James Butler (1er duc d'Ormonde)

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James Butler

Description de l'image  James Butler, 1st Duke of Ormonde by Sir Peter Lely.jpg.
Nom de naissance James Butler, 1er duc d'Ormonde
Naissance 19 octobre 1610
Londres
Décès 21 juillet 1688 (à 77 ans)
Kingston Lacy (Dorset)
Nationalité Drapeau de l'Irlande Irlande

James Butler (19 octobre 1610 – 21 juillet 1688), 1er duc d'Ormonde, fut un homme d'État et un militaire anglo-irlandais. Il est surtout connu pour sa participation aux guerres confédérées irlandaises des années 1640, lorsqu'il commanda les forces anglaises royalistes en Irlande.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

James Butler était le fils aîné de Thomas Butler, vicomte de Thurles, et d'Elizabeth, sœur de Sir John Poyntz, et le petit-fils de Walter, 11e comte d'Ormonde. Les Butlers d'Ormonde appartenaient à une vieille dynastie anglaise, qui avait dominé le sud-ouest de l'Irlande depuis le Moyen Âge. Il était né à Londres. À la mort de son père par noyade en 1619, il fut fait pupille royal par Jacques I, puis enlevé à son tuteur catholique romain, et confié aux soins de George Abbot, archevêque de Cantorbéry, chez qui il résida jusqu'à la mort du roi, en 1625. Son grand-père, le comte d'Ormonde, le prit alors dans sa maison. Il allait s'avérer très important pour son avenir, et cela avait été voulu ainsi, qu'à la différence de la plupart des membres de la dynastie Ormonde, il était protestant. Cela allait provoquer certaines tensions entre lui et sa famille et alliés, étant donné que ceux-ci, à l'inverse de lui, allaient subir des confiscations de terre et des discriminations judiciaires à cause de leur religion. En décembre 1629, il épousa sa cousine, Lady Elizabeth Preston, fille et héritière de Richard, comte de Desmond, mettant ainsi fin à une longue querelle entre leurs familles et unissant leurs domaines. En 1632, à la mort de son grand-père, le titre de comte lui échut.

Rébellion et guerre civile[modifier | modifier le code]

Ormonde était déjà connu en Irlande, lorsqu'il commença à y jouer un rôle actif en 1633 avec l'arrivée du comte de Strafford, qui, pour se l'attacher, le combla de prévenances et l'admit dans son intimité. Strafford le recommanda au roi et au Conseil privé comme un jeune homme avec, vous pouvez me croire, la tête sur les épaules, qui pourra rendre les plus grands services[1]. Ormonde devint ainsi le principal ami et soutien de Strafford. Celui-ci projeta de confisquer de vastes étendues de terres appartenant à des Catholiques, ce que Ormonde approuva, mais ce qui rendit furieux le reste de sa famille, et en amena une grande partie à s'opposer à Strafford, et finalement à se rebeller. En 1640, durant l'absence de Strafford, Ormonde fut désigné commandant en chef des forces anglaises, qui comptaient 3 000 hommes, et en août, il fut nommé lieutenant général.

Au début de la Rébellion irlandaise de 1641, Ormonde se trouva à commander les forces gouvernementales basées à Dublin. Presque tout le reste du pays était occupé par les rebelles catholiques, dont sa famille faisait partie. Pourtant les liens familiaux n'étaient pas entièrement rompus, puisque sa femme et ses enfants furent escortés par son cousin, Richard Butler, Lord Mountgarret, depuis Kilkenny, tenu par les rebelles, jusqu'à Dublin. Ormonde lança plusieurs expéditions depuis Dublin pour tenter de dégager la bordure de la zone rebelle. Tout d'abord il s'empara de Naas, puis du nord du Pale en 1642. Les lords juges, qui avaient douté de lui à cause de ses liens parentaux avec de nombreux rebelles, revinrent sur leur opinion lorsqu'il parvint à libérer Drogheda. Il reçut les remerciements publics du Parlement d'Angleterre et un bijou d'une valeur de £620.

Le 15 avril 1642, il remporta la bataille de Kilrush contre son cousin Lord Mountgarret. Le 30 août 1642, il fut créé marquis, et le 16 septembre suivant, il fut nommé lieutenant général avec mandat direct du roi, lui permettant ainsi d'agir sans contradicteur.

