James Stuart (5e grand sénéchal d'Écosse)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir James Stuart.

James Stuart (5e grand sénéchal d'Écosse) (mort le 16 juillet 1309) High Steward (ie Grand Sénéchal) héréditaire d'Écosse et Gardien de l'Écosse pendant l'absence de la reine Marguerite Ire d'Écosse et l'interrègne de 1290-1292.

Origine[modifier | modifier le code]

James ou Jacques est le fils d' Alexandre Stuart 4e Grand Sénéchal d'Écosse. L'identité de l'épouse d'Alexandre demeure inconnue[1].

La date de naissance de James n'est pas connue avec précision. Selon certaines sources anciennes, elle se place sans grande évidence aussi tôt que 1243. Cette estimation est désormais considérée comme improbable. Tout d'abord, parce que le père de James n'effectue son pèlerinage au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle qu'au plus tôt en 1252 et que James/Jacques est vraisemblablement né après car le prénom James/Jacques est rare et inhabituel dans l'Écosse du XIIIe siècle et ne fait pas partie du stock onomastique de la famille des Stuart où alternent jusqu'alors les noms traditionnels de Walter (c'est-à-dire : Gaultier) et Alan (c'est-à-dire : Alain).

Il de plus probable que James ne soit pas le fils aîné d' Alexandre mais l'aîné de ses fils survivants. Pour ces raisons et aussi du fait que son fils et successeur Walter Stuart est décrit comme un « jeune homme inberbe » vers 1314 dans The Brus de John Barbour il est vraisemblable que James soit né vers 1260 ou après[2].

Première années[modifier | modifier le code]

En 1286, James Stuart est désigné comme Gardien de l'Écosse pour le compte de la reine Marguerite Ire d'Écosse. Après la disparition prématurée de la jeune souveraine il demeure dans cette fonction pendant l'interrègne qui suit. Il se soumet au roi Edouard Ier d'Angleterre le 9 juillet 1297, bien qu'il ait été un partisan du « Compétiteur », Robert de Bruce.

Cependant pendant la première Guerre d'Indépendance il rejoint William Wallace. Après la défaite de ce dernier lors de la Bataille de Falkirk en 1298, il aurait apporté son soutien à la cause de Robert Bruce , petit-fils du Compétiteur.

Dernières années et mort[modifier | modifier le code]

En 1302, avec six autres ambassadeurs dont John Comyn,Comte de Buchan, il est envoyé solliciter l'aide du roi de France contre Edouard Ier d'Angleterre

Il est toutefois une nouvelle fois obligé de prêter serment de fidélité au roi d'Angleterre à Lanercost le 23 octobre 1306. Afin de renforcer l'engagement, le serment est fait sur les deux croix réputées les plus sainte d'Écosse, sur une hostie consacrée, les saints évangiles, et plusieurs reliques des saints. Il avait enfin également été convenu que l'excommunication frapperait ceux qui renieraient leur allégeance à Edouard. James Stuart obtient le titre de Comte de Lincoln en contrepartie.

James renie son allégeance et prend de nouveau fait et cause pour le parti patriotite écossais et il meurt partisan de Robert Bruce en 1309 [3]

Union et descendance[modifier | modifier le code]

James, 5e Grand Sénéchal d'Écosse, eût comme épouse soit Cecilia, fille de Patrick de Dunbar, 7e comte de Dunbar & March[4],[5], ou plus probablement Gilles de Burgh, fille de Walter de Burgh 1er comte d'Ulster[6]. Par l'une de ces épouses il laisse donc:

  • Egidia Stewart, qui épouse Sir Alexandre de Menzies, de Durisdeer[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. MacEwen, Andrew B. W. (2011), « The wives of Sir James the Steward (d.1309) », Foundations (Foundation for Medieval Genealogy) 5 (5): 391.
  2. G.W.S. Barrow; Royan, Ann (1985), « James, Fifth Stewart of Scotland, 1260(?)–1309  », dans Stringer, Keith, Essays on the Nobility of Medieval Scotland, Edinburgh: John Donald, p. 166–167, (ISBN 1-904607-45-4).
  3. Anderson, William, The Scottish Nation, Edinburgh, 1867, vol.ix, p.513.
  4. a, b, c, d et e Simpson, David, The Genealogical and Chronological History of the Stuarts, Edinburgh, 1713
  5. Burke, Messrs., John and John Bernard, The Royal Families of England Scotland and Wales, with Their Descendants etc., London, 1851, volume 2, page xlvi.
  6. Cal.Doc Scot. vol ii, no 847. Il semble toutefois probable que la fille du comte d'Ultser soit son épouse et à l'origine du nom de leur fille
  7. Burke, Messrs., John and John Bernard, The Royal Families of England Scotland and Wales, with Their Descendants, London, 1851, volume 2, page xlvi.
  8. Clay, John W., FSA., editor, The Visitation of Cambridge, 1575 and 1619 by Henery St.George, Richmond Herald, Harleian Society, London, 1897, pps: 7 - 11, où il est mentionné que: « Andreas Stuard filius capit in uxorem filiam Jacobi Bethe et a Johanne Francor' Rege militario ringulo condecoratus est »; traduit par : Le fils Andrew Stewart épousa la fille de James Bethe (Beith) et reçut une épée d'honneur du roi de France Jean.
  9. East Anglian Stewarts by G.M.S.Lauder-Frost, FSA Scot., in The Scottish Genealogist, vol.LI, no.4, December 2004, pps:151-161, (ISSN 0300337X)

Sources[modifier | modifier le code]