James Darmesteter

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James Darmesteter

Naissance 28 mars 1849
Château-Salins (Meurthe)
Décès 19 octobre 1894 (à 45 ans)
Maisons-Laffitte (Seine-et-Oise)
Nationalité Drapeau : France Français
Profession

James Darmesteter est un érudit du judaïsme et linguiste français du XIXe siècle, spécialiste du vieux-perse (Château-Salins, le 28 mars 1849 - Maisons-Laffitte, le 19 octobre 1894).

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

James Darmesteter naît dans une famille juive installée en Lorraine depuis le milieu du XVIIIe siècle et dont les ancêtres sont originaires du ghetto de Darmstadt.
Calmann, le père, et Cerf, le grand-père, sont relieurs et libraires ; l’un des grands oncles Darmesteter était scientifique à la cour du tsar de Russie. La mère, Rosalie née Brandeis, est issue d’une famille juive polonaise qui compte des soldats, des scientifiques et des rabbins en nombres.

La famille compte, outre James, deux fils, Arsène et Achille qui meurt en bas âge. À la mort du grand-père, toute la famille déménage en 1852 à Paris, dans le quartier du Marais. Le travail est rare et bien des privations se font sentir ; une sœur, Sarah, meurt apparemment peu après sa naissance et James lui-même en garde une constitution chétive ainsi qu’une santé fragile qui le font comparer par certains au poète Giacomo Leopardi.

James Darmesteter étudie le sanskrit sous la direction de Hauvette-Besnault, l’un des derniers élèves d'Eugène Burnouf, et la grammaire comparée auprès de Michel Bréal, à l'École des Hautes Études. À la suite de ses nombreux travaux sur la mythologie zoroastrienne et le persan, il est choisi pour succéder à Renan au Secrétariat de la Société asiatique en 1882. Nommé professeur au Collège de France en 1885, il effectue un an plus tard un voyage en Inde à la suite duquel il fait paraître une traduction de chansons afghanes ainsi qu’un essai sur la langue et la littérature afghanes. Marié très brièvement avec Agnes Mary Francis Robinson en 1888, il devient directeur de l’École des Hautes Études en 1892.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les principales contributions de James Darmesteter à la science portent sur l’Avesta, livre saint du zoroastrisme. Sa traduction anglaise de l’ouvrage, préparée en collaboration avec L. H. Mills, paraît dans les Sacred Books of the East (vol. 4, 23 et 31, 1883-1887), édités par l'orientaliste et linguiste anglo-allemand Max Müller. Darmesteter en réalise également une traduction française en 3 volumes, Le Zend-Avesta (1892-1893) ; dans le commentaire historique à cette traduction, il estime que la première section des manuscrits conservés de l’Avesta remonte au Ier siècle avant notre ère tandis que les suivantes lui seraient postérieures de deux siècles.

  • Haurvatât et Ameretât : essai sur la mythologie de l'Avesta (1875)
  • Ormazd et Ahriman : leurs origines et leur histoire (1877)
  • La Légende d'Alexandre chez les Parses (1878)
  • Chants populaires des Afghans (1880)
  • Coup d'œil sur l'histoire du peuple juif, brochure, Librairie nouvelle, Paris, 1881.
  • Essais orientaux (1883) (Contient une nouvelle édition du Coup d'œil sur l'histoire du peuple juif, consultable sur Wikisource.)
  • Études iraniennes 2 Bde. (1883)
  • Le Mahdi, depuis les origines de l'Islam jusqu'à nos jours (1885)
  • Les Origines de la poésie persane (1887), réédition Sulliver (1995)
  • Lettres sur l'Inde. A la frontière afghane (1887)
  • La Légende divine (1890)
  • Les Prophètes d'Israël (1892)

Hommage[modifier | modifier le code]

Tombe de Darmesteter au cimetière de Maisons-Laffitte.

Une rue du XIIIe arrondissement de Paris et une rue de Château-Salins portent le nom de Darmesteter en hommage aux travaux d'Arsène et de James Darmesteter.

La bibliothèque de l'Institut d’Études Iraniennes d'Ivry-sur-Seine porte son nom.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aurélie Darbour, James Darmesteter (1849-1894). Un prophète de la République, Mémoire de maîtrise, Université de Toulouse-le-Mirail, 1999.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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