Le 18 mars 1643, il remporta la bataille de New Ross contre Thomas Preston, qui devint plus tard le vicomte Tara. Ormonde se trouvait pourtant en grande difficulté. En septembre, la guerre civile avait éclaté en Angleterre, ce qui le privait de renforts anglais, alors que les rebelles catholiques tenaient les deux tiers du pays. De plus les Covenanters écossais, qui avaient débarqué en Ulster en 1642 pour réprimer la rébellion irlandaise, s'étaient rangés avec le Parlement d'Angleterre contre le roi.

Isolé à Dublin, Ormonde se vit réduit à signer avec les Catholiques un armistice, qui reconnaissait à la Confédération irlandaise la possession de la majeure partie du pays, laissant seulement aux mains des commandants anglais quelques petits districts de la côte est et autour de Cork, ainsi que certaines forteresses dans le nord et dans l'ouest. Cette trêve fut extrêmement mal accueillie par les Lords juges et par la communauté protestante dans son ensemble.

Par ordre du roi, Ormonde dut ensuite détacher une partie de ses troupes en Angleterre pour combattre aux côtés des Royalistes pendant la guerre civile. Ces troupes furent peu après mises en déroute par Thomas Fairfax à la bataille de Nantwich, le 26 janvier 1644. Ce même mois, Ormonde fut nommé Lord lieutenant d'Irlande avec la tâche d'empêcher que les Parlementaires, ennemis du roi, ne reçussent des renforts venant d'Irlande, tout en recrutant des troupes nouvelles pour se battre aux côtés des Royalistes en Angleterre. Pour cela, il avait comme instruction de faire tout en son pouvoir pour retenir dans le nord de l'Irlande l'armée écossaise des Covenanters. Il obtint également l'autorisation du roi de négocier un traité avec ceux des Confédérés irlandais, qui permettraient à leurs troupes d'aller se battre pour le roi en Angleterre.

Négociations avec les Confédérés irlandais[modifier | modifier le code]

Ormonde se trouva confronté à la tâche difficile de réconcilier les différentes factions en Irlande. Les Irlandais de souche, les « vieux Irlandais », et les Irlandais de descendance anglaise, les « vieux Anglais », tous de religion catholique, étaient représentés dans la Confédération d'Irlande, un gouvernement indépendant, basé à Kilkenny, qui voulait bien reconnaître le roi Charles Ier d'Angleterre en échange de la tolérance religieuse et de l'autogouvernance. D'un autre côté, toute concession faite par Ormonde aux Confédérés affaiblissait son soutien aux Protestants anglais et écossais d'Irlande. C'est pourquoi ses négociations avec les Confédérés furent tortueuses, même si beaucoup de leurs chefs étaient de ses parents ou amis.

En 1644 il aida Randal MacDonnell, marquis d'Antrim à monter une expédition irlandaise confédérée en Écosse. Cette force, conduite par Alasdair MacColla fut envoyée pour prêter main forte aux Royalistes écossais, ce qui déclencha la guerre civile en Écosse. Ceci s'avéra être la seule intervention des troupes irlandaises catholiques en Grande-Bretagne pendant la guerre civile.

La position d'Ormonde devint encore plus délicate après la signature d'un accord secret entre Edward Somerset et les Catholiques irlandais le 25 août 1645. Le 28 mars 1646, Ormonde conclut avec les Confédérés irlandais un traité qui leur accordait des concessions religieuses et éliminait certaines injustices. Pourtant l'assemblée générale des Confédérés refusa ce marché, en partie à cause du nonce du pape Innocent X, Giovanni Battista Rinuccini, qui incita les Catholiques à ne pas signer de compromis. Ceux qui avaient signé le traité furent arrêtés, et les Confédérés rompirent la trêve avec Ormonde.

Il devint bientôt clair qu'il ne pourrait tenir Dublin face aux rebelles irlandais. Il s'adressa au Long Parlement, et signa avec lui, le 19 juin 1647, un traité aux termes duquel il lui livrait Dublin en préservant les intérêts à la fois des Protestants et des Catholiques, qui n'étaient pas entrés en rébellion. Avant de rentrer en Angleterre au début d'août 1647, il remit la ville et les troupes sous son commandement au commissaire du Parlement Michael Jones. Ormonde remarqua, à propos de son choix, « qu'il avait préféré les rebelles anglais aux rebelles irlandais ».

