeking the reincarnation he came into conflict with deputy regent Yashi Langdun, who intended to choose Desid Rinpoche and delayed deliberately the announcement of the discovery of the reincarnation in Qinghai. »
  34. Xiong Ji, Radreng the regent, op. cit. : « His dismissal was in fact a great loss to Radreng and made him isolated and cut off from help in difficulties. »
  35. (en) John J. Reilly, Compte rendu du livre de Christopher Hale, Himmler's Crusade. The Nazi Expedition to Find the Origins of the Origins of the Aryan Race, John Wiley & Sons, Hoboken (NJ), 2003 : « The Regent granted Schäfer long interviews at short notice, a most unusual practice, during one of which he asked point blank whether Germany would be interested in selling arms to Tibet. »
  36. Claudio Mutti, Les SS au Tibet, article publié sur le site Claudiomutti.com, 10 octobre 2005.
  37. (en) The Activities of Dr. Ernst Schaefer, United States Forces - European Theater, Military Intelligence Service Center, APO 757 Final Interrogation Report (OI-FIR) No. 32, Feb. 12, 1946: « When Schaefer left Lhasa the Tibetan ruler gave him a letter to Hitler and one to Himmler. He does not recall the exact contents of these letters, but states that they were purely complimentary notes. He also received a present for Hitler consisting of a Lhama dress and a hunting dog ».
  38. (en) Theos Bernard in Tibet, sur le site COLUMBIA 250.
  39. (en) anonymous, Did Tibet Become an Independent Country after the Revolution of 1911?, china.com.cn : « After the discovery of the thirteenth Dalai Lama's reincarnate soul boy, the Tibetan regent Rating Hutuktu sent a telegram to the Central Government on December 12, 1938, saying that "on the occasion of lot-drawing from the gold urn ceremony when the three soul boys arrive at Lhasa, the Central Government should send representatives to participate in the ceremony" [...]. [...]. The Nationalist Government issued an order on December 28, 1938, saying that "The Chairman of the Commission for Mongolian and Tibetan Affairs Wu Zhongxin would be sent to preside over the fourteenth Dalai Lama's reincarnation together with Rating Hutuktu." Wu Zhongxin and his party arrived at Lhasa on January 15, 1940 [...]. On January 26, 1940, Rating applied for approval about the exemption of lot-drawing from the gold urn to the Dalai Lama's reincarnate soul boy Lhamo Dondup. Wu Zhongxin transmitted the application to the Central Government for approval. [...] On February 5, the Nationalist Government of China issued an order, saying that "Lhamo Dondup [...] is the reincarnate of the thirteenth Dalai Lama and should promptly be exempted from lot-drawing, thereby ratified to succeed as the fourteenth Dalai Lama." And the Central Government appropriated 400,000 yuan as the expenses for the enthronement ceremony. »
  40. Roland Barraux, Histoire des Dalaï Lamas, Albin Michel, 2002, 402 p., p. 315.
  41. (en) The Dala Lama, Freedom in Exile, The autobiography of His Holiness the Dalai Lama of Tibet, Londres, Abacus, 1990 : « At first I was cautious in my attitude to him, but I came to like him very much. His most striking feature, I remember, was a continually blocked nose. As a person, he was quite imaginative, with a very relaxed mental disposition, a man who took things easily. He loved picnics and horses, as a result of which he became good friends with my father. [...] in accordance with ancient custom, I forfeited my name Lhamo Thondup and assumed his, Jamphel Yeshe, along with several others, so that my full name now became Jamphel Ngawang Lobsang Yeshe Tenzin Gyatso.  »
  42. Xiong Ji, Radreng the Reting, op. cit. : « At last a decision was made to appoint Tadrag the regent and the chief sutra instructor for the Fourteenth Dalai Lama. When the chief deputies went to have an interview with Tadrag and ask him to take over the post of regent, he expressed that he was so old that he would be in the position as the regent only for two or three years and then return the power to Radreng. This decision of the National Assembly was written down on an official document, which firstly praised Radreng's merits achieved during his tenure of the regent, and then says clearly that "Radreng Rinpoche, in order to counter-act bad omens, would temporarily return to his monastery for meditation, and Tadrag Rinpoche would take over the regentship for two or three years. By the end of this period Radreng Rinpoche would continue to be the regent until the Dalai Lama comes to power." This decision was made into four copies, Radreng, Tadrag, the Kashag and the Tibetan Assembly each having a copy, and each copy being sealed officially. »
  43. The Fifth Reting Hutuktu Thubden Jampal Yeshe Tenpai Gyaltsen (1912-1947), op. cit. : « At the age of 30, in the Iron-Snake year of the 16th cycle, which is the Western year 1941, on the first day of the first Tibetan lunar month he took leave as acting regent and stayed in retreat at Reting Monastery. »
  44. a et b (en) Extrait de The Dragon in the Land of Snows: A History of Modern Tibet Since 1947 par Tsering Shakya, en particulier section « Tibet and its Neighbours », The New York Times, 1999.
