James E. Webb

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James Edwin Webb.

James Edwin Webb ( - ) était le second administrateur de l'agence spatiale américaine de la NASA, du au . Durant les 25 premières années de sa vie professionnelle il fait carrière sous l'étiquette démocrate dans les hautes sphères de l'administration publique américaine. Il est choisi en 1961 par Lyndon Johnson pour occuper le poste d'administrateur de l'agence spatiale fondée peu de temps avant et qui doit relever les défis de la course à l'espace. Il joue un rôle essentiel dans la réussite du programme Apollo grâce à ses talents d'organisateur et sa connaissance des rouages administratifs et politiques. Il se retire en 1968 peu avant le premier vol habité du programme Apollo. Il démissionne de son poste lorsque le président Lyndon Johnson, dont il était proche, annonce qu'il ne se représenterait pas.

Formation[modifier | modifier le code]

James Webb avec le président Johnson (juillet 1967).

James Edwin Webb nait le à Tally Ho en Caroline du Nord. Son père est inspecteur des écoles. Webb fait ses études supérieures à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, où il décroche une licence en éducation en 1928. De 1930 à 1932 il sert en tant que pilote d'avion avec le rang de sous-lieutenant dans le Corps de Marines. Il étudie le droit à l'université George Washington de 1934 à 1936 et est admis au barreau du district de Columbia en 1936. Il épouse Patsy Aiken Douglas dont il a eu deux enfants : Sarah Gorham et James Edwin Junior[1].

Carrière dans l'administration publique[modifier | modifier le code]

Sous l'étiquette démocrate, il entame une longue carrière dans l'administration publique en tant que secrétaire du membre du Congrès Edward W. Pou représentant de la Caroline du Nord de 1932 à 1934. Il est par la suite assistant du procureur et ancien gouverneur de Caroline du Nord O. Max Gardner entre 1934 et 1936. En 1936 il est nommé directeur du personnel, puis vice président de la société Sperry Gyroscope Company à Brooklyn (New York). En 1944 il réintègre le corps des Marines pour servir dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale. À la fin de la guerre il retourne à Washington en tant que chef de cabinet de O. Max Gardner à l'époque sous-secrétaire du Trésor avant d'être nommé directeur du bureau du budget au Bureau Exécutif du Président des États-Unis poste qu'il occupe jusqu'en 1949. Il est nommé sous-secrétaire d’État en 1949 par le président Harry Truman poste qu'il occupe jusqu'à la fin de l'administration Truman en 1953. Il quitte alors Washington pour travailler dans la société Kerr-McGee Oil Corp. à Oklahoma City dans l'état d'Oklahoma[1].

Administrateur de la NASA[modifier | modifier le code]

Avec le Dr Debus responsable du centre spatial Kennedy et Von Braun (octobre 1964)

Il est choisi le 13 février 1961 par le vice-président démocrate Lyndon Johnson de la nouvelle administration Kennedy pour diriger l'agence spatiale de la NASA qui a été créée en 1958 pour prendre en charge l'ensemble de l'activité spatiale civile en pleine expansion depuis le lancement de Spoutnik. Le président Kennedy annonce le 25 mai 1961 le lancement du programme Apollo. L'objectif assigné à la NASA est de débarquer un homme sur la Lune avant la fin de la décennie. A la date du discours, l'agence n'a pas encore envoyé une mission habitée en orbite. Le défi est à la fois organisationnel, financier et technique. Tout au long de son mandat, James Webb va manœuvrer à Washington et utiliser différents artifices pour aplanir les difficultés notamment financières susceptibles d'entraver le projet en utilisant sa profonde connaissances des rouages de l'administration de Washington et en construisant un réseau de soutien au sein de la classe politique. Lorsque la tragédie d'Apollo 1 (janvier 1967) frappe, il demande au président Johnson de diriger la commission d'enquête en promettant de faire toute la lumière sur les origines de l'incident et ses responsables et d'appliquer les mesures adéquates pour remettre le programme sur les rails. Bien que directement mis en cause par les résultats de l'enquête, il réussit à détourner en grande partie l’opprobre de l'agence et de l'administration Johnson. Il quitte son poste en octobre 1968 peu de temps avant la première mission réussie du programme Apollo lorsque le président Johnson décide de ne pas se représenter pour un deuxième mandat[1].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Sur le banc des témoins lors d'une des auditions devant le Sénat suite à l'accident d'Apollo 1 (mai 1967)

Après son départ, James Webb reste à Washington où il siège dans différents comités et occupe le poste de régent de la Smithsonian Institution. Il meurt en mars 1992 et est enterré au cimetière national d'Arlington[1].

En 2002, le futur télescope spatial de la NASA qui doit remplacer le télescope spatial Hubble est nommé en son honneur James Webb Space Telescope.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « JAMES E. WEBB », sur NASA (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]