James Emanuel

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James Emanuel, né le 15 juin 1921[1], est un poète et universitaire américain originaire d'Alliance dans l'État du Nebraska. Considéré par certains critiques comme un des meilleurs mais aussi plus négligés[2]poètes vivants[3],[4], il a publié plus de 300 poèmes, 13 ouvrages, une importante anthologie de littérature noire américaine, une autobiographie et autres ouvrages encore. Il est également crédité de la création d'un nouveau genre littéraire, haïku jazz et blues, souvent lu avec accompagnement musical[4]. Il est décédé le samedi 28 septembre 2013 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le Nebraska in 1921, Emanuel passe sa jeunesse dans les États de l'Ouest américain où il occupe différents emplois. À vingt ans il intègre l'Armée de terre des États-Unis om il sert de secrétaire particulier à l'inspecteur général adjoint de l'U.S. Army Benjamin O. Davis, Sr. (en)[4]. Après sa libération, il effectue un premier cycle à l'université Howard et obtient un diplôme d'études supérieures de l'université Northwestern (MA) et de l'université Columbia (Ph.D). Il s'installe ensuite à New York où il enseigne au City College of New York (CUNY), où il introduit l'étude de la poésie afro-américaine. Emanuel est également actif comme éditeur, son premier projet éditorial étant la publication d'un recueil de poèmes de Langston Hughes qu'Emanuel considère comme son mentor[5].

Emanuel a également enseigné à l'Université de Toulouse (en tant qu'étudiant bénéficiant du programme Fulbright en 1968–1969), à l'Université de Grenoble et à l'Université de Varsovie. Résidant à Paris, il y est décédé le samedi 28 septembre 2013. Ses cendres ont été déposées au columbarium du Père-Lachaise (case 16412).

Écrits[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Poète, universitaire et critique, Emanuel a publié plus de 300 poèmes et 13 ouvrages. Il passe pour l'un des meilleurs et les plus négligés des poètes de son temps[2]. Les critiques avancent plusieurs raisons pour l'ignorance dans laquelle est tenue la poésie de Emanuel par le monde littéraire en général, dont le fait qu'il écrit dans des formes poétiques plus traditionnelles, qu'il ne vit plus aux États-Unis et qu'il refuse de participer au monde universitaire noir politiquement correct[6].

Il est également crédité de la création d'un nouveau genre littéraire, haïku jazz et blues, qu'il a souvent lu avec accompagnement musical en Europe et en Afrique[4]. Cette activité lui a valu d'être lauréat du « Sidney Bechet Creative Award » en 1996. Il a également reçu en 2007 le prix du doyen pour « Distinguished Achievement » de l'école Supérieure des arts et des sciences de l'université Columbia[7] et a également été honoré du prix John Hay Whitney, d'un « Saxton Memorial fellowship » et d'un « special distinction award » du forum de la littérature noire américaine[1].

Critiques et correspondances[modifier | modifier le code]

En plus de sa poésie, Emanuel a également édité (avec Theodore brut) l'influente anthologie de la littérature afro-américaine Dark Symphony: Negro Literature in America. L'anthologie, publiée en 1968 par Free Press, est l'un des premiers grands recueils d'écrits afro-américains[5]. Cette anthologie, et le travail d'Emanuel en tant qu'éducateur, ont fortement influencé la naissance de la littérature noire américaine[5].

En 2000, un ensemble de lettres et d'écrits d'Emanuel est confié à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis. Cette collection comprend des lettres de sa correspondance avec Gwendolyn Brooks, Ralph Ellison, Benjamin O. Davis, Ossie Davis, W. E. B. Du Bois ainsi que de nombreux autres auteurs[5].

Emanuel a également édité cinq Broadside Critics (1971–1975) et rédigé un certain nombre d'essais critiques. Parmi ses autres ouvrages publiés figure un mémoire, The Force and the Reckoning, publié en 2001.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Langston Hughes (New York: Twayne. 192 pp.)
  • Dark Symphony: Negro Literature in America avec Theodore L. Gross (New York: Free Press. 604 pp.)
  • The Treehouse and Other Poems (Detroit: Broadside Press. 24 pp.)
  • Panther Man (Detroit: Broadside Press. 32 pp.)
  • How I Write/2 avec MacKinlay Kantor et Lawrence Osgood (New York: Harcourt Brace Jovanovich. 256 pp.)
  • Black Man Abroad: The Toulouse Poems(Detroit: Lotus Press. 76 pp.)
  • A Chisel in the Dark (Poems Selected and New) (Detroit: Lotus Press. 73 pp.)
  • A Poet's Mind (New York: Regents. 85pp.)
  • The Broken Bowl (New and Collected Poems) (Detroit: Lotus Press. 85 pp.)
  • Deadly James and Other Poems (Detroit: Lotus Press. 82 pp.)
  • The Quagmire Effect
  • Whole Grain: Collected Poems, 1958–1989 (Detroit: Lotus Press. 396 pp.)
  • De la rage au cœur avec Jean Migrenne et Michel Fabre (Thaon, France: Amiot/Lenganey. 173 pp.)
  • Blues in Black and White
  • Reaching for Mumia: 16 Haiku
  • Jazz from the Haiku King
  • The Force and the Reckoning

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "James A. Emanuel's Haiku". Terebess Asia Online, consulté le 30 septembre 2007.
  2. a et b Nebraska-Born Poet Finds Fame Overseas by Avishay Artsy, Nebraska Public Radio interview with Emanuel, consulté le 6 mai 2006.
  3. Entretien avec James Emanuel par Dan Schneider, Cosmoetica, reference to wording of Dean's Award for Distinguished Achievement received by James Emanuel in 2007 from université Columbia's Graduate School of Arts and Sciences.
  4. a, b, c et d James Emanuel, a neglected poet from AFAR, African American Registry, consulté le 29 novembre 2007. Selon cette citation, dans les annales de la poésie américaine, il est difficile d'imaginer un poète plus négligé que James A. Emanuel.
  5. a, b, c et d James A. Emanuel: A Register of His Papers in the Library of Congress, prepared by T. Michael Womack, Manuscript Division, Bibliothèque du Congrès, Washington, D.C., 2000. consulté le 6 mai 2006.
  6. The Not So Strange Emanuel Case par Dan Schneider, Cosmoetica, consulté le 6 mai 2006.
  7. Interview with James Emanuel by Dan Schneider, Cosmoetica, consulté le 30 septembre 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]