  45. (en) Outline of the history of Tibet, site sleepinbuff.com : « 1941 (Feb) The regent, the Reting (Radreng) Rimpoche, resigns due to pressure brought to bear because of his harsh treatment of elderly conservative Khyungram Theji who was critical of the regent's rapacity. He is succeeded by ultra-conservative Lama the Taktra Rimpoche. »
  46. Laurent Deshayes, Histoire du Tibet, Fayard, 1997, p. 308.
  47. Wang Jiawei et Nyima Gyaincain, (10) Dagzha Comes to Power and the Razheng Event, in The Historical Status of China's Tibet : « When Dagzha, old and selfish, came to power, he threw himself into the lap of the British. All the officials close to Razheng in various positions were removed. He appointed pro-British Soikang Wangqen Geleg as a Galoon official and Xagabba Wangqug Dedain as Zeboin official. He also placed many pro-British people to official posts. As a result, the local government of Tibet was almost totally controlled by pro-British elements. Under the instigation of the British, the Gaxag government of Tibet set up the "foreign affairs bureau" in July 1942, and informed the Tibet Office of the Commission for Mongolian and Tibetan Affairs to contact the bureau from then on. This constituted a serious step towards treating China as a foreign country. The Nationalist Government rejected this right away [...] The Living Buddha Razheng, seeing the pro-British forces grow in strength in Tibet, felt upset and worried about the future. He went from his resident monastery of Razheng in 1944 to the Sera Monastery in Lhasa, where he raised the possibility of becoming the Prince Regent again. But Dagzha refused to talk about a handover of power, and Razheng returned in anger. ».
  48. (en) Wang Jiawei et Nyima Gyaincain, op. cit. : « In May 1945, the Living Buddha Razheng was elected an executive member of the 6th Kuomintang central executive committee. Next year, he was elected a deputy to the National Assembly. The Gaxag government refused to let him go on the excuse that he was no longer the Prince Regent. »
  49. Wang Jiawei et Nyima Gyaincain, op. cit. : « Razheng asked Gyaiboin Cang Toinzhub Namgyai, a good friend and a Garze deputy to the National Assembly, to carry a letter warning the Central Government of Dagzha's move to collaborate with the British to undermine ties between the Han and the Tibetan. Razheng asked the Central Government to order Dagzha to resign. / When Hugh Richardson was informed of the news, he visited Prince Regent Dagzha in February 1947 and said that Razheng had sent people to demand that the Kuomintang send troops into Tibet, and the Kuomintang was prepared to give him this military support to become Prince Regent again, and planned an air raid on Lhasa. »
  50. Gyeten Namgyal, A Tailor's Tale. As recounted by Gyeten Namgyal to Kim Yeshi.
  51. (en) tibet.prm.ox.ac.uk: Reting monastery (1950).
  52. (en) The fifth Reting Thubden Jampal Yeshe Tempai Gyaltsen (1912-1947), op. cit..
  53. Wang Jiawei et Nyima Gyaincain, op. cit. : « During this period, the Nationalist Government cabled Dagzha asking him to protect Razheng's life. Dagzha, however, turned a deaf ear to this advice, maintaining close contacts with Hugh Richardson and soliciting his advice. »
  54. (en) Lobsang Gyatso, Memoirs of a Tibetan Lama, Snow Lion Publications, Ithaca, 1998, p. 235.
