James Murdoch (journaliste écossais)

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James Murdoch

Naissance 27 septembre 1856
Drapeau : Écosse Stonehaven, Écosse
Décès 30 octobre 1921 (à 65 ans)
Drapeau de l'Australie Baulkham Hills, Australie
Nationalité Drapeau : Écosse Écossaise
Profession
Journaliste, enseignant, historien, conseiller étranger auprès du gouvernement de Meiji
Formation
Conjoint
Takeko Okada (femme)

James Murdoch, né le 27 septembre 1856 à Stonehaven en Écosse et décédé des suites d'un cancer le 30 octobre 1921 à Baulkham Hills en Australie, est un journaliste et universitaire écossais, conseiller étranger au Japon pendant l'ère Meiji. De 1903 à 1917, il réalisa la première histoire complète du Japon en anglais, A History of Japan, en trois volumes. Le troisième volume fut publié à titre posthume en 1926[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Murdoch est né à Stonehaven près d'Aberdeen en Écosse en 1856. Il montra dès l'enfance de brillants signes d'intelligence et, sa famille ne disposant que de moyens modestes, il obtint une bourse pour étudier à l'université d'Aberdeen où il passa une maîtrise. Il étudia par la suite au Worcester College à l'université d'Oxford, à l'université de Göttingen et à l'université de Paris. Murdoch étudia le sanskrit auprès de Theodor Benfey à l'université de Göttingen.

Considéré comme un génie pour les langues étrangères, il démissionna de son poste d'enseignant et décida d'émigrer en Australie à l'âge de 24 ans.

Séjour en Australie[modifier | modifier le code]

Murdoch enseigna au Queensland de 1881 à 1889 d'abord en tant que directeur de la nouvelle école de grammaire de Maryborough. Il devint impopulaire à cause de son athéisme et démissionna en mars 1885. Il travailla pendant les deux années suivantes comme maître assistant à l'école de grammaire de Brisbane. En 1886, il tenta de passer l'examen du barreau mais échoua sur deux des huit sujets parce qu'il avait commis l'erreur d'avoir voulu répondre à chaque question. Il quitta l'école de lui-même et devint journaliste au journal Boomerang, un papier nationaliste et radical. Dans une série d'articles, il prédit que dans moins d'une génération les colonies australiennes formeront une république indépendante qui deviendrait socialiste après une violente révolution populaire à moins que les conditions de vie des travailleurs ne s'améliorent.

Séjour au Japon[modifier | modifier le code]

Murdoch fut engagé par le gouvernement japonais en tant que conseiller étranger et devint professeur d'histoire européenne de 1889 à 1893 à la première école supérieure, une institution prestigieuse pour les jeunes hommes entrant à l'université impériale de Tokyo.

En plus de son métier d'enseignant, il poursuivit une activité littéraire prolifique. En juin 1890, il publia une longue poésie satirique, Don Juan's Grandson in Japan. En novembre, il lança une revue hebdomadaire, le Japan Echo, qui exista pendant juste six numéros. En 1892, il publia From Australia and Japan (un volume d'histoires courtes qui fut divisé par la suite en trois parties) et un roman, Ayame-san. Ses histoires étaient généralement des romans dans lesquelles les héros étaient des paons académiques et sportifs avec des penchants pour le socialisme, et les femmes étaient soit mercenaires et cruelles, soit elles aussi des paons académiques et d'une grande beauté. Il réalisa également quelques textes explicatifs d'histoire pour des guides touristiques, et édita les mémoires de Hikozō Hamada, le premier Japonais à avoir été naturalisé citoyen américain.

Séjour au Paraguay et à Londres[modifier | modifier le code]

En septembre 1893, Murdoch quitta le Japon pour rejoindre une commune expérimentale communiste australienne au Paraguay. Mais le temps d'arriver sur place, un tiers des colons candidats avait déjà plié bagage, et à la place du paradis socialiste qu'il avait imaginé, il ne trouva que pauvreté, dissension et maladie. Il ne resta que quelques jours et, laissant son jeune fils de 12 ans en Amérique du Sud, il rejoignit Londres en mauvaise santé.