Commandant de l'alliance royaliste[modifier | modifier le code]

Ormonde accompagna le roi Charles retenu au Château de Hampton Court en août et en octobre 1647, mais en mars 1648, afin de prévenir sa propre arrestation par le Parlement, il rejoignit la reine et le Prince de Galles à Paris. En septembre de la même année, le nonce apostolique ayant été expulsé, et les affaires sinon s'annonçant de manière favorable, il retourna en Irlande pour tenter d'unifier les parties favorables au roi. Les Confédérés irlandais étaient alors plus ouverts à un compromis, ayant connu en 1647 toute une série de désastres militaires contre les forces parlementaires. Le 17 janvier 1649, Ormonde conclut la paix avec les rebelles sur la base du libre exercice de leur religion. À la nouvelle de l'exécution du roi, le 30 janvier 1649, il fit proclamer le prince de Galles sous le nom de Charles II, qui le fit membre de l'Ordre de la Jarretière en septembre 1649. Ormonde fut placé à la tête des armées des Confédérés irlandais et des troupes royalistes anglaises, qui, venant de France, débarquèrent en Irlande. Pourtant, bien qu'il contrôlât avant août 1649 presque tout le pays, Ormonde fut incapable d'empêcher la conquête de l'Irlande par Cromwell de 1649 à 1650. Ormonde tenta de reprendre Dublin en août 1649, mais il fut mis en déroute à la bataille de Rathmines. Par la suite, il essaya d'arrêter Cromwell en tenant une ligne de places fortes à travers le pays. La New Model Army parvint néanmoins à les prendre les unes après les autres, en commençant par le siège de Drogheda en septembre 1649. Ormonde perdit la plupart de ses troupes anglaises et protestantes royalistes lorsqu'elles se mutinèrent et rejoignirent Cromwell en mai 1650. Il ne lui resta que les forces irlandaises catholiques, qui se méfiaient grandement de lui. Ormonde fut démis de son commandement en fin 1650, et il retourna en France en décembre. Par la loi de colonisation de l'Irlande de 1652 (Act of Settlement), tous les biens d'Ormonde furent confisqués, et il fut exclu de la grâce accordée à tous les Royalistes qui s'étaient rendus à cette date.

Ormonde, bien que totalement à court d'argent, se tint constamment au service de Charles II et de la reine mère à Paris, et il accompagna celui-là à Aix-la-Chapelle et à Cologne, quand il fut expulsé de France aux termes d'un traité signé entre Mazarin et Cromwell en 1655. En 1658, il se rendit en Angleterre, déguisé et à grands risques, pour obtenir des renseignements dignes de confiance sur les chances d'un soulèvement. Il accompagna le roi à Fontarrabie en 1659, eut un entretien avec Mazarin, et s'engagea activement dans les transactions secrètes qui précédèrent de peu la Restauration.

Carrière pendant la Restauration[modifier | modifier le code]

À son retour en Angleterre, le roi Charles II le nomma commissionnaire au trésor et à la marine, le fit Lord Steward, Conseiller privé, Lord lieutenant de Somerset (charge dont il démissionna en 1672), High Steward de Westminster, de Kingston et de Bristol, président de Trinity College de Dublin, baron Butler de Llanthony, et marquis de Camden dans la pairie d'Angleterre. Le 30 mars 1661, il fut créé duc d'Ormonde dans la pairie d'Irlande, et fut fait Lord High Steward le jour du couronnement de Charles II. En même temps, il récupéra ses immenses terres d'Irlande, et le roi lui octroya d'importantes sommes d'argent en récompense de la fortune qu'il avait dépensée à son service, tandis que le Parlement irlandais lui offrait l'année suivante une somme de £30 000. Pourtant, selon Thomas Carte, ses pertes excédaient ses gains de £868 000.

Le 4 novembre 1661, il fut nommé de nouveau vice-roi d'Irlande, et il s'occupa activement de rétablir la tranquillité dans ce pays. Le problème principal était la question des terres, et il fit voter par le Parlement irlandais l'Act of Explanation le 23 décembre 1665. Il était très attaché à son gouvernement, et il s'opposa farouchement à la loi anglaise, interdisant l'importation de bétail irlandais, qui porta un coup fatal au commerce de ce pays. En représailles, il interdit l'importation en Irlande des produits écossais, et obtint l'autorisation de faire du commerce avec les pays étrangers. Il encouragea au maximum l'industrie et l'éducation, et c'est grâce à ses efforts que le Collège irlandais des médecins doit sa création. Sa personnalité avait toujours été marquante, mais, pendant le nouveau règne, ses vertus et son patriotisme ne devinrent que plus évidents. Il incarnait presque seul la vieille et noble génération. Tandis que les conseillers du roi se laissaient guider par leurs instincts, il se tenait à l'écart, fier de sa loyauté et de sa race, qui était restée immaculée pendant cinq siècles. Il subit silencieusement, avec le même respect de lui-même, la calomnie, l'envie et la disgrâce royale[2], déclarant : « Peu importe que la cour me considère mauvais, je suis résolu à ce que l'histoire me considère bon ». Il devint bientôt la cible de toutes les attaques des pires courtisans. En particulier, Buckingham fit tout ce qu'il put pour saper son influence. Certes, le gouvernement presque irresponsable d'Ormonde pendant les troubles en Irlande n'était pas exempt de critiques : il avait cantonné les soldats chez les civils, et appliqué la loi martiale. Buckingham le menaça en vain de mise en accusation.