  55. (en) Hisao Kimura, Japanese Agent in Tibet: My Ten Years of Travel in Disguise, Serindia Publications, Londres, 1990, p. 202 : « Rumors were also rife that the entire case had been fabricated by the cabinet minister Kapshopa. »
  56. (en) Notice biographique de Lungshar Kusho, père de Lungshar Orgyen Namdol ; Biographie du 5e Reting Rinpoche.
  57. Gilles Van Grasdorff (en collaboration avec Edgar Tag), Panchen Lama, otage de Pékin, préface de Louis de Broissia et Claude Huriet, Ramsay, 1999, (ISBN 2-84114-283-3) (au sujet de Gendhun Choekyi Nyima).
  58. (en) Hisao Kimura, Japanese agent in Tibet: my ten years of travel in disguise, p. 202 : « One of these, with whom I was to share a few cups, was a jailor who told me a horrifying story of the death of Reting Rimpoché: that his testicles were bound and beaten until he died of pain. »
  59. Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet, Vol. 1, op. cit., p. 511- 512 : « Shakabpa, a member of the committee, recalled: I was involved in it [the assembly investigation of the death] and I didn't at all think he was killed at that time. Many people say he was killed by squeezing the testicles but as far as we are concerned we took care to investigate. We sent a group to check Reting's body. This committee included Tsarong, Khenchen Lobsang Tashi, Gyetakba, together with others representing Reting Labrang and Sera Che. When they returned from this examination, Tsarong told the assembly that there was no evidence that Reting had been strangled and there were no wounds or anything. »
  60. Diki Tsering, Dalai Lama, My Son. A Mother’s Story, Edited and introduced by Khedroob Thondup, Viking Arkana, Harmondsworth, 2000, pp. 132-136 : « Government posters were placed all over Lhasa saying that if anyone speculated that Reting’s death had been anything but natural, that person would be severely punished. »
  61. Wang Jiawei et Nyima Gyaincain, op. cit. : « When the Living Buddha Razheng was detained in Lhasa, Xagabba led his interrogation and torture. »
  62. (en) Tsepon W. D. Shakabpa, Derek F. Maher, One hundred thousand moons, Volume 1, p. 900
  63. (en) Anna Louise Strong, When Serfs Stood Up in Tibet, New World Press, Beijing, 1960, chap. VIII Lhalu's Serfs Accuse : « Recent accusations made before a mass meeting of ten thousand people in Lhasa had implicated him in the murder of Rabchen, the Dalai Lama's first regent, and of the progressive Living Buddha Geda, both of whom opposed secession and had been killed for this not long before the liberation. Evidence of Lhalu's participation had been filed with the courts and would be considered later ».
  64. Diki Tsering, Dalai Lama, My Son. A Mother’s Story, Edited and introduced by Khedroob Thondup, Viking Arkana, Harmondsworth, 2000, pp. 132-136 : « Reting Rinpoche and my husband had been very close friends. They had shared a love for horses. The arrest and assassination of Reting would not have been so simple if my husband had been alive, since he had more resources at his disposal than I had and would at least have prevented the arrest and imprisonment from occurring so smoothly. This is why people are convinced that my husband was poisoned. »
  65. Gyeten Namgyal, A Tailor's Tale. As Recounted by Gyeten Namgyal to Kim Yeshi, extrait dans The Fifth Reting Hutuktu Thubden Jampal Yeshe Tenpai Gyaltsen (1912-1947), op. cit..
  66. (en) Heinrich Harrer, Seven Years in Tibet, translated from the German by Richard Graves; with an introduction by Peter Fleming; foreword by the Dalai Lama, E. P. Dutton, 1954, (ISBN 0874778883) : « A small army led by one of the ministers marched to Reting's monastery and arrested the former regent. The monks of the Cloister of Sera revolted against this action, and panic broke out in the town. [...]. The arrival of Reting as a prisoner was awaited with excitement, but in the meantime he had been conveyed secretly to the Potala. The monks, who had planned to set him free, were deceived by this action, but, in fact, from the moment that their leader was arrested their cause was lost. Strong in their fanaticism, they refused to surrender and wild shooting soon began. It was not until the government bombarded the town and monastery of Sera with howitzers and knocked down a few houses that the resistance ceased.(...) The monastery was thoroughly ransacked by the soldiers, and for many weeks afterward gold cups, brocades, and other valuable objects kept turning up in the bazaars ».
