James Stephens (écrivain)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

James Stephens est un écrivain irlandais, né à Dublin en 1882, mort à Londres en 1950.

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Ami intime de George William Russell qui l'encourage à écrire et facilite la publication de son premier livre de poèmes Insurrections (1909). Collaborateur du journal nationaliste Sinn Féin, cofondateur de I'lrish Review qui publie son premier roman en 1911 (The Charwoman's Daughter). En 1912 parait Le Pot d'or, qui reste son œuvre la plus célèbre, suivi, en 1914, de The Demi-Gods. Il publie aussi plusieurs recueils de nouvelles (Here Ares Ladies, 1913 ; Etched in the Moonlight, 1928), des poèmes et, avec Deirdre (1923), donne après Georg Russel, Yeats, Synge, Lady Grégory, etc., sa version théâtrale de l'une des plus célèbres légendes celtiques. De 1937 à 1950, il collabore régulièrement à la BBC. James Joyce a affirmé que, s'il ne parvenait pas à terminer Finnegans Wake, seul James Stephens pourrait prendre sa relève.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Mary Semblant, Paris, Éditions Rieder, coll. « Les Prosateurs étrangers modernes »,‎ 1927, 268 p. (The Charwoman’s Daugter, 1912),
  • Les Chevaux (nouvelle), dans Plein Chant n° 10, 1982
  • Poèmes dans Jean-Yves Masson (éd.), Anthologie de la poésie irlandaise du XXe siècle, Paris, Verdier,‎ 1996, 781 p. (ISBN 2864322285)
  • Le Pot d'Or, Rennes, Terre de Brume, coll. « Bibliothèque irlandaise »,‎ 1997, 168 p. (ISBN 2-908021-93-5) (The Crock of Gold, 1912)
  • Deirdre, Rennes, Terre de Brume, coll. « Bibliothèque irlandaise »,‎ 2001, 176 p. (ISBN 2-84362-120-8) (Deirdre, 1923)

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Toutes choses doivent se conformer à l'ordre de leur existence. Et je déclare à la Pensée, si vous me retenez malgré moi, tout à l'heure je vais vous assujettir malgré vous, car celui qui retient de force un époux devient le gardien et l'esclave de son prisonnier. » (Le Pot d'Or, p.153)
  • « Être fort et se suffire, c'est en cela que consiste le bonheur. Mais aussi longtemps qu'un désir reste au cœur, nulle félicité n'est complète. Car désirer, c'est être inachevé; c'est porter la livrée d'une servitude, l'insigne du mauvais sort et, pour briser les pires fers qui se puissent forger, il faut se libérer du désir. » (Deirdre, p.99)