En mars 1669, il fut écarté du gouvernement d'Irlande et du comité des affaires irlandaises. Il ne s'en plaignit pas, exigeant simplement que ses fils et les personnes, sur lesquelles il avait eu de l'influence, fussent conservés à leurs postes, et il continua de remplir les devoirs de ses autres charges, si bien que sa valeur personnelle et ses services furent justement reconnus par son élection comme directeur de l'université d'Oxford le 4 août 1669.

En 1670, il fut l'objet d'une extraordinaire tentative d'assassinat par un aventurier peu recommandable, le colonel Thomas Blood, déjà connu pour avoir organisé l'attaque par surprise manquée du château de Dublin, et plus tard, pour avoir volé les joyaux de la Couronne britannique dans la tour de Londres. Ormonde fut attaqué par Blood et ses complices alors qu'il remontait St James Street la nuit du 6 décembre 1670. Après avoir tué son cocher, ils l'arrachèrent de sa voiture, et l'emportèrent à dos de cheval le long de Piccadilly avec l'intention de le pendre à Tyburn, où se trouvaient les gibets. Ormonde, en se débattant, parvint à se jeter à bas du cheval, entraînant avec lui le cavalier, auquel il était lié, et, aidé de quelques personnes qui arrivèrent, il réussit à échapper à ses assassins[1]. Buckingham fut soupçonné d'avoir organisé cet acte de violence, et, en présence du roi, il fut ouvertement accusé de ce crime par Lord Ossory, fils d'Ormonde, qui le menaça de mort immédiate si son père était encore victime de violence. Ces soupçons furent renforcés par la décision maladroite du roi de gracier Blood, et de l'admettre en sa présence. Il le traita même avec bienveillance après son arrestation lors du vol des joyaux de la Couronne. Le roi ayant prié Ormonde d'oublier l'insulte qu'il avait subie, celui-ci lui répondit : « Puisque le roi peut pardonner à Blood d'avoir tenté de lui arracher la couronne, je peux à mon tour pardonner aussi aisément d'avoir attenté à ma vie. J'obéirai aux désirs de Sa Majesté sans m'informer de ses motifs[1]. »

En 1671, il s'opposa avec succès à Richard Talbot, qui tentait d'abroger le Act of Settlement. En 1673, il visita de nouveau l'Irlande, et retourna à Londres pour donner son avis à Charles II sur les affaires au parlement, et, en 1677, il revint en grâce et fut de nouveau nommé vice-roi grâce à l'intervention du duc d'York, qui craignait que le poste ne fût attribué au duc de Monmouth[1]. À son arrivée en Irlande, il s'occupa personnellement d'établir la Commission du Revenu sur des bases convenables, et sut maintenir sur pied une armée de 10 000 hommes sans la rendre à charge aux habitants[1]. En 1678, au début des troubles causés en Angleterre par le complot papiste, Ormonde prit immédiatement des mesures pour rendre impuissants les catholiques, qui étaient en proportion de 15 pour 1, mais la douceur et la modération de ses mesures servirent de prétexte à une attaque menée contre lui par Shaftesbury. Son fils, Lord Ossory, le défendit avec grand courage.

En 1682, il fut mandé à la cour pour rendre compte de l'état de son gouvernement. Il réagit au livre du comte d'Anglesey sur les guerres d'Irlande par la Lettre d'une personne d'honneur au comte d'Anglesey, concernant ses observations et réflexions sur les guerres d'Irlande[3], où il apporta son soutien total à Charles II. Le 9 novembre 1683, il fut élevé à la dignité de duc anglais. En juin 1684, il retourna en Irlande, mais il fut rappelé en octobre à cause de nouvelles intrigues. Avant qu'il ne pût remettre son gouvernement dans les mains de Rochester, Charles II mourut, et le dernier acte d'Ormonde en tant que vice-roi fut de proclamer Jacques II à Dublin. Ormonde fut également le 6e président de Trinity College de Dublin entre 1645 et 1688, bien qu'il fût en exil les quinze premières années de sa fonction.