  67. (en) Sanderson Beck, Tibet, Nepal, and Ceylon 1800-1950 : « The Tibetan army attacked the Che College again on April 27 and took it over, killing about two hundred monks while 15 soldiers died ».
  68. (en) Dagzha Comes to Power and the Razheng Event.
  69. (en) The Shadow of the Dalai Lama – Part II – 16. Tactics, Strategies, Forgeries, Illusions : « at least 200 monks from the Drepung monastery who wanted to free Reting Rinpoche from prison were killed by the machineguns of the Tibetan army. »
  70. Heinrich Harrer, Seven Years in Tibet, op. cit. : « The former proteges of Reting were dismissed from their posts. [...] Most of the monks of Sera had fled to China. All the property of the rebels was confiscated by the government and sold at public auction. The houses and pavilions of Reting Rimpoche were demolished, and his beautiful fruit trees transplanted into other gardens. [...] The sale of Reting's property realized several million rupees for the treasure. Among the effects were hundreds of bales of English woollen goods and eight hundred costumes of silk and brocade. »
  71. Gyeten Namgyal, A Tailor's Tale. As Recounted by Gyeten Namgyal to Kim Yeshi, extrait dans The Fifth Reting Hutuktu Thubden Jampal Yeshe Tenpai Gyaltsen (1912-1947), op. cit. : « Soldiers were sent in, Reting was looted and all the buildings destroyed, just the way Tengyeling had been thirty years before. I was appalled when I heard what had happened. Statues were smashed, thankas torn from their brocades and precious volumes pulled out of their cloth bindings and strewn everywhere. »
  72. The Dalai Lama, Freedom in Exile, op. cit. : « Had I intervened in some way, it is possible that the destruction of Reting monastery, one of the oldest and most beautiful in Tibet, might have been prevented. »
  73. (en) The Fifth Reting Hutuktu Thubden Jampal Yeshe Tenpai Gyaltsen (1912-1947), sur le site HH RETING HUTUKTU : « During that time he constructed both the base and the main structure of the wish-granting auspicious golden memorial stupa [...] of the 13th Dalai Lama Thubden Gyatso [...]. »
  74. Xiong Ji, Radreng the regent, op. cit. : « Firstly, he built a stupa for the Thirteenth Dalai at an expense of 18,870 ounces of gold in two years, and it was the best one of the eight stupas since the Fifth Dalai ».
  75. (en) Attractions of the Potala, site TibetTravel.info : « the stupa is comparable with the Great Fifth's stupa. It is 14 meters (46 feet) in height, which is only 0.86 metres lower than the Fifth Dalai Lama’s. Made of a large amount of silver, covered with about 600 kilograms of gold and studded with lots of coral, amber, agate, diamond and other precious jewelries. »
  76. Frederick Spencer Chapman, op. cit. : « On the following day we called privately on the Regent at his newly built summer palace, which lies about three-quarters of a mile east-north-east from the Potala, on the outskirts of the city [...]. The palace is very small, containing only storerooms on the ground floor and a single sitting-room above; but it is an attractive building and beautifully decorated. There are golden turrets on the roof, and along the top of the wall the usual golden emblems on a matt background of willow-twig walling. The woodwork round the windows is cleverly carved and painted in bright colours. Boxes of gay flowers stand on every window-sill protected from the sun by awnings of white cloth. Moreover, the palace lies in a walled garden with well-kept lawns, and beds full of English flowers in luxuriant bloom. [...] We reached the upper story by a flight of stone steps outside the palace and found a most attractive room full of light and gay colours. The walls were covered with frescoes of lay and religious subjects, and there were glass cases crammed with pieces of porcelain and cloisonné. The only unbeautiful things were the European table and chairs put ready for us. »
  77. Frederick Spencer Chapman, op. cit. : « The Regent is extremely fond of pets. He has several cages full of birds, including a talking “mina” and a laughing-thrush that makes the most fantastic noises in the middle of the most serious conversations. He has a monkey, a fox cub, a leopard cub, a cage of ornamental pheasants, and several different kinds of dogs. »
  78. (en) Xiong Ji, Radreng the regent, Tibet Studies 199001, mis en ligne le 2005-07-04, publié par China Tibet Information Centre : « Radreng reduced or remitted taxes and took measures to meet some economic needs of the Tibetan nobles. With his correct policy and good weather, the agricultural and pastoral production enjoyed great prosperity, commodity prices were low and stable, and the Tibetan society and frontiers enjoyed peace to the satisfaction of all concerned, clerical or lay, in Tibet. Accordingly, Radreng enjoyed high reputation. »