Il passa les cinq mois suivants à récupérer et travailla au British Museum à traduire les lettres de religieux européens du XVIe siècle qui avaient séjourné au Japon. Il retourna ensuite dans ce pays où il resta jusqu'en 1917.

Retour au Japon[modifier | modifier le code]

De 1894 à 1897, Murdoch enseigna l'anglais à la quatrième école supérieure à Kanazawa dans la préfecture d'Ishikawa. Le 23 novembre 1899, pendant qu'il enseignait l'histoire économique à l'école supérieure de commerce (actuelle université Hitotsubashi) à Tokyo, Murdoch épousa Takeko Okada. Son plus célèbre étudiant durant son second séjour au Japon fut Sōseki Natsume.

En 1901, Murdoch fut muté à la septième école supérieure à Kagoshima sur l'île de Kyūshū. Il n'avait pas entièrement récupéré des maladies qu'il avait contractées en Amérique du Sud et espérait bénéficier des hivers doux de Kyūshū. L'ouvrage A History of Japan During the Century of Early Foreign Intercourse (1542-1651) apparut pour la première fois en 1903. Il traduisit lui-même en anglais des sources écrites en latin, espagnol, français et néerlandais. Lafcadio Hearn loua l'ouvrage dans la section bibliographique de son livre Japan: An Attempt at Interpretation" (1904).

En 1908, le contrat de Murdoch d'enseignant étranger ne fut pas renouvelé. Il décida néanmoins de rester à Kagoshima. Il contribua régulièrement au journal Kobe Chronicle et, pour compléter ses revenus, planta un verger de citrons. Bien qu'il ne parlera jamais couramment le japonais, il était devenu tellement compétent à l'écrit qu'il n'avait pas besoin d'assistants. L'ouvrage A History of Japan From the Origins to the Arrival of the Portuguese in 1542 A.D. apparut en 1910. En 1915, après la finition du troisième volume, The Tokugawa Epoch 1652–1868, les problèmes financiers de Murdoch l'obligèrent à revenir à l'enseignement, cette fois dans un lycée.

Retour en Australie[modifier | modifier le code]

En février 1917, cependant, Murdoch retourna en Australie et enseigna le japonais au collège militaire royal de Duntroon puis à l'université de Sydney où il fonda le programme d'études japonaises. L'année suivant, en réponse aux propositions de postes d'enseignant de l'université Waseda au Japon, l'université de Sydney le fit professeur à part entière. En échange d'une pension de 600 £ par an du ministère australien de la défense, l'université envoya chaque année Murdoch au Japon pour obtenir des informations sur l'évolution de l'opinion politique japonaise et sur la politique étrangère. La première visite donna lieu à un rapport critiquant l'intransigeance de l'Australie vis-à-vis du principe de l’égalité des races proposé par le Japon à la conférence de paix de Paris (1919). Deux ans plus tard, Murdoch fut appelé à Melbourne pour donner son avis au premier ministre australien sur le renouvellement de l'alliance anglo-japonaise.

James Murdoch meurt d'un cancer à son domicile de Baulkham Hills le 30 octobre 1921. Il avait juste fini les recherches pour la réalisation d'un quatrième volume sur l'histoire du Japon mais n'avait pas commencé à l'écrire. Son fils (en Amérique du Sud) et sa femme (qui retourna au Japon) lui survécurent.

A History of Japan[modifier | modifier le code]

  • During the Century of Early Foreign Intercourse (1542-1651), publié en 1903.
  • From the Origins to the Arrival of the Portuguese in 1542 A.D., publié en 1910.
  • The Tokugawa Epoch 1652-1868, publié en 1926.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]