Par la suite, Ormonde se retira à Combury dans le Oxfordshire dans une maison que lui louait Lord Clarenton, mais il en ressortit en 1687 pour s'opposer fermement et avec succès à Jacques II, qui tenta de s'arroger le pouvoir de décider et d'imposer au conseil d'administration de Charterhouse un candidat catholique sans qu'il prête serment, en contradiction avec les statuts et la loi du Parlement. Ormonde refusa aussi au roi son soutien dans la question de l'Indulgence. C'est tout à l'honneur de ce dernier de ne pas lui avoir retiré ses charges et d'avoir continué à lui témoigner son respect et ses bonnes grâces. Ormonde mourut le 21 juillet 1688 à Kingston Lacy, Dorset, se réjouissant « de ne pas avoir vécu plus longtemps que ses capacités intellectuelles ». Avec lui disparaissait la plus grande et la plus noble figure de son temps. Il fut enterré à l'abbaye de Westminster le 1 er août 1688.

Famille[modifier | modifier le code]

James Butler, 1st Duke of Ormonde by William Wissing.jpg

Avec sa femme Elizabeth Preston, il eut 7 enfants, parmi lesquels trois fils devinrent adultes :

Son aîné vivant, Thomas, comte d'Ossory (1634 – 1680) décéda avant lui. Il avait eu un fils, condamné pour un homicide, qui avait dû s'exiler à Galway où il fit la souche dont seront issus les Butler établis à La Rochelle (voir famille Butler). De ce fait, le titre de duc échut à James Butler (2e duc d'Ormonde) (1665 – 1745), son autre fils, comme petit-fils aîné de James, 1er duc d'Ormond. Ses deux autres fils, Richard, créé comte d'Arran, et John, créé comte de Gowran, moururent tous deux sans descendance mâle. Lorsque la descendance mâle du duc s'éteignit en la personne de Charles, 3e duc d'Ormonde, le duché d'Ormonde retourna à la branche cadette de Walter, titré 11e comte d'Ormonde.

La lignée des Butler peut être remontée jusqu'à James Butler, né en 1331 à Knocktopher Castle, Arklow, Wicklow, Irlande. Ce James Butler était le fils d'Eleanor Bohun, qui était la fille d'Elizabeth Plantagenêt, appelée aussi Elizabeth de Rhuddlan (née en 1282 à Rhuddlan Castle, Pays de Galles). Elizabeth Plantagenêt était la fille du roi Édouard Ier d’Angleterre et d'Éléonore de Castille. La lignée du roi Édouard I peut être remontée jusqu'à plusieurs monarques, tels Henry II, Aliénor d'Aquitaine, Guillaume le Conquérant, et bien sûr Charlemagne, roi des Francs.

Références[modifier | modifier le code]

(en) « James Butler (1er duc d'Ormonde) », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne]

  1. a, b, c, d et e Biographie universelle de Michaud
  2. [1] Classic Encyclopedia
  3. A Letter, from a Person of Honour in the Country, to the Earl of Castlehaven; being Observations & Reflections on his Lordship's Memoirs concerning the Wars of Ireland. Carte 39, fol. 403

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas Carte, Life of the Duke of Ormonde (3 vols., 1735-1736; nouvelle édition en 6 vols.,Oxford, 1851)
  • Thomas Carte, Collection of Original Letters, found among the Duke of Ormonde's Papers (1739)
  • Carte Manuscripts dans la Bodleian Library d'Oxford
  • Sir Robert Southwell, "Life of Ormonde", imprimée dans History of the Irish Parliament, par Lord Mountmorres (1792), vol. 1.
  • Correspondence between Archbishop Williams and the Marquess of Ormonde, édité par B. H. Beckham (réimprimé à partir d'Archaeologia Cambrensis, 1869)
  • John Milton, Observations on the Articles of Peace between James, Earl of Ormonde, and the Irish-Rebels
  • Hist. MSS. Comm. Reps. ii.-iv. and vi.-x., esp. Rep. viii., appendix, p. 499, and Rep. xiv. App.: pt. vii.
  • Manuscrits du Marquis d'Ormonde, avec de nouvelles séries; Notes and Queries, vi. ser. v., Pp. 343~ ~al1
  • Gardiner, History of the Civil War
  • Calendar of Slate Papers (Domestic) and Irish,1633 – 1662, avec introductions
  • Biographia Britannica (Kippis)
  • Scottish Hist. Soc. Publications: Letters and Papers of 1650, édité par S. R. Gardiner, vol. xvii. (1894)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]