  79. Dundul Namgyal Tsarong, Jean-Paul Claudon, Le Tibet tel qu'il était, éditions Anako, 1996, (ISBN 978-2-907754-21-7).
  80. (en) Michael Buckley, A Railway Runs Through It, sur le site Perceptive Travel : « Even motor vehicles were rare in pre-1950 Tibet. Wheeled vehicles like motorcycles were effectively banned in the 1940s because the ruling regent and conservative clergy believed that wheels would scar the sacred surface of the earth ».
  81. (en) Rong Ma, Population and Society in Tibet, Hong Kong University Press, 2010, 350 p., p. 143 : « Retingsang was a company owned by regent Reting Rempoche, one of the three largest trading companies in Tibet (Goldstein, 1989a:331). For decades it and a Han company, Heng-Sheng-Gong (from Yunnan Province), together controlled the tea trade between Sichuan and Tibet, managing to move some 10,000 packages annually (Chen Xunzhou et al, 1988:53). »
  82. Xiong Ji, op. cit. : « Some people said Radreng Rinpoche was "naive" and "immature". This, of course, was referred to his ignorance of political trickery. As an honest high monk, it was a matter of course that he did not know how to play politics. He was no match for those who acted one way in public and another in private. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les ouvrages suivants contiennent des pages sur le 5e Réting Rinpoché :

  • (en) Spencer F. Chapman, Lhasa the Holy City. With and Introduction by Sir Charles Bell, Chatto & Windus, Londres, 1940.
  • (en) Gyeten Namgyal, A Tailor's Tale. As recounted by Gyeten Namgyal to Kim Yeshi.
  • (en) The Dalai Lama, Freedom in Exile. The autobiography of His Holiness the Dalai Lama of Tibet, Abacus, Londres, 1990.
  • (en) Stephen Batchelor, "Letting Daylight into Magic. The Life and Times of Dorje Shugden", in Tricycle. The Buddhist Review, vol. 7, No. 3, printemps 1998.
  • (en) Chagdud Tulku, Lord of the Dance. The autobiography of a Tibetan lama, Pilgrims Publishing, Varanasi, Kathmandu, 1991.
  • (en) Kozhul Dragpa Jungnay et Gyalwa Lozang Khaydrub, A Dictionary Of Learned And/Or Accomplished Beings Who Appeared In The Snowy Land, Padma Karpo Translation Committee, Swayambunath, Nepal, 2006.
  • (en) Sir Charles Bell, Portrait of a Dalai Lama. The Life and Times of the Great Thirteenth, First published in 1946, Wisdom Publications, Londres, 1987, pp. 221-222.
  • (en) Dilgo Khyentse Rinpoche, Enlightened Courage, Editions Padmakara (Padmakara Translation Group), Snow Lion Publications, 1993.
  • (en) Khemey Sonam Wangdu, "Discovery of the Dalai Lama", in Khemey Sonam Wangdu, Sir Basil J. Gould and Hugh E. Richardson, Discovery, Recognition and Enthronement of the 14th Dalai Lama, Library of Tibetan Works and Archives, Dharamsala, 2000, pp. 1-52.
  • (en) Diki Tsering, Dalai Lama, My Son. A Mother’s Story, Edited and introduced by Khedroob Thondup, Viking Arkana, Harmondsworth, 2000.
  • (en) Yeshe Thaye et Pema Lhadren, "The Life Story of the Lord of Refuge, Chadral Sangye Dorje Rinpoche", in Light of Lotus, Issue 3, juin 2000, pp. 7-43.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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